SCÈNE IIP
NIGOMÈDE, ARSINOÉ, LAODICE, ATTALE, GLÉONE.
NICOMÈDE
Instruisez mieux le prince voti*e fils, Madame, et dites-lui, de grâce, qui je suis : Faute de me connoltre, il s'emporte, il s'égare; Et ce désordre est mal dans une ame si rare : J'en ai pitié. ,
ARSlNOÉ.
Seigneur, vous êtes donc ici ' ?
Oui, madame, j'y suis, et Métrobate aussi ».
ARSINOÉ
Métrobate! ah, le traître!
1 Presque toute la fin de ]a scène seconde et le commencement de celle-ci sont une ironie perpétuelle. ( V )
2 C'est une naïveté qui échappe à tout le monde quand on voit quelqu'un qu'on n'attend pas. Cette familiarité et cette petite négligence doivent être bannies de la tragédie. (V.)
s Si Nicomède eût établi dans la première scène que ce Métrobate était un des assassins gagnés par Arsinoé, ce vers ferait un grand eflct ; mais il en fait moins, parcequ'on ne connaît pas encore eu Métrobate.
lY.)