‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de P. CorneilleChapitre 188 sur 377 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

rai fait semer ce bruit sans voas faire connottre;

Et, voyant tous les cœurs vous souhaiter pour maître,

Tai ligué du tyran les secrets ennemis,

Mais sans leur découvrir plus qu'il ne m'est permis.

Ils aiment votre nom, sans savoir davantage,

Et cette seule joie anime leur courage.

Sans qu^aulres que les deux qui vous parloient là-bas *

De tout ce qu'elle a fait sachent plus que Phocas.

Vous venez de savoir ce que vous vouliez d'elle;

C^est à vous de répondre à son généreux zèle.

Le peuple est mutiné, vos aitiis assemblés,

Le tyran effrayé, ses confidents troublés.

Donnez Taveu du prince à sa mort qu'on apprête,

Et ne dédaignez pas d'ordonner de sa têle.

MAITIAIf.

Surpris des nouveautés d'un tel événement *, Je demeure à vos yeux muet d'étonnement <.

Je sais ceque je dois, madame, au grand service Dont vous avez sauvé l'héritier de Maurice *. Je croyois, comme fils, devoir tout à vos soins. Et je vous dois bien plus lorsque je vous suis moins : Mais pour vous expliquer toute ma gratitude. Mon ame a trop de trouble et trop d'inquiétude. Taimois, vous le savez, et mon cœur enflammé Trouve enfin une sœur dedans l'objet aimé *.

1 On ne sait point qui sont ces deux qui parlaient là-baa, et qui n'en savaient pas plus que Phocas. Sans qu'autres que les deux, mots durs à l'oreille, cacophonie inadmissible dans le style le plus commun. ( V.^

S Des nouveautés : ce n'est pas le mot propre; il fallait de la nouveauté; et cette expression eût encore été trop faible. | V.)

» Il faut éviter cette petite méprise, et ne pas dire qu'on est muet, quand on parle : il pouvait dire, j*ai resté jusqu'ici muet d'étonnéwunt. (V.|

* Cela n'est pas français, c'est un barbarisme. (Y.)

I On a déjà vu qu'il n'aimait guère. Tous les mouvements du cœur sont étouffés jusqu'ici dans cette pièce sous le fardeau d'une intrigue difficile À débrouiller. Il n'était guère possible qu'au seul Corneille d« soutenir l'attention du spectateur, et d*exciter un grand intérêt dans la discussion embrouillée d'un sujet si compliqué et si obscur; mais malheureusement ce Martian s'explique d'une manière si froide, si sèche, et en si mauvais vers, qu'il ne peut faire aucune impression. (Y.)

170 HÉAACLTOS.

Je perds une mattresse en (gagnant un edspére; Mon amour eu murmure, et mon tamt en sospâne, £t de mille pensers mon esprit agité Parolt enseveU dans la stupidité.

Il est temps d'en sortir, Thonneur nous le commande. Il faut donner un chef à votre illustre baade ^ : Allez, brave EKupère, atiez, je vous r^oim; Souffrez que je lui parle un moment s»is témoins. Disposez c^[>endaat vos amis à bien fanre : Surtout sauvons le fils en immolant le père ; Il n^eut rien du tyran qu^nn |ifen de maufits sang t. Dont la dernière guerre a trop posgé son flanc*

■KUPÉas.

Nous vous rendrons, seigneur, entière obéiSBtiieey Et vous allons attendre a?ec impatience.

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