ACTE m, SCÂNE III
Je suivois num destin ea tictime d*Étftt :
Mais aujourd*biri <|ii*ob ^(Ât ectta «ahi purridéOt
Des restes de ta vie insolemment avide, Vouloir encor percer ce sein infortuné Pour y chercher le cœur que ta in^avois donné. De la paix qu*elle rompt je ne suis plus le gage; Je brise avec honneur mon illustre esclavage; J*ose reprendre un cœur pour aimer et haïr, Et ce n'est plus qu'à loi que je veux obéir.
Le consentirasHtt cet effort sur jna flamme % Toi, son vivant portrait, que j'adore dans Tane, Cher prince, dont je n'ose en mes plus doux souhaits Fier encor le nom aux murs de ce palais? Je sais quelles seront tes douleurs et tes craintes; Je vois déjà tes maux, j'entends déjà tes plaintes : Mais pardonne aux devoirs qu'exige enfin un roi A qui tu dois le jour qu'il a perdu pour moi. J'aurai mêmes douleurs, j'aurai mêmes alarmes ; S'il t'en coûte un soupir, j'en verserai des larmes *.
Mais, dieux! que je me trouble en les voyant tous deux! Amour, qui me confonds, cache du moins tes feux >;
> Consentir à, et ntm consontir le : ce verbe gouverne tot^ours le ^tif, expEuné chez nous par la préposition à. Il est vrai qu'au barreau <« viole cette règle ; mais le style du barreau est celui des barbatitties.(V.)
< Que veut dire «la ? veut^elle parkr de Tordre qu'elle va denaer i ses deux amants de tuer leur mère! est-ce là le cas d'an soupir t ne fftut-il pas avouer que presque tous les sentiments de ce monologue ne •est ni assez vrais ni assez touchants 1 (Y.)
S Enfin cette môme Rodogune, qui songe à faire assassiner une mère par ses propres fils, fait une invocation à l'amour, et le prie de ne pas ptrattre dans ses yeuK ^ voilà une singulière timidité pour une fille qui n'est plus jeune, qui a voulu épouser le père, qui est amourease do fils, et qui veut faire assassiner la mère ! La force de la situation a iùt apparemmoit passer tous ces défauts , qui aujourd'hui seraient relevés sévèrement dans une pièce nouvelle. (V.) — Tout est altéré dans la manière dont Voltaire présente ici les objets. Il n'est pas vrai que Bodogune ne soit plus jeune. Ce n'est pas die qui a voulu épouser l^icanor ; elle lui avoit été promise peut-4tre sans la consulter, et «onuM on dispose de la main des jeunes princesses sans leur avçu, ^r des coovaaances pHrsment politiques. La proposition qu'elle va
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Et content de mon cœur dont je te fais le maître. Dans mes regards surpris garde-toi de parottre.