‹ Chemin de fer de Strasbourg à BâleChapitre 26 sur 28 · fr. —21.928 fr · texte numérisé non relu

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II est probable que ces chitl'res de produit brut ont continué de progresser. Pendant onze ans qu'a duré leur isolement, le rendement kilométrique des chemins de fer d'Alsace s*est élevé de 14,000 francs à 20,000 francs, et, onze ans plus tard, son accroissement était de 80 0/0.

Nous avons vu plus haut que l'action si dépréciée du chemin de fer de Mulhouse à Thann était admise dans la fusion avec la Compagnie de TEst à sa valeur au pair de 500 francs, portant un intérêt de 5 0/0 et remboursable à 650 francs ; que l'action du chemin da fer de Strasbourg à Bàle, qu'on ne pouvait placer au pair à 350 francs, était admise dans la fusion à 385 francs, portant intérêt de 5 0/0 et remboursable à 487 francs.

Tous ces chiffres méritent attention. Ils justifient la confiance que M. Nicolas Kœchlin avait dans l'avenir des chemins de fer d'Alsace. Ils justifient aussi la part légitime de profits que leur capital finit par obtenir. Il est triste de penser que M. Nicolas Kœchlin est décédé à soixante et onze ans, en 1852, la veille même du jour où son entreprise patriotique devait apparaître sous un jour avantageux, après avoir été pour lui une source de chagrins qui ont abrégé sa vie.

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