‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de P. CorneilleChapitre 102 sur 377 · II · texte numérisé non relu

II

Tu vis comme il y it des effbm superCU» :

Je fis beaucoup alors, et ter<M encor pins ^

S*il étoit quelque voie, infâme ou légitime.

Que m^enseign&t la gloire, ou que m'ouvrit le crime ',

Qui me pût conserver un Nen que j'ai chéri

Jusqu'à verser pour lui tout le sang d'un mari 3.

Dans l'état pitoyable où m'en réduit la suite ^,

Délices de mou cœur, il faut que je te quitte > ;

On m'y force, il le faut : mais ou verra quel fruk *

En recevra bientôt celle qui m'y réduit.

L'amour que j'ai pour toi tourne en haine pour elle "^ :

Autant que l'un fut grand Tautre sera, cruelle * ;

Et, puisqu'on te perdant j'ai sur qui m'en venger,

< Il y fit des efforts; je fis heancowp alors, et fierais encore pins. Que de négligences ! (V.)

< Infiame est trop tort. Un défaut trop cohuhub an théAtre, «vuK Eacine, était de faire parler les méchants princes comme «a parle d'eux, de leur faire dire qu'ils sont méchants, exécrables; eda est trop éloigné de la nature. De plus, comment une voie infâme est^Ue enseignée par la gloire! elle peut l'être par l'ambition. Enfin quel intérêt a Qéopâtre de dire tant de mal d'elle-mêmel (V.) — La T«ic légitime est celle que lui enseigneroit la gloire; l'autre est celle que lui ouvriroit le crime. Corneille a voulu s'exprimer avec prédsioB, mais l'emploi des mots nous parott exact. Noua pensons cependant, coaune Voltaire, qxxHnfiame passe la mesure, et que Cléopâtre fait ici, sans nécessité, d'étranges confidences. (P.)

S Ce pour lui gâte la phrase, aussi bien que le que, qui. Yerser du sang pour un bien ! (V.)

♦ C'est la suite du sang qu'elle a versé ; cela n'est pas net j et cet en n'est pas heureusement placé. ( V.^

I Ce sont des expressions faites pour la tendresse, et non pour le trône. Un amour du trône qui se tourne en haine pour Kodogune, et l'un qui est grand, l'autre cruelle; tout cela n'est nullement dans la nature, et l'expression n'en vaut pas mieux que le sentiment. (V.)

« Ne faudrait-il pas expliquer comment elle est forcée à résigner la couronne, puisqu'elle vient de dire qu'elle n'a rien à craindre, que le péril est passé? ne devrait-elle pas dire seulement, on l'exige. Je Val promis î

7 L'amour du trône fait sa haine pour Rodogune, mais ne tourne peint en haine. (Y.)

* La poésie n'admet guère ces Vun et Vautre,

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