ACTE V, SCÈNE I
Le fer m'a bien seirie, en feras-tn de même? Me seras-tn fidèle? Et toi, que me veux-tu^, Ridicule retour d'une sotte vertu, Tendresse dangereuse autant comme importune*? Je ne toux point pour fils l'époux de Rodogune, Et ne vois plus en lui les restes de mon sang, S'il m'arrache du trône et la met en mon rang.
Reste du sang ingrat d'un époux infidèle, Héritier d'une flamme envers moi criminelle. Aime mon ennemie et péris comme lui.
Pour la faire tomber j'abattrai son appui : Aussi bien sous mes pas, c'est creuser un abîme Que retenir ma main sur la moitié du crime ; Et, te faisant mon roi, c'est trop me négliger. Que te laisser sur moi frère et père à venger. Qui se venge à demi court lui-même à sa peine : Il faut on condamner ou couronner sa haine '. Dût le peuple eu fureur pour ses maîtres nouveaux De mon sang odieux arroser leurs tombeaux, Dût le Parthe vengeur me trouver sans défense. Dût le ciel égaler le supplice à l'offense. Trône, à t'abandonner je ne puis consentir; Par un coup de tonnerre il vaut mieux en sortir; 11 vaut mieux mériter le sort le plus étrange *,
MilhridaU, apostrophe le bandeau royal, dont elle vouloit faire un instrument de mort, et qui a mal servi son dé8eq>oir.
Et toi, fatal (issu, malheoreax diadème, etc. (P.)
1 Et toi , que ne Yenx-tu ,
Ridicule retour d*nn« sotte vertu?
n'est pas de même ; rien n'est plus bas, ni même plus mal placé : Qéopâtre n*a point de vertu ; son ame exécrable n'a pas hésité un instant. Ce mot totU doit être évité. (Y.)
s Autant comme n*est pas français ; on l'a déjà observé ailleurs. ( V.)
' Ces sentences au moins doivent être claires et fortes ; mais ici le mot de haine est faible, et couronner sa haine ne donne pas une idée nette. |V.)
^ H vaut mieux mériter , etc. II est bien plus étrange qn*un vers » uiseux et si faible se trouve entre deux vers si beaux et si forts. Plaignons la stérilité de nos rimes dans le genre noble ; nous n'en avons qu'un très petit nombre, et rembarras de trouver une rime convenable
49S R<M>OGUKE.
Tombe sur moi le ciel fivQiwii <iiie j0 m% W9^\ !
J'en recevrai le coup d'un visage reniS':
Il est doux de périr après ses ennenis :
Et, de (luetqoe mgueur qtte le de&tin me traite,.
Je perds moins à movrir q^^k vivre leur âii(Hle.
Mais voici Laonic^; il faut dissinMileff' Ce que le seul effet doit bie&Aôt révéler.