PRUSIAS, FLAMINIUS, ARSINOÉ, ATTALE, GLÉONE, ARASPE
ARASPE
Seigneur, de tous côtés le peuple vient en foule; De moment en moment votre garde s'écoule; Et, suivant les discours qu'ici même j'entends, Je n'en puis plus répondre.
PRUSIAS
Allons, allons le rendre, (]e précieux objet d'une amitié si tendre. Obéissons, madame, à ce peuple sans foi , Qui, las de m'obéir, en veut faire son roi ; VA du haut d'un balcon, pour calmer la tempête. Sur ses nouveaux sujets faisons voler sa tête.
ATTALE
Ah, seigneur!
PRUSIAS
C'est ainsi qu'il lui sera rendu r A qui le cherche ainsi, c'est ainsi qu'il est dû.
ATTALE
Ah ! seigneur, c'est tout perdre, et livrer à sa rage Tout ce qui de plus près touche votre courage * ; Et j'ose dire ici que Votre Majesté Aura peine elle-même à trouver sûreté.
chirés que parcequ'il les a crus apostés par elle ; si on a tué ses complices, elle doit trembler pour elle-même. Il est beau de présenter a» public une reine intrépide, mais il faut qu'elle soit assez éclairée pour connaître son danger. (V.) '
1 On n'emporte point un but, on n'éteint point une horreur : toiyoun des termes impropres et sans justesse. (V.)
« Expression vicieuse. (Y.)