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Lorsque cette législation était soumise à la considération de la législature, vous avez prononcé un discours dont l'ELECTEUR a donné un rapport le 29 décembre 1890, et dont j'extrais le passage suivant :
‘ Nous avions, messieurs, à l'extrémité est du pays un chemin de fer pour lequel la province de Québec a déjà fait des sacrifices énormes, le cheminXle la Baie des Chaleurs. Je ne céderai pas à la tentation de dire ce que je pense de ceux qui ont reçu de l'argent de la Province et du Dominion pour faire ce chemin et qui ne J'ont pas fait. Dans des matières de cette importance, les récriminations sont non seulement inutiles, mais elles deviennent dangereuses, et je n'avancerai pas Ja cause de la prospérité publique en faisant des récriminations dans le moment, Mais le fait st là, tout le monde peut en juger, Par conséquent, je n’ai pas besoin de passer jugement sous ce rapport. Tout ce que je dirai, c’est que ce chemin a reçu un subside de 10,000 acres de terres pour 180 milles,ce qui faisait 1,800,000 acres de terre : à 35 cents pour la première moitié, voyez la somme énorme d'argent que cela Eee Le gouvernement fédéral, de son côté, à accordé un subside de & 3,200 par mille, et pour comble de malheur, les deux gouvernements ont consenti à replier les subsides de la seconde partie du chemin sur la première partie. Quand nous avons eu le rapport que la première partie était faite, nous avons payé, comme le gouvernement fédéral, tous les subsides. De sorte que l’autre moitié est maintenant complètement a découvert. Non seulement cela, mais le chemin n'ayant pas été exploité, ni utilisé depuis deux ans, les travaux sont dans un état désespéré, les “culverts ” sont menacés de s’en aller, les “ ties ? ont quelquefois été enlevés par les eaux. Le terrassement est beaucoup moins bon qu'il ne l'était, on le comprend. De sorte qu'il faudra encore dépenser des sommes considérables pour mettre en bon état la partie du chemin sur laquelle le repliage a été fait, c'est-à-dire sur laquelle un double paiement de subsides à été fait, Nous sommes décidés de faire un nouveau sacrifice. Il reste encore quelques milliers de piastres dues aux ouvriers et aux cultivateurs qui n'ont pas pu être payés, malgré la générosité de l’Assemblée Législative à la dernière session, comme vous le verrez par les états qui ont été mis l’autre jour devant la Chambre. Nous n'avons pas pu tout payer, soit parce que nous n'avions pas assez d'argent, et c’est la raison principale, soit parce que la preuve des réclamations est arrivée trop tard. Nous vous demandons ua subside de 800,000 acres de terre pour finir ce chemin, en sus des 350,000 pour construire le pont sur la rivière Cascapédia. Nous espérons faire un marché avantageux avec des personnes riches, ou des compagnies puissantes. Fasse le ciel que nos espérances, cette fois, se réalisent et que nons ne soyions pas trompés de nouveau ! Mais, à tout événement. nous allons redoubler de précautions, nous alions agir avec plus de prudence que jamais, et nous allons essayer de terminer ce chemin de fer j jusqu ‘au bassin de Gaspé, afin d'atteindre la navigation de l'Atlantique, ”
Vous avez aussi dit, d'après L'ELECTEUR du 21 novembre 1890, dans un discours prononcé sur la motion faite par M. A. F. Carrier, M. P. P., pour demander la production de papiers relatifs au chemin de fer de la Baie des Chaleurs, ce qui suit :