‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de P. CorneilleChapitre 225 sur 377 · PH0C4S · texte numérisé non relu

PH0C4S

Il est grand pour toi; mais il t*est dû K Tes mépris de la mort bravoient trop ma colère. il est en toi de perdre ou de sauver ton frère; Et du moins, quelque erreur qui puisse me troubler. J'ai trouvé les moyens de te faire trembler.

rlrc5se gêne Héraclius. On ne dit pas non plus, prendre un nom pour itjfront, mais pour un affront. |V.)

I Cette réponse de Pulchéric nous paroît sublime ; et Voltaire n'y fait ancune attention : il ne s'occupe que du ridicule qu'il croit trouver «lans la réplique de Phocas. (P.)

t Convenons que rien n'est plus outré : un tyran furieux peut bien dire à son ennemi qu'il aime mieux le faire languir dans de longs supplices que de lui donner la mort; mais peut-on dire à une fille,>e Ne t'ainte pas assez pour te /aire mourir? { V.)

3 On ne s'attendait point à cette alternative; elle aurait quelque rhose de trop comique, si cette saillie d'un vieillard n'était tout d'an coup relevée par le vers suivant.

^ Si on ne considère ici que la fille de Maurice, ce n'est guère un plus grand supplice pour elle d'être impératrice que d'être bru de l'cmp.'reur régnant; mais l'âge d'un vieillard qui se présente pour époux uu lieu de son fils pourrait donner du ridicule à ces expressions : Quel supplice ! — // est grand. — Remarquez que cette mtnacc sou- Duine cl inattendue que Phocas fait à Pulchérte de l'épouser, donno lieu à une dissertation dans la scène suivante. Il semble que l'cmpcf^'UT ne laisse Martian , HtracUus et Pulchérie ensemble, que pour leur donner lieu d'amuser la set' ne en attendant le dénouement. (V.)

32« HËBACUUSv

SCÈWE V.

HÉRACLIUS, MARTIAN, FULCBÉ&fE.

PULCHERIE. .. w

Le lâche I il vous flattoit lorsqii'il ircnibloit dans rame. Mais tel est d'un tyran le naturel iiUJaitte : Sa douceur n a jamais qu*ua mouvement contraint; SMi ne craint, il opprime; et s'il n opprime, il craint. L*uue et Tautre fortune en monire la foiblesse; L'une n'est qu'insolence, et l'autre que bassesse t. A peine est-il sorti de ses lâches terreurs Qu'il a trouvé pour moi le comble des horreurs.

Mes frères, puisque enfin vous vouiez tous deux l'être, Si vous m'aimez en sœuv, faites-leHaooi paroUre.

HÉRACLIUS

Que pou¥ons-«ous tous deux, lorsqu'on tranche nos jpurs ?

puLcasAui.

Un généreux conseil est un puissant secours.

lURTIAN.

Il n'est point de conseil qui vous soit salutaire* Que d'épouser le fils pour éviter le père * ; Uhorreur d^un mal plus grand vous y doit disposer.

PULCHÉRIE

Qui me le montrera, si je veux l'épouser? El, dans cet liyménée à ma gloire funeste, Qui me garantira des périls de l'inceste?

MARTfAK.

Je le vois trop à craindre et |)our vous et pour nous : Mais, madame, on peut prendre un vain titre d'époux. Abuser du tyran la rage foi'cenée, Et vivre en frère et sœur sous un feint hyménée*.

1 Si Pulchërie et ces princes étaient des personnages agissants. Pul chérie ne débiterait pas des sentences. Phocas n'a point montré de bassesse; c'est un père qui cherche à connaître son fils ; il n^y a lu rien de bas. (V.)

> La syntaxe demandait, il rCtst de conseil salutaire pour vous que ^''épouser le fiU; éviter le père est trop faible. (V.)

> Vivre en frère et sctur, cette expression est trop familière, et

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