‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de P. CorneilleChapitre 86 sur 377 · ANTIOCHUS, TIMAGÈNE, LAONICE · texte numérisé non relu

ANTIOCHUS, TIMAGÈNE, LAONICE

ANTIOCHUS

Demeurez, Laonice * ;

N'oublions jamais que la pureté du style est d'une nécessité indispoisable. Quand on voit que celui qui conte cette histoire s'interrompt aux mille beaux exploits de cet Antiochus, craint à Végal du tonnerre., et qui donna bataille^ cette interruption, qui laisse le spectateur si peu instruit, lui ôtc l'envie de s'instruire ; et il a fallu tout l'art et toutes les ressources du génie de Corneille pour renouer le fil de l'faitérêt. (V.)

1 La construction est encore obscure et vicieuse ; en se rapporte au frère, et lui se rapporte au Parthe. La difficulté d'enaployer les pronoms et les conjonctions, sans nuire à la clarté et à l'élégance, est tiès grande en français. (V.)

2 Est du style comique. (V.)

3 On ne sait point quel prince ; et Antiochus, ne se nommant point, laisse le spectateur incertain. (V.)

4 On ne sait encore si c'est Antiochus ou Séleucus qui parle ; on ignore même que l'un est Antiochus, l'anUe Séleucus. Il est à remarquer qu'Antiochus n'est nommé qu'au quatrième acte, à la scène troisième, et Séleucus à la scène cinquième, et que Cléopâtre n'est jamais nommée. Il fallait d'abord instruire les spectateurs. Le lecteur doit sentir la difficulté extrême d'expliquer tant de choses dans une seule scène, et de les énoncer d'une manière intéressante. Mais voyez l'exposition de Bajazet : il y avait autant de préliminaires dont il fallait parler ; cependant quelle netteté ! comme tous les caractères sont annoncés! avec quelle heureuse facilité tout est développé, quel art admirable dûxa cette exposition de Bajazet! (Y.)

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