‹ Chemin de fer de Lévis et Kennebec et ses embarras [microforme]Chapitre 2 sur 11 · FA HE · texte numérisé non relu

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nous entrâmes en société, non pas pour construire le chemin de fer, mais pour entreprendre un sous-contrat de M. Hulbert afin de fournir les traverses et le bois pour 30 milles du chemin, et nous nous trouvâmes engagés au montant d'environ $30,000, pour le paiement desquels nous devions avoir recours à M. Hulbert, et par son entremise, à la Compagnie du Chemin de Fer de Lévis et Kennebec.

M. Hulbert fut malheureux dans ses contrats et ne put faire honneur à nos réclamations, et il ne restait plus de fonds à la Compagnie, de sorte que (dépourvus de ressources nous-mêmes) nous dûmes faire en dehors des efforts pour nous rembourser, En janvier, 1873, Larochelle et Scott firent un arrangement avec M. Hulbert, par lequel ce : monsieur consentit à abandonner totalement le contrat, et nous devions lui être substitués. L'entreprise de la première section (30 milles) nous fut concédée par la Compagnie, nons, nous engagcant de notre côté à construire cette saction du chemin, et à accepter comme nos profits son exploitation pendant vingt ans. (Ce bail fut subséquemment prolongé à 99 ans sur tout le parcours de la ligne, 90 milles.)

Les chemins à rails de bois n'ayant pas répendu au but que l’on s'était proposé en les construisant, l’idée de construire ce chemin avec des rails de bois fut abandonnée, et je préparai un prospectus pour un chemin de fer, pensant que je n'avais qu’à me rendre sur le marché de Londres pour me procurer tout le capital dont j'avais besoin, dans l'espace de quelques jours. Je partis pour l'Angleterre en mars 1873, et dans l'intervalle, grâce à la générosité de M. Jas. G. Ross, de Québec, qui nous avancça les fonds suffisants, nous fümes en état de liquider la plus grande partie de notre passif.

Rendu à Londres, je constatai qu'il m'était. complètement impossible de négocier les bons d’un chemin qui, en

réalité, n'avait rien à donner comme garantie à part la mince somme de $2,870 par mille, souscrite ici par le Gouvernement et par le peuple. Après avoir passé environ quatre mois à Londres, fesant tous mes efforts pour négocier un emprunt, je revins au Canada, n'ayant nullement atteint mon but, mais laissant la négociation dans les mains d'un ami personnel, M. J. W. Cunningham, qui s’engagea à faire de son mieux pour négocier l'emprunt voulu. L'on verra plus tard comment il réussit à remplir son engagement.

Aussitôt après mon retour au Canada, j'entrai en pourparlers, par l'entremise de M. Hulbert, avec des personnes de New Vork, et m'assurai de 600 tonnes de rails de fer, et d'une locomotive, qui nous permirent de poser six miles de la voie. Pour le paiement de ce matériel, des bons du chemin furent donnés comme garantie collatérale, avec l'entente que le montant pour lequel nous étions responsables, serait payé lorsque nous aurions négocié notre emprunt en Angleterre.

Pour nous mettre en état de payer le frêt, et de poser les rails, nous empruntâmes de l'argent, nous reposant sur notre succès en Angleterre pour le rembourser. En octobre 1878, M. Cunningham me télégraphia de me rendre en Angleterre, disant qu’il espérait pouvoir procurer des fonds pour nous permettre de continuer. Je partis par le steamer suivant, et à mon arrivée fus présenté par lui à John Langham Reed, Ecuier, contracteur et agent de change, qui s’occupait de l'examen de notre projet, et après m'être renseigné aux meilleures sources de la condition de M. Reed, et avoir reçu le meilleur rapport de son caractère comme homme d'honneur, et en état de pousser notre projet, j'entrai en arrangement avec lui (sujet à son approbation par la Compagnie) pour qu’il nous fit des avances afin de continuer les travaux, et en vue de notre position critique, } »btins de lui la somme de £1,500 sterling pour

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transmettre par dépêche télégraphique, nous mettant en état de payer notre main d'œuvre, etc. et de nous sauver de la banqueroute,

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