‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de P. CorneilleChapitre 113 sur 377 · ORONTE · texte numérisé non relu

ORONTE

Taurois perdu l'esprit si j'osois me vanter Qu'avec ce peu de gens nous pussions résister. Nous mourrons à vos pieds, c'est toute l'assistance Que vous peut en ces lieux offrir notre impuissance : Mais pouvez-vous trembler quand dans ces mêmes lieux Vous portez le grand maître et des rois et des dieux < ! L'amour fera lui seul tout ce qu'il vous faut faire. Faites-vous un rempart des fils contre la mère; Ménagez bien leur flamme, ils voudront tout pour vous;

^ne Cléopâtre tend ici à Rodogune ! ne connaît-il pas les crimes d<: Cléopâtre! ne la doit-il pas croire capable de tout! ne doit-il pas balancer les raisons! il joue ici le rôle de ce qu'on appelle un grot fin, et rien n'est ni moins tragique ni plus mal imaginé. ( Y.)

t Comment une femme porte-t-elle ce grand mattre! V amour muttire de$ dieux est une expression de madrigal indigne d'un ambassadeur. — Remarquons encore qu'on n'aime point à voir un ambassadeur jouer nn rôle si peu considérable. (V.)

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