‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de P. CorneilleChapitre 39 sur 377 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

DOBANTE, CLITON.

DORANTE, . , -J

Voici l'heure et le lieu que marque le billet. (^ /'^^^

CUTON.

J'ai su tout ce détail d'un ancien valet*.

Son père est de la robe, et n'a qu'elle de lille ;

t Remarquez <}ae le théâtre ici ne reste pas tout à fait vide, et que si les scènes ne sont pas liées, elles sont du moins annoncées. II sort deux acteurs, et il en rentre deux autres ; mais les deux premiers ne sortent qu'en, conséquence de l'arrivée des deux seconds : c'est toujours la même action qui continue, c'est le même objet qui occupe le spectateur. H est mieux que les scènes soient touj<»urs liées : les yeux etresprit en sont plue satisfaits. (Y.)

s Autrefois un auteur; selon sa volonté, faisait hier d'une syllabe, et ancien de trois : aujourd'hui cette méthode est changée ; ancien de ttoin syllabes rend le vers plus languissant ; ancien de deux syllabes devient dur : on est réduit à éviter ce mot, quand on veut faire des vers où rien ne rebute l'oreille. (V.)

Je vous ai dit son bien, son âge, et sa famille,

]\lais, monsieur, ce seroit pour me bien divertir, Si conune vous Lucrèce excelloit à mentir. Le divertissement seroit rare, ou je meure; Et je voudrois qu'elle eût ce talent pour une beure; Qu'elle pût un moment vous piper en votre art, Rendre conte pour conte, et martre pour renard : D'un et d'autre côté j'en entendrais de bonnes.

DORANTE

Le ciel fait cette grâce à fort peu de personnes : 11 y faut promptitude, esprit, mémoire, soins. No se brouiller jamais, et rougir encor moins. Mais la fenêtre s'ou^Te, approchons.

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