‹ Chefs-d'œuvres de P. CorneilleChapitre 25 sur 201 · PT0I.0MÉE · texte numérisé non relu

PT0I.0MÉE

Quoi ! pour voir sur sa tète éclater ma couronne? Sceptre, s'il faut enfin que rfla main t'abandonne, Passe , passe plutôt en celle du vainqueur!

FHOTXir.

Vous l'arracherez mieux de celle d'une sœur.

Quelques feux que d*abord il lui fasse paroitre. Il partira bientôt, et vous serez le maître.

L*amour à ses pareib ne donne point d*ardeur Qui ne cède aisément aux soins de leur grandeor. Il voit encor TAfriqne et TEspagne occupées Par Jnba , Scipion , et les jeunes Pompées ; Et le monde à ses lois n*est point assujetti Tant qu'il verra durer ces restes du parti.

Au sortir de Pharsale un si grand capitaine Sauroit mal son métier, s'il laissoit prendre haleine , Et s*il donnoit loisir à des cœurs si hardis De relever du coup dont ib sont étourdis : • S*il les vainc, s*il parvient où son désir aspire, Il faut qu'il aille à Rome établir son empire, Jouir de sa fortune et de son attentat.

Et changer à son gré la forme de Tétat Jugez durant ce temps ce que vous pourrez faire. Seigneur, voyez César, forcez-vous à lui plaire ; En lui déférant tout, veuillez vous souvenir Que les événements régleront l'avenir.

Remettez en ses mains trône, sceptre, couronne. Et, sans en murmurer, souffrez qu'il en ordonne, l! en croira sans doute ordonner justement.

En suivant du feu roi Tordre et le testament : L^importance d'ailleurs de ce dernier service

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