ACTE IT, SCEXE III. Hd
ANTIOCHUS
Nous périrons tous deux s'il hM périr pour elle.
Périssez, périssez, TOtre rébellioii
Mérite pins d'borreur qm de conpaBswm
Mes yeux sauront le voir sans verser wme Isnae,
Sans regarder en vous que rofa|eC«|«ii vous charme;
Et je triompherai, vofant périmes fils,
De ses adorateurs et de mes eimemisw
Eh bien! triorapbez^n, «piei^ieB le vous rrti^— t ;
Votre main tremble-t-elle? y voulez-vous la mienne * ?
Madame, commandée, je suis pvèt d'oli^;
Je percerai ce coàwt qui vous oio trainr :
Heureux si par ma mort je puis vo«s satisfaire,
Et noyer dans mon sang toute votre colère i
Mais si la dureté de votre aversion
Nomme enoor notre amour une rébelli«iLy
Du moins souvenes-voos qu'elle ii'a pris pour armo»
Que de foibles soupirs et d'impuissantes larmes >.
ciaopAnB.
Ah! que n'a-t-elle pris et la flamme et le fer! Que j)ien plus aisément j'en saurois triompher! to larmes dans mon cœur ont trop d'intëlUgenoe; l^es ont presque éteint cette ardeur de vengeance : le ne puis refuser des soupirs à vos pleurs; JiB sens que je suis mère auprès de vos douleurs*. Cen est fait, je me rends, et ma colère expire, ftodogune est à vous aussi bien ^ue Tempire; Rendez grâces aux dieux qui vous ont fait ïiûaé ^ :
< Cet y ne se rapporte à rien. (Y.)
> S'il n'a eu que dUmpuissantes larmes, comment Cléopâtre a-t-ellc pa Itti dhre, qmeUt: atnmçU Jktnmr «OMf jramitef «•»■» «n V^ déjà isinarQiié! (Y.)
S Cela n'est pas français ; il feHaUdiie itnt doukmrt'mejamt 9eniir fae/e suis mère. La conocti<n dn st]de est deiPtnae d'une nécessité résolue; on est obligé de teotnec qaeliiaeroivim¥em'eB<pliiMeiinaMH aières avant de reneontr« la4>onBe. {W.)
4 Je suis encoBesarptis du pett'd^effiet ^piepndaitkt«ette déolara^ tiiada U jpriaÉ^^ittMaa^l'Awdschi» ; <î«st towptwÉt I» s^^d« 1*
Possédez-la, réguez.
ANTIOCHUS
0 moment fortuné !
0 trop heureuse fin de rcxcès de ma peine! Je rends grâces aux dieux , qui calment votre haine. Madame, est-il possible?
CLÉOPÂTRB.
Envain j'ai résisté, La nature est trop forte, et mon cœur s*est dompté. Je ne vous dis plus rien, vous aimez votre mère. Et votre amour pour moi taira ce qu'il faut taire.
ANTIOCHUS
Quoi, je triomphe donc sur le point de périr l La main qui me blessoit a daigné me guérir!
CLÊOPATBE.
Oui ! je veux couronner une flamme si beHe ^. Allez à la princesse en porter la nouvelle ; Son cœur comme le vôtre en deviendra charmé : Vous n'aimeriez pas tant si vous n'étiez aimé.
ANTIOCHUS
Heureux Antiocbus ! heureuse Rodogune ^ !
pièce, c'est ce qui est annoncé dès les premiers vers comme la chose la plus importante. Je pense que la raison de l'indiflférence avec laquelle on entend cette déclaration est qu'on ne la croit pas vraie. Qéopâtre vient de s'adoucir sans aucune raison ; on pense que tout ce qu'elle dit <ïst feint. Une autre raison encore du peu d'effet de cette* déclaration a» importante, c'est qu'elle est noyée dans un amas de petits artifices, de mauvaises raisons, et surtout de mauvais vers. Cela peut rendre attentif, mais cela ne saurait toucher. J'observe que, parmi ces défauts, l'intérêt de curiosité se fait toujours sentir ; c'est ce qui soutient la pièce jusqu'au cinquième acte, dont les grandes beautés, la situation uniqu» rt le terrible tableau demandent grâce pour tant de fautes et l'obtien- Ment. (V.)
1 Unejlamme si belle n'est pas une raison quand il s'agit d'un trône ^ il faut d'autres preuves. Le petit compliment qu'elle fait à Antiochm est plutôt de la comédie que de la tragédie. (Y.)
S II faut que ce prince ait le sens bien borné pour n'avoir aucun» défiance en voyant sa mère passer tout d'un coup de l'excès de la méckanceté la plus atroce à l'excès de la bonté. Quoi ! après qu'elle ne lui a parlé que d'assassiner Rodogune, après avoir voulu lui faire accroire que Séleucus l'a tuée, après loi avoir dit, périssez^ périssêc