GEO. STEPHEN
Cette dépêche avait pour but de former la base d'une entente future, et on trouva qu’elle était la meilleure expression des conditions de l’arrangement auxquelles les deux compagnies pour. raient s’en rapporter, Elle a été signée, comme on peut le voir, par Sir Henry Tyler au nom de la Compagnie du Grand Tronc, ét par George Stephen au nom de la compagnie du Pacifique Canadien. Elle a été aussi signée après plusieurs jours de négociations, aux bureaux du Grand Tronc ; et étaient présents à ces négociations trois directeurs du Pacifique Canadien, savoir:—M. P. du P. Grenfell, M. H.S. Northcote, M. C. D. Rose, ainsi que M. Stephen, le président.
On crut que les Gérants Généraux se verraient et prépareraient, sur le champ, un projet d'arrangement devant être soumis à l’approbation finale des deux bureaux de Direction, les grands traits de l'arrangement ayant été si clairement définis par les ordres contenus dans la dépêche ci-dessus.
Le Bureau du Grand Tronc ne reçut aucun avis de dissentiment de la part des Messieurs Américains et Canadiens ayant des intérêts dans le Pacifique Canadien, et on eut tout lieu de croire que tout marchait avec pleine entente, jusqu’à hier après-midi, lorsqu'on remit au Bureau de la Compagnie du Grand Tronc la lettre suivante de M. Stephen, savoir :
(COPIE
“© BARTHOLOMEwW House, Lonpres, ‘16 Avril 1883.
‘CHER Monsieur,
‘Je regrette d'avoir à vous apprendre que: nos’ efforts réunis pour harmoniser les intérêts des Chemins de Fer du Grand Tronc et du Pacifique Canadien ont été, je le crains, pour le moment du moins, sans résultat.
‘ Depuis l’envoi de notre dépêche conjointe aux deux Gérants Généraux, j'ai Correspondu activement, par télégraphe, avec mes collègues du Canada et de New York. Un message reçu aujourd’hui parait dire que ce que je crains doit être considéré comme la conelusion à laquelle ils en sont arrivés, ce qui, je regrette de le dire, est contraire à l’arrangement proposé et à son exécution actuelle.
“ Je n'ai pas encore reçu de réplique à un dernier message que j'ai dépêché en réponse, mais comme je ne peux espérer qu'il
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puisse changer la décision, je crois bon de me hâter de communiquer avec vous. Il nous servirait de rien d’entrer dans les détails de toutes les objections qu’on a pu poser, à part de la mention du fait que le contrôle du Chemin Ontario et Québec, contrairement à mon attente, ne peut passer entre les mains de la Compagnie du Grand Tronc.
‘ Dans tous les cas, je peux vous assurer que je ferai tous mes efforts pour maintenir les relations les plus amicales avec votre Compagnie en autani que les intérêts du Chemin de Fer Pacifique Canadien me le permettront.
‘* Je suis, cher monsieur, ‘ Votre tout dévoué, (Signé :) GEO. STEPHEN.
‘© Président C. P. R “ Sir Henry TyLer, etc. etc.
Président du Chemin de Fer du Grand Tronc.
La réponse suivante de Sir Henry Tyler à été adressée à M. Stephen aujourd’hui, savoir :
(COPIE
‘ Dasawooo House, “9 New Broan SrReer,
“ Lonpres E. C., 17 avril. 1883.
“ GEo. STEPHEN, Ecr.,
‘ Président du Chemin de Fer ‘* du Pacifique Canadien.
‘* BARTHOLOMEw House.
% CHer MONSIEUR,
‘ J'accuse réception de votre lettre d'hier, qui fut reçue aux Bureaux du Grand Tronc à 3.10 et qui m'’a été remise à la campagne à 5.40 P. M. Je suis peiné de voir que vous ne soyez pas en état de mettre à exécution les arrangements auxquels, je crois, nous en sommes arrivés tous deux et qui ont formé le fond d’une dépêche conjointe contenant nos instructions aux Gérants Généraux des deux (Compagnies au Canada.
‘ Je demeure, ‘ Votre tout dévoué, .
(Signé :) CH. W. Tyzer.”