ACTE IV, SCÈNE V. agi
J*ai trouvé Léontine, et je ramène ici.
PHOCAS, à Léontine.
Appix>che, malheureuse!
HÉRACI.XUS, à Léontine.
Avouez tout, madame :
J'ai tout dit.
LÉOlf TiiTE, à Héraclios- Quoi, seigneur!
PHOCAS
Tu Fignores , infâme !
Qui des deux est mon fils ?
LÉONTIKE.
Qui TOUS en fait douter?
HERACliIDS, à Léontine»
Le nom dlléraclius que son Gh veut porter, n en croit ce billet et voti*e témoignage :
Mais ne le laissez pas dans Terreur davantage.
PHOCAS
N'attends pas les tourments, ne me déguise rien. M'as-tu livré ton fils.' as-tu changé le mien.'
LÉONTINE
Je t'ai livré mon fib , et j'en aime la gloire. Si je parle du reste, oseras-tu m'en croire?
Et qui t'assurera que pour Héraçlius, Moi qui t'ai tant trompé, je ne te trompe plus?
aga HÉRACLIUS.
PTimporte, fais-nous voàr quelle haute prudence En des temps si divers leur en feit confidence, A Tun depuis quatre ans, à Tau^ d*aujourd*hui. I.KOlTTIiil'B, en montrant les deux princes.
Le secret n'en est su ni de lui , ni de lui ; l\i n'en sauras non plus les véritables causes : Devine si tu peux , et choisis si tu Tases.
L'un des deux est ton fils; l'autre, ton empereur. Tremble dans ton amour, tremble dans ta fureur. Je te veux toujours voir, quoi que ta rage fasse, Craindre ton ennemi dedans ta propre race , Toujours aimer ton fils dedans ton ennemi, Sans être ni tyran ni père qu'à demi.
Tandis qu'autour des deux tu perdras ton étude, Mon ame jouira de ton inquiétude; Je rirai de ta peine, ou, si tu m'en punis.
Tu perdras avec moi le secret de ton fils.
PHOCAS
Et si je les punis tous deux sans les connoîlre. L'un comme Héraclius, l'autre pour vouloir Têtre?
LÉONTINE
Je m'en consolerai quand je veiTai Phocas Croire affermir sou sceptre en se coupant le bras. Et de la même main son ordre tyrannique