ACTE V, SCÈNE VIII. Sai
PULCHÉRIE
J'en baise en soupirant le sacré caractère.
LÉONTIITE.
Apprenez d'elle enfin quel sang tous a produits, Princes.
HÉRAGLIUS, àEudoxe.
Qui que je sois, c'est à vous que je suis.
PUI.CHÉRIE, lit le billet.
« Parmi tant de malheurs, mon bonheur est étrange: « Après avoir donné sou fils au lieu du mien, « Léontine à mes yeux , par un second échange, « Donne encore à Phocas mon fils au lieu du sien.
« Tous qui pourrez douter d'un si rare service, « Sachez qu'elle a deux fois trompé notre tyran : « Celui qu'on croit Léonce est le vrai Martian, « Et le faux Martian est vrai fils de Maurice.
CourSTÀKTTWE, PUIiCHÉRIE,à Héraclias.
Ah ! VOUS êtes mon frère.
HERAGLIUS, à Pulchérie.
Et c'est heureusement Que le trouble éclairci vous rend à votre amant.
liÉOHTXNE, à Héraclius.
Vous en saviez assez pour éviter l'inceste,
Et non pas pour vous rendre un tel secret funeste.
3a2 HÉRACLIUS.
(à Martian.)
Mais, pardonnez, seigneur, à mon zèle parfait Ce que j'ai voulu faire, et ce qu*un autre a fait.
MARTIAN
Je ne m'oppose point à la commune joie :
Mais souffrez des soupirs que la nature envoie. Quoique jamais Phocas n*ait mérité d'amour. Un fils ne peut moins rendre à qui Ta mis au jour : Ce n*est pas tout d*un coup qu'à ce titre on renonce.
HÉRACLIUS
Donc, pour mieux l'oublier, soyez encor Léonce; Sous ce nom glorieux aimez ses ennemis, Et meure du tyran jusqu'au nom de son fils!
( à Eudoze. )
Tous , madame, acceptez et nta main et l'empire En échange d'un cœur pour qui le mien soupire.
E u D o X E , à Héraclius.
Seigneur, vous agissez en prince généreux.
HÉRACLIUS, àExapèreetà Amintas.
Et VOUS, dont la vertu me rend ce trouble heureux , Attendant les effets de ma reconnoissance, Reconnoissons , amis, la céleste puissance :
Allons lui rendre hommage, et, d'un esprit content. Montrer Héraclius au peuple qui lattend.
ria d'héraclius.