‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de P. CorneilleChapitre 275 sur 377 · SCÈNE YIIL · texte numérisé non relu

SCÈNE YIIL

AASIiVOÈ, ATTAl*.

ARSIKOÉ^

Nous triomphons, Attale; et ce ^nmd fiBoomèd» Voit 4|iielle dfgseissve è ses ^ii)es svcoède K

i Le rtri s'ennuie n'est pas bien noble; et on est étonné peut-être qu*AMU|>«, «n «intpTe «ffieier^ pêste d^vme ttanièra si pre8S«B«e k un prince tel qne Nicomèâe» (V.)

S Cette interrogatioii, qui ressânbk' ftu style d« la CMftédie, «'«st évidemment placée «n cet endroit qive ponr Mnenet les tpofo vers suivants, qui répondent en écho aux trois autres. Ofe tnmve fréquemment des exemples de ces répétitions ; elles &e seftt j^os stfuffëtllies a«j«wdT»«i. Ce TOflw est i«teWr«W©w (Vj

s Cette fausse artïusatioB, ménagée par Aminoé, nVtA ^s sans quelque habileté, mais elle est sans noblesse et sans tragique; et Arsinoé est pln« batfie eùcûfe que l?nisias. Pourquoi les petits moyen»

404 NICOMEDE

Les deux accusateurs que lui-même a produits,

Que pour l'assassiner je dois avoir séduits,

Pour me calomnier subornés par lui-même,

IH'ont su bien soutenir un si noir stratagème :

Tous deux m'ont accusée, et tous deux avoué

L'infâme et lâche tour qu'un prince m'a joué.

Qu'en présence des rois les vérités sont fortes lî

Que pour sortir d'un cœur elles trouvent de porlesi !

Qu'on eu voit le mensonge aisément confondu!

Tous deux vouloient me perdre, et tous deux l'ont perdu.

ATTALE

Je suis ravi de voir qu'une telle imposture Ait laissé votre gloire et plus grande et plus pure; Mais pour l'exuminer, et bien voir ce que c'est, . Si vous pouviez vous mettre un peu hoi*s d'intérêt. Vous ne pourriez jamais, sans un p^u de scrupule, Avoir pour deux méchants une ame si crédule. Ces perfides tous deux se sont dits aujourd'hui Et subornés par vous, et sul)ornés par lui : Contre tant de vertus, contre tant dj victoires. Doit-on quelque croyance à des âmes si noires >? Qui se confesse traître est indigne de foi.

déplaisent-ils, tandis que les grands crimes font tant d'effet? C'est qur les uns inspirent la terreur, les autres le mépris ; c'est par la même raison qu'un aime à entendre parler d'un grand conquérant plutôt que d'un voleur ordinaire. Ce. tour 9 u 'on a jioue met le comble à ce défaut. Arsinoé n'est qu'une bourgeoise qui accuse son beau-ûls d'une friponnerie, pour mieux marier sc;n propre fils. (Y.)

1 Ce ne sont pas ces vérités qui sont fortes, c'est la présence des rois qui est supposée ici assez forte pour forcer la vériié de paraître.

S On a déjà dit que toute métaphore, pour t tre bonne, doit fournir nn tableau à un peintre * : il est diiiicile de peindre des vérités qui sortent d'un cœur pur plusieurs portes. On ne peut guf-re écrire plus mal. Il est à croire que l'auteur fit cette pièce au courant de la plume. Il avait acquis une prodigieuse facilité d'écrire, qui dégénéra enfin en impossibilité d'écrire élégamment. , V.|

8 Bien voir ce que c'est, devoir de la croyance contre des victoires, le premier est trop familier, le second nest pas exatt. (V.)

^ Voltaire ne se lasse point de répéter cet étrange paradoxe. (P.)

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