‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de P. CorneilleChapitre 187 sur 377 · ACTE 11, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE 11, SCENE V

He combla de Êiveurs avec profunon.

Et nous 61 de sa main cette haute fbrtme *

Dont il n'est pas besoin qae Je voos importune.

Voilà ce que mes soms fons laissaitBt ifinorer; Et j'attendûis, sei^aewr, à vous te déclarer, Que, par vos grands eiploits, votre rare vâiltance Pût faire à Tunivers croire votre naissance. Et qu'une occasion pareille à ce graad brait Nous pût de son aveu promettre quelque fruit > : (!âr7 comme j'ignorois que noire grand monarque'' En eût pu rien savoir, ou laisser quelque marque. Je doutois qu'un secret, n'étant s« que de moi. Sous un tyran si ciaûit pût trouver quelque foi.

€omme sa cruauté, pour mieux gêner Maurice, le forçmt de ses fik à vmt le sacrifice ^,

^ Jhta main est de trop. ( Y.) 0

t Rien ii*«tt pl»s obscur que ces vers. Qu*eM-ce qu'âne occasion pareille à un 'hnàt qui peut promettre quéB^w^mit d'un aveni raven de ftdt Tavem de quoi? Ne cessons de dljl^îir l'instruction des jeunes Cras, que la première loi est d^tare <^^ÉHI^'')

t II n*est pas permis d*écrire aareflfl^e négligence en prose ; à plus fcpte raison em vers. -•♦^^

No,tre grand q|enarque

En eût pu rien savoir, on laisser quelque marque...

Quel style ! il Teut dire : J'ignorais que Jdanrict avaii pu laisser quelque maerque à laquelle on pu l reetmnaUre soumis. (Y.)

^ Forcer un pèr« à voir égiorger ses enfants, est-ce là sàmpl^nent le gêner t n'est-ce pas lui faire souffrir un supplice affreux! Que le mot propre est raiel mais qu'il est nécessaire! Martian, qui s'est toujours cru fils de cette femme, et qui se voit en un instant fils de l'empereur Maurice, demeure muet dans une telle conjoncture; ce qui n'est ni vraisemblable ni théâtral. Jusqu'ici ni Héraclius ni Martian n'ont été que deux instrumenta dont on ne sait pas encore comme «m se servira. Martiam laisse parler Exupère. Mais conoraent cet Exupère ne Isi a-t-il pas parlé plus tMt Est-il possiUe qu'ayant eu ce billet na^ guère de son cheyptuttnl, il ne Tait pas porté sur-le-cbamp à Martian oui Iiéoncet II a conspiré, dit-il, sans en avertir celui pour lequel il «on^piie 1 il a agi préciséKent comme Léontine : il a voulu tout faire par lui-même* Léontine «t Exnp^ce, sans se douer le mot, ont txaité les deux princes conune des écoliers : lAais cet Exupère est l'ami de

â68 HÉRACLIUS.

Ce prince vit réchange, et Talloit empêcher;

Mais Tacier des liourreaux fut plus prompt à trancher :

La mort de votre fils arrêta cette euvie^

£t prévint d'un moment le refus de sa vie ^

Maurice, à quelque espoir se laissant lors flatter *, S'en ouvrit à Félix, qui vint le visiter », Et trouva les moyens de lui donner ce gage Qui vous en pût un jour rendre un plein témoignage. Félix est mort, madame, et naguère en mourant Il remit ce dépôt à son plus cher parent; Et m'ayant tout conté, « Tiens, dit-il, Exupère,

« Sers ton prince, et venge ton père. » Armé d'un tel secret, seigneur, j'ai voulu voir Combien parmi le peuple il auroit de pouvoir *.

Léonce, c'est-à-dire de Martian, crn Léonce ; comment Léontine a-t-ellt pu dire qu'elle ne le connaît past II y a bien plus, cet Exupère possède ce billet important par lequel une partie du secret de Léontine est révélée, et il s'est mis à la tête d'une conspiration sans en parler à cett« Léontine, qui s'est chargée de tout, qui se vante toujours d'être mattresse de tout. Aucune de ces circonstances n'est croyable ; tout paraît amené de la manière la plus forcée. Comment Maurice allait-il empêcher l'échange! Ajoutez que /m/ plus prompt à trancher n'est pas français; il faut un régime à trancher; ce n'est pas un verbe neutre. (Y.^ 1 Que veut dire le refus de sa vie î à quoi se rapporte sa vie f qu'estce que la mort qui arrête une envie f cela n'est ni élégant, ni français, ni clair. (Y.)

1 Se laissant lors flatter a un espoir n'est pas français; mais si cette faute se trouvait dans une belle tirade, elle serait à peine une faute. C'est la quantité de ces expressions vicieuses qui révolte. (Y.)

S Quel était ce Félix 1 comment peut-il visiter Maurice, que Phocas tenait au milieu des bourreaux, et qui fut tué sur le corps de ses enfantsl Venir visiter^ expression de comédie. (Y.)

^ Quoi ! cet Exupère a agi de son chef, sans consulter personne! son premier devoir n'était-il pas d'avertir celui qu'il croit Héraclius, et de parler à Léontine! Ya-t-on ainsi soulever le peuple, sans que celui ei faveur duquel on le soulève en ait la moindre connaissance! Y a-t-il un seul exemple, dans l'histoire, d'une conduite pareille! tout cela n'est-il pas forcé! On permet un peu d'invraisemblance, quand il vk résulte de beaux coups de théâtre et des morceaux pathétiques ; mais la conduite d'Estupère ne produit que de l'embarras. Ce n'est pas asset qu'une pièce soit intriguée, elle doit l'être tragiquement. Ici LéoBtint ne fait qu'embrouiller une énigme qu'elle donne à deviner. (V.)

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