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diminuor nt payor, l'honornblo député verra quo nous ELuTONS réduit dotto du puyx, ob qu'on mêmo tomps un peuple do 4,000,000 d'êmos aurr accompli un dos faits lon plus gigantesques dans l'histoire d'un pays, la construction du chemin do for du Paciliquo d'un océan à l'autre,
Jo &ons quo nous #ominos dans uno position à nous félicitor sur l'état du pays dont tout Cunadion doit ôtro justomont fior, Jo dis, M. l'Oratour, qu'en prévision do cos faits, j'espère quo mon honorable ami roviondra sur l'opinion qu'il a émiso, et qu'il on roviondra à la conclusion quo son nsssortion quo tous los Avantagos sont d'un soul côté demando à Ôtro modifiéo quelquo peu. Jo dois diro, M. l'Oratour, qu'il soruit impossiblo, suivant moi, do trouver aucun pays dans lo monde qui a donné plus do prouves do progrôs ot de prospérité que lo Canada pondant lo temps que nous avons travaillé à la construction do ce chomin, à n'importe quel point do vuo quo vous vous placiez,
J'ai parlé, il y a quelquo tomps, des grands avantages quo les tats-Unis d'Amérique avaient pour attiror la population dans lour pays; mais quels sont les faits ? Ici, en Canada, nous avons pu, aidés par la construction du grand ouvrago national, ot grâco aux offorts do la compagnie ot du gouvornement, augmontor l'immigration venant d'Europe de 50 pour cont, tandis quo nos voisins, les Etats-Unis, n'ont augmonté la lour que do 34 pour cont soulement,
Les rôles sont changés. Chacun eait que les youx du monde civilisé sont dopuis longtemps tournés vers les développements étonnants do la République voisine. Nous savons tous que jamais un pays n’a attiré autant quo lo Canada l'attention du peuple, de Ia prosse ct du gouvernement d'Angletorro. La position que le Canada occupait hier est entièrement changéo, ct aujourd'hui les hommos d'Etat, la presso ct les personnes les plus intelligontos" de co pays attirent l'attention du peuple sur le fait que l'univers no présente pas d’endroits plus avantageux ot plus engagoants pour l'immigration que lo Canada.
Nous avons toute raison de nous enorgueillir de notre position lorsque nous examinons la rapidité avoc laquelle notre population augmente, lorsquo nous regardons au tableau des importations et exportations, et à l'augmentation ainsi qu'au développement des industries du pays. Nous pouvons aujourd’hui rivaliser pacifiquement avec nos volsins les Américains, et leur montrer que ni dans l’un ni dans l'autre de ces grands facteurs du développementet du progrès du pays, nous sommes en arrière d'eux.
J'ai retenu, M. l'Orateur, l'attention de cette Chambre plus longtemps que je me proposais, et si je devais juger de la futilité de mes efforts dans le passé, je terminerais sans
diro rion do plus À mos amis do l'oppoxition, J'ai déjà dit, M. l'Orntour, qu'on oxaminant ln position au point do vuv do l'intérêt du parti, rion no pouvait plus contribuer À main. {onir lo parti consorvatour au pouvoir, quo la pornistunce do la gauche à gnrdor ln position qu'ello a priso concornant co grand ouvrago, J'ai parlé avoc sincérité, ot jo crois qu'il n'y a pas duns l’osprit du grand corps électoral intolligont du pays ot dans Loutos los clusson do la société, do conviction plus formo quo collo do croiro quo lo gouvernomont, mérilo la roconnaissanco du pouplo pour avoir ontropris la construction do ce chomin do for, ot conclu lo contrat sous l'opération duquol lo pays fuit dos progrès si gigantesquon.
Mais, M. l'Oratour, il y a un point do vue plus grand, plus élové, plus important quo l'intérèt d'un parti, at auquel nous dovons nous placer pour oxaminor cetto question, Mêmo à cetto périodo avancéo, je demanderai à mes amis de l'opposition, no tonant pas compto du grand avantage qu'ils on rotiroront ot do colui que nous perdrons, d'enterrer les divisions du passé, do nous unir au sujot de cetto grande quostion nationale sur laquolle se porte aujourd'hui l’attention du Canada, et do travailler de cœur avoc nous à favorisor, augmenter ot accroître la prospérité de notro pays, vu qu'elle pout être sculemont accruo, augmentée et favoriséo par l'action sympathique, commune et unie des doux partis, Je sais quo la proposition que jo fais est plus dans l'intérèt du parti opposé que dans colui de mes amis ; mais, M. l’Ora tour, jo crois que lo temps n’est pas éloigné où le mondo aura la preuve que nous sommes arrivés à uno position que pas un Canadien, quelquo confiant qu'il fût, songeait, il y a doux ou trois ans, à atteindre en aussi peu do temps. Je crois aussi que lo temps n'ost pas éloigné où chaque Canadien, ami de son pays, 8e sontira obligé de s'unir do cœur ct d'âme, dans un effort commun, avec touto l'énergio qu'il possède, pour soutenir cette entreprise gigantosque qui a déjà tant contribué et qui est destinée à contribuer encore beaucoup plus à faire du Canada un pays grand et prospère.