‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de P. CorneilleChapitre 293 sur 377 · PRUSIAS, ARSINOÉ, FLAMINIUS, ATTALE · texte numérisé non relu

PRUSIAS, ARSINOÉ, FLAMINIUS, ATTALE

PRUSIAS

Je ne puis plus douter, .Seigneur, d'où vient le mal que je vois éclater : Ces mutins ont pour chefs les gens de Laodice*.

1 Laisser /aire le peuple, expression trop triviale. Ne point répoiulrr au peuple, expression impropre. L'escadron mulinquon aurait abandonné à sa confusion n'est pas meilleur. (V.)

2 Mais que veut Laodiceî sauver son auiantl c'est le perdre: il n'est point libre; il est en la puissance du roi. Laodice, en fesant révolter le peuple en sa faveur, le rend décidément criminel, et expose sa vie et la sienne, surtout dans une cour tyrannique dont elle a dit : Quiconque entre an palais porte sa fêle an roi. On pardonnerait cette action violente et peu réfléchie ù une amante emportée par sa passion,, à une Hermione; mais ce n'est pas ainsi que Corneille a peint Laodice. Les mutins n'entendent plus raison, dit LaBruytre, dénouement vulgaire de tragédie. Ce dénouement n'était ])as encore vulgaire du temps, dé' Corneille; il ne l'avait employé que dans Héradius, On ne conseillerait pas d'employer ce moyen, qui serait trop grossier, s'il n'était relevé par de grandes beautés. (V.)

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