‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de P. CorneilleChapitre 335 sur 377 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

PERPENNA, AUFIDE

'aufide.

Vous le voyez, seigneur, comme on vous joue. Tout son cœur est ailleurs; Sertorius Tavoue, Et fait auprès de vous roffîcieuiL rival S Cependant que la reine...

PERPENNA

Ah! n'en juge point mal.

A lui rendre service elle m'ouvre une voie Que tout mon cœur embrasse avec excès de joie^.

AUFIDE

Vous ne voyez donc pas que soq esprit jaloux Ne cherche à se servir de vous que contre vous. Et que, rompant le cours d'une flamme nouvelle ', Vous forcez ce rival à retourner vers elle?.

PEEPENNA. ^

N'importe, >servons^la, méritons son amour; La force et la vengeance agiront à leur tour. Hasardons quelques jpurs sur l'espoir qui nous flatte, Dussions-nous pour tout frftit ne faire qu*une ingrate.

AUFIDE

Mais, seigneur...

1 Encore une fois, style de comédie. (V.)

t Embrasser avec excès de joie une voie hrendre service; on ne peut écrire avec plus diAipropriété. C'est un amas de barbarismes. (V.) • Rompre le cours. d'une Jlamme^ autre barbarisme. (V.)

492 SERTORIUS

PBRPENNA.

ÉpargpQons les discours superflus; Songeons à la servir, et ne contestons plus : Cet unique souci tient mon ame occupée. Cependant de nos murs on découvre Pompée ; Tu sais qu'on me Ta dit': allons le recevoir, Puisque Sertorius m'impose ce devoir ^ *

l Dans cette scène Perpenna paraît généreux ; il n'est plus question de l'assassinat de Sertorius, qui fait le sujet du drame. C'est d'ordinaire un grand défaut dans une pièce, soit tragique, soit comique, qu'uB personnage paraisse sans rappeler les premiers sentiments et les premiers desseins qu'il a d'abord annoncés ; c'est rompre l'unité de desseim qui doit régner dans tout l'ouvrage. Nous sommes entrés dans presqa« tous les détails de ces àeux premiers actes, pour montrer aux com* mençants combien il est difficile de bien écrire en vers , pour éviter le reproche qu'on nous a fait de n'en avoir pas assez dit, et pour répondre au reproche ridicule que quelques gens de parti, très mal instruits, nous ont fait d'en avoir trop'dit. Nous né pouvons assez répéter que nous cherchons uniquement la vérité^ et qu'aucune cabale ne nous» Jamais intimidé. Nous reprenons quatre fois pl)is de fautes dans cette édition * que dans les précédentes', parceqûe des gens qui ne savent pss le français ont eu le ridicule d'imprimer qu'il ne fallait pas s'apercevoir de ces fautes. (V.)

* L'in-4» d» 1774.

riN DU SECOND kCTS.

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