SCÈNE IV
EXUPÊRE, LÉONTINE, EUDOXE.
EXUPÈU.
Madame, Héraclius vient d^ètre découvert.
LEONTINE , i Eudoxe.
Eh bien!
EUDOXE
Si...
LÉONTINE
(A Exnpère.)
Taisez-vous. Depuis quand ?
EXUPÈRE
Tout à rheure «.
LÉONTINE
Et déjà Tempcreur a commandé qu'il meure ?
EXUPÊRE.
Le tyran est bien loin de s'en voir éclairci.
LÉONTINE
Comment?
J'auraisj Je ferais ; auparavant on la prononçait comme toi, soi, loi. Connoi pour connais est une liberté qu'ont toujours eue les poètes, et qu'ils ont conservée : il leur est permis d'ôter ou de conserver cet 5 à la fin du verbe , à la première personne du présent ; ainsi on met, je diy pour^e dis; je faiy poMt je fais ; j'averti, Tpoïu j'avertis ; je vai, pour^e vais,
Je V9US en averti ,
Et, sans compter sur moi, prenez voire parti.
Kiciifs. (V.)
1 II est intolérable que cette Léontine reproche toujours à sa fille, en termes si bas et si comiques, une indiscrétion qu'Eudoxe n'a point commise ; ces reproches sont d'autant plus mal placés, que les discours et les actions de Léontine ne produisent rien. ( T.)
• C'est encore un dialogue de comédie ; mais le coup de théâtre est frappant. (V.)