SCÈNE m
PHOCAS, HÉRACUUS, MARTfAN, PULCHÉRIE, gabdes.
PHOCAS
Eh bien! so rcndra-l-il , madame?
t Ce terme montre n'est pas leiïM>t pro[>re ; on croirait que la pitié a un ccBQT. Ces- petites négligence» seraient à peine remarquables, si eîles n'étaient fré^entes ; et ces inatteBtion& étaient très pardonnables pour le temps.. Il fallait peut-être prouve un cœur généreux, ou bien et quoique lapidé soit d'un^caur généreux. (Y.)
9 De quel rang! est-ce du rang des ccBurs généreux! On ne dégénère point d*un rang. (V.)
3 Gela n'est pas vrai ; un /Hs ne doit point haïr un pt>re qui Ta éleyé avec tendresse. Ce sentiment est purdennablc dans la bouche de Pulfhérie ; mais doit-elle l'alléguer comme un motif déterminant 1 1 V.)
r>20 HÉRACUDS.
PULCHÈRIE.
çueliine cflort que je fasse à lire dans son ame, Je n*on vois que l*elfel que je m'étois promis » : Je trouve trop d'un frère, et vous trop peu d*un fils '.
PHOCAS
Ainsi le ciel vous veut enrichir de ma perte.
PULCHERIE
Il tient en ma faveur leur naissance couverte * : Ce frère qu'il me rend seroit déjà perdu Si dedans votre sang il ne Teûl confondu.
PHOCAS , à Pulchcrie.
Cette confusion peut perdre Tun et Tautre. En faveur de mon sang je ferai grâce au vôtre : Mais je veux le conuoltre; et ce n'e.>t tiu'à ce prix Qu'en lui donnant la vie il me rendra mon iils.
(à Héraclius.)
Pour la dernière fois, ingrat, je t'en conjure; Car enfin c'est vers toi que penche la nature; Et je n'ai point pour lui ces doux empressements Qui d'un cœur paternel font les vrais mouvements. Ce cœur s'attache à loi par d'invincibles charmes. En crois-tu mes soupirs? en croiras-tu mes larmes*? Songe avec quel amour mes soins t'ont élevé, Avec quelle valeur son bras l'a conservé; Tu nous dois à tous deux.
HÉRACLIUS
Et pour reconnoissance Je vous rends votre fils, je lui rends sa naissance.
t Cela n'est pas Trançais ; on a de la peine à lire; on/ail effort jjout lire ; et l'effet d'un effort n*a pas un sens assez clair. (V.)
s Elle ne Tait là que répéter ce que Phocas a dit au quatrième acte ; et cette antithèse de trop et de trop peu est souvent répétée. |V.>
' Le ciel qui tient une naissance couverte.' ce n'est pas le mot propre; couvert ne veut pas dire incertain, obscur. (V.)
* n'y a ici une remarque importante à ftiire pour toute la trasrtklio : c'est qu'il ne faut jamais faire en aucun cas ni soupirer ni plcunr ceux dont les larmes ne fout soupirer ni pleurer personne. Pour peu qu'on connaisse le cœur humain, on sent bien que les soupirs et les larmvx «l'un Phocas ressemblent à la voix du loup berger. | V.j