‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de P. CorneilleChapitre 183 sur 377 · LE PAGE · texte numérisé non relu

LE PAGE

Exupère, madame, est là qui vous demande ^.

LÉOWniŒ,

Exupère! à ce nom que ma surprise est grande! Qu'il entre. A quel dessein vient-il parler à moi », Lui que je ne vois point, qu'à peine je connoi • î

1 II semble qu'il soit en péril de faire des fils ; cela se rapporte à parricide : mais/atre un parricide ne se dit pas ; on dit commettre un parricide, /aire un crime. (V.)

î La pensée n'est pas exprimée. La naissance ne mérite ni ne démérite. Il vent dire, !c fils d*un tyran ne mérite pas d'être vertueux ; et encore cela n'est pas vrai. Toutes ces pensées subtiles, obscurément exprimées, choquent les pfèmières lois de l'art d'écrire, qui sont le naturel et la clarté. (V.)

s La vertu de l'innocence 1 Ces derniers vers sont vicieux ; on dll bien, la vertu de la tempérance, de la modération, parceque ce sont des espèces de vertu : l'innocence est l'exclusion de tous les vices, et non une vertu particulière. (V.)

* On sent assez que cet est là est un terme de domestique qui doit être banni de la tragédie. Ce page ne paraît plus aiyourd'hui. On;ne connaissait point alors les pages. (Y.)

S Parler à moi ne se dit point; il faut m« parler. On peut dire em reproche : parler à moi ; oubliez-vous que vous parlez à moi ? ( Y.)

• On prononcées connais; et, du temps même de Corneille, c^te diphthongue oi était toujours prononcée ai dans tous les imparfaits.

264 UÉRACLIUS.

Dans rame il hait Phocas, qui sMmmoIa son père,

Et sa venue ici cache quelque mystère.

Je vous Tai déjà dit, votre langue nous perd i.

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