‹ Chefs-d'œuvres de P. CorneilleChapitre 199 sur 201 · AMINTAS, GARDES · texte numérisé non relu

AMINTAS, GARDES

HERACLIUS, à Léontine.

Est-il donc vrai, madame ? et changeons-nous de sort ? Amintas nous fait-il qn fidèle rapport?

LBOICTIVS.

Seigneur, un tel succès à peine est concevable; Et d'un si grand dessein la conduite admirable...

HÉRACLIUS, à Exupère.

Perfide généreux , hàte-tui d'embrasser Deux princes impuissants à te récompenser.

3ao HÉRAGLIUS.

BXUPÈREyà Hcradios.

Seigneur , il me faut grâce , ou de l'un , ou de l'autre : J*ai répandu son sang, si j*ai vengé le vôtre.

MARTXAir.

Qui que ce soit des deux, il doit se consoler

De la mort d'un tyran qui vouloit l'immoler;

Je ne sais quoi pourtant dans mon cœur en murmure.

HBRACLIUS.

Peut-être en voas par là s'explique la natiure : Mais, prince, votre sort n'en sera pas moins doux; Si l'empire est à moi , Pulchérie est à vous : Puisque le père est mort, le fils est digne d'elle.

( à Léontiae. )

Terminez donc, madame, enfin notre querelle.

IiÉONTIirB.

Mon témoignage seul peut-il en décider?

MARTIAK.

Quelle autre sûreté pourrions-nous demander?

Je vous puis être enoor suspecte d'artifice.

Non, ne m'en croyez pas, croyez l'impératrice.

( à Palcbérie , loi donnant un bfllel.)

Vous connoissez sa main, madame; et c'est à vous Que je remets le sort d'un frère et d'un époux. Voyez ce qu'en mourant me laissa votre mère.

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