ACTE Vf, ACTB VI. ffl
De qui se rend trop tôt on doit enindre une «imbAcbe ; Et c'est mal démêler le oorar d'avec le front S Qae prendre pour «ineère mi oliBgc— !mI s.pr«n|il. L'effet te fera voir eoBwie je sns^fatngée.
SGÈNE VL
CLÉOPATRE, SÉLEUGUS.
CLÉOPATKI.
Savez-Yoos, Séleueus, que j« me suU vengée?
sÉcjiécus.
Pauvre princesse, hélas <!
CLÉOPAnE.
Vous déplorez son sort!
Quoi! Taimiez-vous?
SÉLEDCUS.
Assez pour regretter sa mort*.
CLÉOPATRE
Vous lui pouvez servir eucor d'amant fidèle; Si j'ai su me venger, ce n'a pas été d'elle.
SÉLEUGUS.
0 ciel! et de qui donc, madame?
ne balance pas à condamner la timiâHé de nos poètes, qui n'osent presque plus se permettre ces tr>o>podtioOT> 4t Ponr peo qu'il» con- «< tinuent, dit-il, à ne>TMiI«irq«edes-ta«nproaÉi(q«es, vous n'auroas •< plus de vers. *> Il f^t des voeux pour que des mots quitPASMttt ponr vieillis dans la prose ne soioit pas abandonnés de nos poëtes; et.il cite en effet quelques uns de ces mots, qui sont encore, en vers, d'un excellent usage. Enfin il désire, en homme de goût, que notre poésie soit plus attentive à maintenir ses privilèges. (P.)
1 Je crois qu'il eût fallu distinguer an lira de démêler; car le cœur et le front ne sont point mêlés ensemble. Je ne vois pas pourquoi elle s'applaudit de tromper toujours sa confidente ; doitrelle penser à «lie dans ce moment d'horreur î (V.)
î Cette réponse est insoutenable; la basaeisede Texpression s'y Joint i une indifférence qu'on n'attendait pas d'un homme amoureux ; on ne parlerait pas ainsi de la mort d'une personne qu'on connaîtrait à peine : il croit que sa maîtresse est assassinée, et il dit, JPanore pn'n- ' cesse ! [\.)
^ Enchérit encore sur cette Caute. (V.)
CLÉOPATRE
C*est de vous, lûgrat, qui n'aspirez qu*à vous voir son époux ; De vous, qui Tadorcz en dépit d'une mère; De vous, qui dédaignez de servir ma colère; De vous, de qui Tamour, rel)elle à mes désirs, S'oppose à ma vengeance, et détruit mes plaisirs.
SÉLEUCUS
De moi ?
CLÉOPATRE
De loi, perfide! Ignore, dissimule Le mal que tu dois craindre et le feu qui te brûle ; Et si pour rignorer tu crois t'en garantir. Du moins en l'apprenant commence à le sentir. Le trône étoit à toi par le droit de naissance; Rodogune avec lui tomboit en ta puissance; Tu devois l'épouser, tu devois être roi ! Mais comme ce secret n'est connu que de moi, Je puis, comme je veux, tourner le droit d'atnesse, Et donne à ton rival ton sceptre et ta maîtresse.
SÉLEUCUS
A mon frère ?
CLÉOPATRE
C'est lui que j'ai nommé l'atné.
SÉLEUCUS
Vous ne m'aflSigez point de l'avoir couronné :
Et, par une raison qui vous est inconnue.
Mes propres sentiments vous avoient prévenue :
Les biens que vous m'ôtez n'ont point d'attraits si doux ^
Que mon cœur n'ait donnés à ce frère avant vous;
Et, si vous bornez là toute votre vengeance,
Vos désirs et les miens seront d'intelligence.
CLEOPATRE
C'est ainsi qu'on déguise un violent dépit; C'est ainsi qu'une feinte au dehors l'assoupit, Et qu'on croit amuser de fausses patiences Ceux dont en Tame ou craint les justes défiances^*.
1 N^ait donnés se rapporte aux attraits si doux; mais ce ne sont
pas les attrait^ si doux qu'il a donnés à son frère, ce sont les biens. ( V.|
s Cléopâtre est-elle habile! Elle veut trop persuader à Séleocus