SCÈNE v
OLARICE, LUCRÈCE, ISABELLE, & la fenêtre; DORANTE,
CLITON, en bas.
CLARICE, à Isabelle.
Isabelle, Durant notre entretien demeure en sentinelle.
ISABELLE
Lorsque votre vieillard sera prêt à sortir, Je ne manquerai pas de vous en avertir.
( Isabelle descend de la fenêtre, et ne se montre plus.) LUCRÈCE, àClarice.
Il conte assez au long ton bistoire à mon père. Mais parle sous mon nom, c'est à moi de me taire.
CLARICE
Êtes-vous là, Dorante?
1 Cette scène est tout espagnole : c*est un simple jeu de deux femmes, une simple méprise de Dorante, dont il ne résulte rien d'intéressant ni de plaisant, rien qui déploie les caractères ; et c'est probablement la raison pour laquelle le Menteur n'est plus si goûté qu'autrefois. (V.) — La remarque de Voltaire est très Juste; mois ie Menteur est toujours goûté, parceque, malgré ses défauts, c'est une de nos plus agréables comédies. ( P.)