ACTE V, SCENE III. * 52t
PHOCAS
Ta me Tôles, cruel, et le laisses mourir.
HÉBACLIUS.
Jo meurs pour vous le rendre, et pour le secourir.
PHOCAS
C est me Fôter assez que ue vouloir plus Tètre.
HEBACLIUS.
(3'est vous le rendre assez que le faire connotlre.
PHOCAS
C'est me Tôter assez que n)e le supposer.
HERACUUS.
Ces» vous le rendre assez (|ue vous désabuser *.
PHOCAS
Laisse-moi mon erreur, pniscprelle m'est si chère. Je t'adopte pour iils, accepte-moi peur |»ère : Fais vivre Héraclius sons l'nn ou Tautre sort '; Pour moi, pour loi, pour lui, fais-toi ce peu d'efibrt.
héhaclius.
Ah î c'en est trop enfin, et ma gloire blessée Dépouille un \ieu\ respect où je Tavois forcée*. De quelle ij;nominie osez-vtsus me flatter? Toutes les fois, tyran, qu'on se laisse adopter. On veut une maison illustre autant (lu'amie, On cherche de la gloire, et non de l'mfamie; Kt ce serait un monstre horrible à vos États Que le lils de Maurice adopté par Phocas.
PHOCAS
\ a, cesse d'espérer la mort que tu mérites ;
» Ces répétitions, ôter assez, rendre assez^ font une espèce de jeu de mots et de symétrie qui, n'ajoutant rien à la situation, peuvent faire l.inguir. ("V,'(
2 On ne peut dire vivre sous un sort. (V.)
3 Je ne sais si Hciaclius, dans Tincertitude où il est de sa naissance, doit répondre avec tant d'indignation et de mépris à un empereur qui est peut-être son père. Cette scène d'ailleurs fait un grand efTet, quoique la perplexité où est le spectateur n'ait point augmenté ; mais c'est beaucoup que, dans un tel sujet, el'e soit toujours entretenue : c'est un très grand art d'y être parvenu, et c'est une grande ressource de génie. Martian fait seulement un personnage froid dans la scène ; il n'y parle qu'une fois, et est un personnage purement i>assif. (V.)
52Î UÉRACUUS.
Ce n*est que contre lui, lâche, que tu inMrrites : Tu te veux rendre en \-9iii indr^^ de ce rang; . Je m'en prends à la cause, et j*épargne mon sang. Puisque ton amitié de ma foi se défie (
Jusqu*à preudre son nom pour lui sauver la vie. Soldats, sans plus tarder, qn*oe Pimmole à ses yen ; El sois après sa mort mon fils, si tu le veux.
HEBACLIUS.
Perfides, arrêtez!
MARTIAN
Ah ! que voulez^vous faire. Prince?
HÉRACLIUS
Sauver le fils de la fureur du père.
MARTIAN
Conservez-lui ce fils qu'il ne cherche qu'en vous; Ne troublez point un sort qui lui semble si doux. C'est avec assez d'heur qu'Héraclius expire, Puisque c'est en vos m ins «pic tombe son empire. Le ciel daigne bénir votre sceptre et vos jours!
PHOCAS
C'est trop perdre de temps à souffrir ces discours. Dépêche, Octavian.
HÉRACLIUS
N'attente rien, barbare !
Je suis...
PHOCAS
Avoue enfin.
HÉRACLIUS
Je tremble, je m'égare.
Et mon cceor...
, PHOCAS , à Héraclius.
Tu pourras à loisir y penser.
(à Octavian.)
Frappe.
HÉRACLIUS
Arrête» je suis... Puis-je le prononcer?
Achève, ou...
HBRACU1J&.
i% suis d^ne, s'il faia> qipe je le die.