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te eme mem om me tn ne pen db pp pe ce dde nee de dite du ee péeanu
en 1871, la même position qu’il a maintenant, le programme de la construction d'une grande ligue de chemin de fer qui devait relier les deux océans qui forment les limites est et ouest de la confédération canadienne, reçut l'approbation de cette Chambre. Non-seulement ce programme reçut l'appui de la grande majorité du parlement du pays, mais en termes formels les moyens à l’aide desquels cette en:
treprise devait être executée furent incorporés dans une résolution et soumis à la considération du Parlement. Ilfut proposé par le regretté sir Ceorge Cartier :
# Que le chemin de fer auquet il est fait allusion dans l’adrosse à Sa Majesté relativement à la convention conclue avec la Colombie anglaise,et sanctionnée par cetie Chambre, samedi, le 1er avril dernier, soit construit et exploité par une compagnie particulière et non pur le gouvernement fédéral, et que lasubvention du gou vernement qui devra être accordée pour assurer je succès de l’entreprise, devrait se composer de telles concéssions libérales de terres, et de telle subvention en argent et autres aides, qui ne pèseront pas trop sur l'industrie et les ressources du Canada, - et que le Parlement du Canada pourra déterminer à l'avenir.
M. BLAKE.—-C'est la résolution soumise en premier lieu.
Sir CHARLES TUPPER. C'est la résolution primitive, etelle a été amendée afin de déclarer plus fortement que l’ouvrage n’entrainerait pas une augmentation de l'échelle de taxation. J'étais sous limpression que la résolution que j'avais sous la main était la molion primitive telle qu’elle a été adoptée.
L’honorable monsieur conviendra avec moi qu'elle définit le mode d’après lequel le chemin devait être construit. Maintenant, quoique des honorables membres de cette Chambre, quoique ïes deux grands partis représentés en cette Chambre puissent différer d'opinion quant à la construction du chemin de fer et quant aux moyens
nent ee
propres à assurer son achèvement,.
la Chambre a 616 unanime sur ce point, parce que les honorables.
messieurs qui représentaient alors l'opposition dans cette Chambre, ont appuyé une résolution présentée en amendement à la nôtre par M. Dorion, juge en chef aujourd'hui, déclarant que le chemin ne serait pas construit autrement ; les mots ‘et pas autrement ?
étaient ajoutés à la résolution dans le but de mettre le gouvernement dans l'impossibilité d'assurer la construction du chemin autrement qu'au moyen d'une compagnie.
particulière aidée d’une concession de terres et d'une subvention en argent. Et tandis que la résolution.proposée par sir George Cartier, déclarant que le ‘chemin serait construit de cette manière, recevait l'appui de tous les députés de la droite, l’affirmätion encore plus forte proposée par M. Dorion, que l'ouvrage ne serait pas exécuté autrement, reçut, je crois, l'appui de tous les députés de la gauche.
Donc, je crois pouvoir dire que ce.
programme du parlement a été formellement approuvé dans les résolutions qui figurent dans les.
journaux de 1871. Plus tard, en.
1872, il devint nécessaire de déclarer en termes précis quelle aide le gouvernement se proposait d'offrir, en vertu de cette résolution,.
pour la construction du chemin de.
fer. Les journaux de 1872 montrent que le parlement, par un vote donné en pleine connaissance de cause, et à une très grande majorité, plaça à la disposition du gouvernement $30,000,000 en argent,et 50,000,000 d’acres de terre pour la.
construction de la ligne mère ; une.
concession. additionnelle de 20,000:
acres de terre par mille pour l’embranchement de Pembina, long de 85 milles et de 25,000 acres de terre par mille pour l'embranche-ment de Nepigon. Je puis rappe-.
Jer à la Chambre que l’on #atten-{nenis et influents dans le pays, dait,—ainsi que cela pourra peut-|dans la finance et le commerce,—se
être encore être le cas—à ce que la ligne duchemin de fer du Pacifique du Canada, de Nipissingue vers l’ouest, passerait au nord du lac Nepigon, et le: Parlement voulut pourvoir, par un vote de vingtcinq mille acres de terre par mille, pour 120 milles, à la construction d’un embranchement devant relier le lac Supérieur à la ligne mère.
Or,ces conditions donnèrent lieu
rendit en Angleterre, qui était, à celte époque du moins, le grand marché monétaire de lunivers,et ils épuisèrent tous les moyens en leur pouvoir pour obtenir l'appui des capitalistes afin de pouvoir mener leur entreprise à bonne fin.
Si ma mémoire ne me fait pas défaut, l'honorable chef de la dernière administration, en plus d’une occasion exprima l'espoir que cette en-
à beaucoup de discussions dans laltreprise réussirait. Il exprimait Chambre, et au dehors. Et le gou-|toujours son intime convicbion que
vernement fut appuyé par la majorité, qui mit à sa disposition le montant d'argent ct l'étendue de terres qui devaient assurer la construction du chemin de fer du Pacifique canadien. Mais le terme de ce Parlement étant expiré; il y cut dissolution de la chambre et appel au peuple; après que cette question eutété débattue dans le public, les élections donnèrent au gouvernement une majorité très suffisante qui fut élue pour appuyer et sanctionner le programme que la Chambre avait adopté relativement à l'argent et aux terres publiques que le gouvernement était autorisé à utilisér pour assurer l'exécution de ces travaux. Et puis, fort de la sanction de la Chambre, fort de la sanction du peuple de ce pays, qui avait approuvé ce que la Chambre avait fait, le gouvernement passa un contrat avec un certain nombre de capitalistes, lesquels choisirent «subséquemment sir Hugh Allan comme président de la compagnie organisée poux construire le chemin de fer du Pacifique canadien aux conditions que je viens de mentionner à la Chambre, et ce monsieur,de concert avec quelquesuns de ses associés—et il est inutile pour moi de rappeler à la Chambre que la compagnie comptait un certain nombre d'hommes des plus
les moyens étaientinsuffisants pour assurer le succès de l'affaire, mais je crois qu’en plus d’une occasion, ilexprima le patriotique espoir, que ces messieurs réussiraient à obtenir des capitaux pour l'exécution de cette grande entreprise. Alors, monsieur le président, il s'ensuivit des conséquences très facheuses ; le gouvernement fédéral du temps essuya une défaite électorale jet les moyens placés à sa disposition pour l'exécution de la grande °ntreprise qui lui avait été confiée s'étant trouvés tout à fait insuffisants, le gouvernementsuccomba,aussi,sous la pression exercée par les honorarables membres de la gauche.
C’est un sujet qui n'est pas très agréable et sur lequel jene m'appesantiräi pas plus longtemps qu’il n’est nécessaire, pour en arriver à l'administration qui nous succéda sous la vaillante direction de l’ho
horable céputé de Lambton. Maintenant, j'ai diten plus d’une occasion que, dans mon opinion, vu que la seule autorisation donnée par le parlement pour la construction du chemin de fer du Pacifique canadien exigeait qu'il fût construit par une compagnie particulière aidée par une concession de terres et une subvention en argent, et va que la résolution contenant cette äéclara-
expérimentés, des hommes émi-ltion,ainsi que l'honorable chef de
l'opposition me l'a rappelé, contenait aussi la déclaration que cette aide n’augmeuterail pas le tarif, et vu que le mimstre des finances du gouvernementavaitde suite annoncé au parlement le fait qu'il allait y avoir un déficit considerable entre les dépenses et lé revenn, il devint visible que les travaux ne pourraient Ôtre poussés, excepté en coutravention à Ces deux propositions. J'ai déja dit et je le répète que, dans mon opinion, l'honorable chef du gouvernement d'alors aurait été justifiable de déclarer qu'il était obligé de retarder la construction du chemin de fer du Pacifique canadien. L'honorable chef actuel de l'opposition a différé d'opinion avec moisur ce point, et comme paifois nous sommes obligés de différer d'opinion sur des questions soumises à la considération de la Chambre, je suis libre de reconnaître que, bien que mes opinions ne soient pas aussi tranchées que les siennes, quant au devoir qui incombait à l'honorable député de Lambton, comme chef du gouvernoment de 137%, les opinions que ce dernier a formulées, le programme qu'il a adopté, et les déclarations qu'il a faites, tant dans cette enceinte qu'au dehors, quaht à son attitude relativement à la construction du chemin de fer du Pacifique canadien, étaient éminemment patriotiques, au grand honrieur de l’honorable monsieur. (Car, monsieur le président, il s'est engagé le plus formellement possible à pousser cette voie ferrée, malgré les difficuités qui étaient survenues, malgré les difficultés insurmontables
ui se sont présentées ; l’honorafe monsieur s'est présenté à ses commettants—je.ne dirai pas qu'il s’est présenté seulement à ses commettants—il en à appelé à tout le Canada, il en a appelé à la popula-
tion du pays le plus formellement possible à un premier ministie de formuler son programrine,et cela il l'a fait par un mantifeste sous sa propre signature. La Chambre me permettra peut-être d'attirer son attention sur quelques déclarations très importantes contenues dans ce manifeste ; l'honorable monsieur, s'exprime ainsi: Nousdevous faire te face à la difficulté imposée au Ca- ‘nada par les engagements témé- ‘raires de l’ancienne administra ‘tion, relativement au chemin de “ fer du Pacifique, en vertu des- ‘ quels elle à engagé Iles terres et “les ressources de Ce pays, pour le commencement de cette entrepri- “se gigantesque, en juillet1873, et ‘ pour son achèvement en 1881.” L’honorable monsieur n'avait appliqué le mot ‘ téméraire ” qu'à la période restreinte que nous nous étions fixée pour l'achèvement de l’entreprise et non à l’entreprise elle-même. L'honorable monsieur disait encore : “ Le contrat a déjà ‘été violé, plus d’un milion de dol- ‘jars a déja été dépensé en explora- “tions, et aucun tracé particulier “n'a élé fixé. Il est littéralement impossible, ainsique 22" l'avons ‘toujours dit,de remplir les condi- “tions du marché. Il nous faut “faire des arrangements avec la ‘ Colombie anglaise pour obtenir “les modifications des conditions “qui puissent nous donner du ‘temps pour terminer les explora- ‘tions etpour pousser plus tard les “‘travæux avec autant de rapidité “ que les ressources du pays fe per- ‘ mettront etsans augmenter beau.
‘ coup le fardeau des taxes.
M. MACKENZIE. Très bien ! très bien! . |
Sir CHARLES TUÜPPER. Très bien! L'honorable monsieur continuait en disant que ‘‘ le'gouver- “nement était obhgé en même “ temps d'établir quelque moyen de ‘communication à travers le conti-
nan
“nent, et que son programme sc- &rait de relier les énormes nappes “d'eau offrant de magnifique
“communications an moyen de l:
navigation, par des lignes de che- “mins de fer jusqu'aux Montagnes “ Rocheuses, évitant ainsi pour le “présent la construction de 1300 “ milles de chemin de fer, qui de- ‘vraient coûter de soixante à qua- ‘tre vingt millions de piastres, ‘et utilisant les ressources du pays ‘ pour la construction de ces chai- “nous, et qu'il tâcherait de faire ‘de ces grands travaux un auxili- ‘aire au développement de l'émi- ‘gralion sur une grande échelle, ‘et à la colonisation et au dévelop- “ pement de ces territoires riches ‘et fertiles, sur lesquels nous “* fondons nos plus chères espéran- “ces pour l'avenir du pays.” Maintenant je suis certain que la Chambre voudra bien m’excuser si je lui expose,dans les termes énergiques et éloquents du chef de ce gouvernement, l'opinion qu'il avait sur les devoirs qui incombaient à son administration et sur les espérances que cette ligne de conduite lui faisait entrevoir. Subséquemment, l'honorable monsieur, dans un discours à Sarnia, formulait en core plus fortement le programme dont il avait tracé les grandes lignes dans son manifeste. Il disait:
“ Vous n’ignorez pas que lors des débats
sur le projet de loi, je me suis opposé aux dispositions qui avaient trait à la construction du chemin de fer dans un délai de dix ans. Près de irois ans s'étaient écoulés alors et nous étions obligés par le contrat de le terminer dans l’espace de septans et trois mois. Il était essentiel pour la colonisation, afin de développer les regions où nous avons de grandes richesses encore inexploitées. "
Je crois qu’il faisait allusion aux riches régions minières de la Co lombie anglaise. |
‘“ Sans ces communications ilest impossible de développer beaucoup les ri-
chesses du pays. Il sera du devoir de l’administration, en premier lieu, d'établir
dos communications entre lo lac Supériour ot les Montagnes Rochouses et on même Lemps ? — etai ,ost très significalit— « de là à l'Océên Pacifique etan versant Occidontal. Si nous déirons rendre cos régions accessibles, c'ost-à dire la Coloinbic anglaise et les Lorriloirix, du Nord- Ouest, fl nous laut élablir ces\,communications. ?* x
Je ne crois pas qu'il, soit nécei.
saire d’argumenter bien longtemps pour démontrer que l’honorable monsieur se proposait de construire un chemin à la Colombie anglaise et un antre dans la prairie de ce coté-là et qu’il n’y aurait aucune difficulté dans la construction des tronçons intermédiaires. 1l disait :
# ]l scra nécessaire de compléter notre grande route nationale à travers le continent, el je crois qu'il gcra du devoir du gouvernement, comme ce sera son désir, de mettre à exécution tout projet qui pourrait avoir pour effet d'amener ce résultat. ” ,
Maintenant, il y a d'autres moyens de connaître le programme d’une administration que celui qui se trouve dans les déclarations des principaux membres de cette administration, et l'un de ces moyens estla lecture des journaux, organes du gouvernement.
Si mon honorable ami, le chef de l'opposition,ne veut pas me permettre d'interpréter ainsi les paroles du chef du gouvernement d’alors, peut être ne s’opposera-t-il pas à ce que j'expose ici l'interprétation donnée à ses paroles par l'organe de ce gouvernement, Je lis dans un journal, le Globe de Toronto, qu'il a été affirmé :
« Que le cabinet de M. Mackenzie a abandonné le chemin de fer du Pacifique canadien, Rien n'est plus contraire à la vérité. Le discours de M. Mackenzie, à Sarnia, a donné distinctement à entendre quelle est la ligne de conduite qu’il a l'intention de suivre, et des déclarations subséquentes ont expliqué et développé toutes les idées qui avaient alors été suggérées, Il n’y a pas de doute sur la question de savoir si le chemin de fer du Pacifique doit être construit ou non. Cette question a éfé
irrévocabloment régléo dans l'aflrmative otil n'y a pas un soul hommo d'Etat au Canada qui voudrait s cugfgur À soutenir le négative sur ce point,’ Tout le monde s’ontond à cot égard. Consultez Loute lu ropulation du Canada et il sera prouvé que deux üuostions sont réglées : l'une osl que Jé ain de fer doil être construit dous un délai aussi court quo possible, ot J'autre est que tout co qui peut êlro fait raisonnablement pour hâtor l'achèvoment des travaux, doit tre fait el accordé. Ces deux points sont énergiquement admis par los nouvoaux ministres et sont tout à fait on dehors des régions do la controverse, ?
Maintenant, j'ai demontré, nonseulement que la Chambre a affir mé que nous devions avoir un chemin de fer du Pacifique canadien, non-seulement que la Chambre avait pris une décision relative ment au mode d'après lequel elle désirait que le chemin de fer fût construit, mais J'ai de plus démontré que lé gouvernement qui a succédé à celui de mon très-honorable ami s'est engagé dela faëÿon la plus directe et la plus complète, non seulement à exécuter ce grand ouvrage, si essentiel au développement du pays, mais à l’exécuter aussi rapidement que possible en tenant compte des ressources du pays. L'honorable monsieur luimême a dit en cette Chambre :
‘“ Pormettez-moi de dire,en ce qui concerne les travaux, que j'ai toujours été partisan de la construction d’un chemin de fer à travers le continent, mais je n'ai Jamais cru que nos moyens nous permissent de mettre ce projet à exécution, dans la période de temps dans laquelle l'honorable monsieur a engagé le parlement et le pays à l’exécuter. Je crois que les tra.
vaux devraient être poussés avec toute la vigueur possible, mais le temps est un élément important.”
J’ai répété à la Chambre quelques-unes des declarations extraparlementaires de l'honorable monsieur, et je me propose maintenant d'attirer son attention sur quelques autres exposés, encore plus clairs et plus formels, de son programme relativement à cette
en 24 mn came een ee moe mRn ones
importante question, exposés faits en saqualité de premier ministre du pays, dans l'enceinte du parloment. En 1874, l'honorable monsieur présenta un projet de loi aux fins de pourvoir à la construction du chemin de fer du Pacifique canadien, et dans un discours très-habile et très complet, il a expliqué trèslonguement ses opinions qui représentaient en même temps les opinions du gouvernement. Il a décla:
ré, comme on peut le voir par les débats du 12 mai 1874 :
‘ Lin lâche nous incombe de préparer un grand projet pour remplir 16s oblign.
tions qui nous ont été imposées par la décision dn parlement à ce sujet, Je me suis opposé au projet primitif lors de son adoption, vu que, dans moû opinion, ce prôjet me semblait impraticable duns 1e dé.
lai proposé, et impraticable aussi avec les moyens dont on pouvait disposer pour sa aise à exécution. "” .
Je désire attirer l’attention de la Chambre eur la déclaration for.
melle faite en Chambre par l’expremier ministre, à l'effet que les moyens placés à la disposition du gouvernement, par ses prédéces-:
seurs, $30,000,000 en argent, et 54,000,000 d’acres de terres étaient tout-à-fait insuffisants pour assurer l'exécution des travaux. Puis l'honorable monsieur ajoutait ;
#“ Jen’ai pas chungé d'opinion, mais, comme membre de l’administration, je suis tenu de faire tous mes efforts pour découvrir les moyens en notre pouvoir pour remplir suivant l'esprit, sinon à {a lettre, les obligations qui nous sont impo:ees"par le pacte d'union, car c'était un pacte d’u.
nion avecla Colombie anglaise, ”
Je suis certain que la Colombie anglaise sera très heureuse qu'on lui rappelle que le chef de l’opposition a affirmé que c'était un véritable pacte d'union avec la Colombie anglaise. I! continuait :
# Nous avonsété obligés d'entrepren.
‘ire de prouver la bonne foi du pays et de faire quelque chose qui permit au Parlement d’executer suivant l'esprit de la convention, sinon à la lettre, l'entreprise scrieuse qui consistait à construire le che-
entente made des mu
min de fur jusqu'aux rives do lu Colombio anglaise, ‘Las conditions lgalos sont cxactos ; nous sommes Lonus, dans un délai spécifté dé construire un chemin dovani rolier le résouu dos chemins de for d'Ontario à l’est, et la côte du Paciliquo à l’ouest, Il y à uno obligation moral aussi bien qu'une obligation légulo, Nous croyions d'abord qu'après avoir ou ls temps de considéror co que’nous avions à faire, que la moilleure ligne do conduite à suivre, en attendant, serait de nous en- ‘tendre avec lo gouvernement local de ia Colombie anglaiso, et de.tâcher d'appren- -dre do lui s'il ÿ avait moyen qe conclure quelque arrangement quinous pormil d'obtenir un délai pour l’exécution des travaux que nous étions tenus (dl'entreprendre, Dansce but, un deléguë fut envoyé comme représentant de co gouver- ‘nemont auprès de cctto provinces, Gt, pendant lo cours do ses négociations avec le gouvernement local, il devint apparent, comme plusicurs députés de l'Ile do Vancouver l'avaient rendu apparent en Chambre, qu'il était excessivement important dans leur opinion que le’ chemin fui immédiatement commoncé à Esquimailt et qu'il traversât l'ile jusqu’à un point où il devrait ultérieurement traverser Narrows.
Pour ma part j'aurais consenti volontiers, pourvu que le gouvernement local eût élé -disposé à faire de nouvelles conditions nous accordant une extension du délai, à commencer aussi promptement que possible la construction de la partie du chemin ‘qui devait traverser l’île ; mais il devint -évident que les autorités locales étaient décidées à s’en tenir strictement aux conditions de l'Union et à demanrler leur ac- ‘complissement complet et rien de moins ; j'étais et je suis fortement d'opinion que cette Chambre et le Canada étaient disposés à remplir les conditions et rien de plus. Agissant d’après l'impression que c était là une représentation fidèle de l'opinion du pays, qui devait payer l'exécution de ces énormes travaux, nous avons donné instruction à M. Edgar, qui a été nommé pour représenter le gouvernement dans cette affaire, de dire que le gouvernement serail.prêt à entreprendre immédiatement le commencement des travaux sur l'ile, à traverser cette dernière vers le nord dans la direction du pont de traverse, de pousser les explorations sur la terre ferme, à construire nn chemin passable le long de la croupe, à établir une ligne télégraphique le long du chemin, et aussitôt que les travaux pourraient être Aonnés à |'entreprise, à dépenser un million et demi chaque aunée dans la province, Je nè suis si
l'offre aora ançgoplée où non, elen altondant il est absolument nécossuire quo le gouvoruomont soit autorisé À procéder ait commencumont deg travaux de tolle façon qu'il croira pouvoir êtro acceptée par lo pays on géntral et par les hommes raigonnables duns la Colombie anglaise. ”
Maintenant, je n'ai pas besoin do rappeler à la Chambre que cetto question a él6 délérée au gouvernemont impérial par la Colombis anglaise, et que lord Garnarvon a soumis à la considération dft gouvernement fédéral son opinion sur ce qui devait être fait ; cette opinion était que pas moins de deux millions, — en sus de ce que nous devons dépenser dans l’île de Vancouver, la ligne télégraphique, le chemin carrossable et toutes les autres considérations, —devraient être dépensés annuellement par le gouvernement dans la Colombie anglaise. Lorsque l’honorable monsieur soumit ses résolutions en 1874, comme je soumets aujourd'hui mes résolutions, il disait :
4 Nous proposons, par ces résolutions, de demander à la Zhambre de sanctionner les propositions générales, En premier heu, nous devons demander à la Chambre l'autorisation complète de procéder à la construction du chemin d'après les conditions de l'Union avec la Colombie anglaise, parce que nous ne pouvons nous affranchir de cette obligation sans le consentement des parties contractantes, et que nous sommes en Conséquence tenus de faire tous les arrangenients que 11 Chambre nous donnera le pouvoir de faire, de remplir suivant l'esprit, et autant que nous le pourrons Suivant la lettre, les obligations qui nous sont i nposées par la loi. La section de la Colombie anglaise devra naturellement être pressée aussi rapidement que possible, car il est essentiu!
de ne pas violer lesprit ni autant que possible la lettre de la convenuon. J’attribue beaucoup d'importance à ce que l'on puisse placer ces colons dans toutes les parties du pays et le remplir d'habitants, ce qui est la seule chose qui puisse ulté.
rieurement donner une valeur commerciale au chemin ou développer la prospérité du pays. On remarquera que dans ces résolutions, comme je l'ai dut, le gouveruèment pourvoit à la soumission de ces contrats au Parlement. Elles pourvoient
aussi àcoquo lo gouvernement ait lo pouvoir de lancer des nrohositions pour la construction du chemin sous Î6 contrôle direct du gouvornement,
L'honorable monsieur proposait que le Pacifique canadien fût construit sous le contrôle direct du gouvernement ; dans le cas où il n'y aurait pas eu de proposition et dans le cas où l'on ne pourrait mettre à exécution le programme
tdu Parlement, qu'il devait être construit par des compagnies particulières aidées par une subvention en argent et en terres. En 1875, l'honorable monsieur ayant eu occasion de considérer les propositions qui étaient incorporées dans son projet de lui, sur lequel j'attire. rai l'attention de la Chambre plus spécialement, à une époque ultérieure, obtint de la Chambre l’au-
torisation de procéder immédiate
ment à la construction du chemin de fer sous la direction immédiate du gouvernement, car il ne pouvait l’obtenir d’une autre manière.
Ayant obtenu de la Chambre l’autorisation de donner, non seulement dix mille piastres en argent par mille, pour chaque mille entre le lac Nipissingue et les rives du Pacifique, et vingt mille acres de terres par mille, il donna de plus 810,000 en argent par mille pou." l’'embranchement de Pembina, & 7ant une longueur de quatre-vin,‘t-cinq milles,et 20,000 acres en terrtins par mille, pour l’embranch.ment de la Baie Georgienne, lonz de quatre vingt-cinq milles ; et 1l accorda de plus la somme ‘ additionnélle de quatre pour cent d'intérêt pendant vingt-cinq ans pour telle somme qui pourrait être nécessaire afin d'assurer l'exécution des travaux. Maintenant, l’honorable chef du gouvernement d'a.
lors déclara franchement à la Chambre, dès le commencement, .que les conditions préalablement posées en 1872 et incorporées dans
le contrat conclu avec la compagnie Allan en 1873, étaient complètement insuffisantes, et qu'il était nécessaira, pour prouver la honne foi du pays. et pour que l'honneur et les intérêts du pays fussent sauvogardés, que le chemin de fer fût construit. Il demanda et obtint du Parlement une augmentation considérable des moyens qui avaient été préalablement accordés par le“Parlement pour l’exécution des travaux. En 1875, après une année d'expérience, il vint à la Chambre et fit la déclaration suivante :
“ Nous nous sommes bornés à faire nivelcr la ligne parce que aous avons pensé qu'il était à propos d'en agir ainsi, et de ne pas pousser :a chose plus loin, avant d'en arriver à un contrat général pour la.
hgne entière, à l'endroit où nous nous proposons (le la’construire, ce qui couvra la plus.grande partie de la dépense de construction. Pour la même raison, nous nous hornons seulement au nivellement età la construction des ponts de Fort William, à Shebandowan, etau même genre d'ouvrage du Portage du Rat à la Rivière Rouge. ” , ,
On voit encore que l'honorable monsieur représente comme son programme et comme le programme du Parlement de 1874, comme cela avait été le programme du Parlement de 1871 et 1872, que les.
travaux devaient être exécutés. par une compagnie particulière aidée d’une subvention en terres eten argent. Ainsi que je l’ai déjà affirmé, le sujet a été déféré en 1874 à lord Carnarvon, et il a proposé que $2,- 000,000 et non $1,500,000 devrait être le minimum du montant des dépenses pour les travaux de chemin de fer dans la province, à partir de la date où les explorations seraient suffisamment avancées pour permettre de dépenser cet argent à la construction. En spécifiant ce montant, Sa Seigneurie disait dans le langage du mémoi-.
re :
“ En spéciflant cctte somme, je comprends quo Île gouvernement canadion étant aussi intérossé que désireux de hàter l'achèvomhnt des travaux qui doivont être cntrepris, la dépense annuolle d'passera le minimum de #2,000,000, aulänt qu'il sera possible chaque annéo. HEnlin, que le ou avant le 31 décembre 1890, le chemin de for sera complèté et ouvert au trafic depuis los bords du Pacitiquo jusqu'à un certain endroit à l'extrémité ouest du lac Supérieur, où il se reliera avec les lignes existantes de chemins defer truversant une partie du territoire américain el aussi avec la navigation des caux canadiennes. ”
Ces conditions renfermaient, il est vrai, une extension considerable du délai dans lequel.les tra.
vaux devaient être terminés d'après le projet primitif, mais elles fixaient une limite définie et distincte dans laquelle une grande partie du Pacifique canadien devait être construile et mise en opération. L'honorable monsieur luimême, en faisant allusion à ces conditions, disait :
“ Nous nous efforcerons toujours &e pousser cette entreprise aussi rapidement que les conditions du pays,— conditions qui sont encore à naître, nous le premei. tront, et nous complèterons aussitôt que posssible une communication par voie ferrée avec Ia province du Pacifique.
Quand ce temps viendra-t-il, je ne puis le prédire, mais je n'ai aucune raison de douter que nous serons capabies de remplir nos obligations, telles que modifiées, envers la Colombie anglaise, sans embarrasser sérieusement la marche de notre prospérité. ?”
C'est-à-dire que l'honorable monsieur espérait qu'en 1890 il achèverait le chemin de fer “ sans nuire sérieusement à la marche de la prospérité. ” Je suis heureux, malgré les difficultés rencontrées par l'honorable monsieur, de pouvoir soumettre à sa considération les moyens à l’aide desquels, nous remplirons les obligations auxquelles il s’est engagé, et auxquelles il a engagé l'honneur et la foi de son gouvernement et de son parti, en tant que le chef d’un grand parti
D en een dde nn une
peut engager ce parti pour l'accomplissement d'une grande entreprise natiônale. Mais,monsicur.je suis heureux de pouvoir citer non seulement l'opinion de chef de l'ancien gouvernement, mais cells de Phonorable et savant dépulé qui est actuellement le chef de l’opposition constitutionnelle de Sa Majesté. L'honorable monsieur, d’après Les Débats, du 5 mars 187%», aurait.dit : :
‘ Le programme général du pays au sujet du chemin do fer du Pacilique, a été exposé devant le pays, et délini d’une façon claire et pratique avant les dernières élections générales. ” Ù
J’ai lu à la Chambre les paroles par lesquelles le Premier d'alors, avait défini sou programme, ainsi que l'honorable monsieur l'a dit, d’une façon claire et pratique, et j'admets parfaitement que ce programme à été ainsi défini. L’honorable député de South Durham continuait ainsi :
“ Dans quelques-uns des détails de moindre importance, !’honorable député de Cumberland a indiqué plus ou moins de changements, mais les principaux traits de ce programme ont été, comme je l'ai dit, pleinement exposés au pays antérieurement à la dernière élection générale, le verdict du peuple a été rendu et le résultat à été tel que ce programme a été délinitivement accepté. Nous ne pouvons le changer, Nousn'avons pas le droit de le changer, Après avoir bien étudié les droits des membres du parlement, je ne puis concevoir que nous ayons le droit de répondre à l'appel de l'honorable députe de Cumberland, et de discuter la question de savoir s1le programme au sujet duquel l'opinion du pays a été interrogée et s’est prononcée, opinion dont l'exécution nous a été confiée, devrait être définitivement mis de côté. Je considère qu’il serait peu sage de considérer pour un instant une telie proposition. Je ne crois pas qu'aucun autre programme, différent dans ses effets généraux de celui qui a été proposé et accepté, puisse être praticable, ”
Je me suis permis de dire au commencement de mes remarqu:s que nous pouvions démontrer à la Chambre, non-ssulement que le
Parlement en ces deux grandes occasions, a déclaré distinctement que son programme était de construire le chemin de fer Pacifique , can#lien, mais que le peuple, ainsi qu’il a été dit par le chef actuel de l’opposition, a approuvé ce projet, et a, ainsi que l'honorable monsieur l'a affirmé, mis le Parlement dans l'impossibilité de modifier ee programme. Je dois rap.
peler à la Chambre que les circons.
tances du pays n'étaient pas,en 1875, les mêmes que lorsque le gouvernement précédent entreprit la construction du chemin de fer du Pacifique canadien ; mais malgré le changement des circonstances, malgré que le ministre des finan.
ces de l'honorable monsieur, fût obligé de venir chaque année demander au Parlement d'augmenter considérablement les taxes du pays, afin de rencontrer. les dépenses ordinaires ; malgré tout cela l’honorable monsieur soutenait que l'honneuret la bonne foi du pays étaient engagés à l'exécution de ces grands travaux, et il venait devant cette Chambre et demandait l’autarisation du Parlement pour l’exécution de son projet. En 1876 après avoir acquis plus d’expérience,après s'être aperçu que les difficultés financières du pays n'avaient certainement pas diminuées, l'honorable monsieur n’était pas enCore découragé, car, en 1876, en sa qualité de premier ministre occupant une position élavée et responsable, en soumettant au pays le programme de son gouvernement, après avoir mürement considéré la question, il énonçait les vucs suivantes :
‘“ Nous sentimes tout d'abord que sil était impossible de remplir a la leitre Les ‘engagements pris par nos prédécesseurs, l'honneur du pays exigeait que l’administration ft tout ce qui lui était raisonnable. ment possible pour mettre à exécution les engagements pris envers la Colombie anglaise, sinon tous, du moins ceux qu'il aous semblait le plus en notre pouvoir de
remplir, cet qui pouvaient être le plus avantageux pour tout le Canada, tout en étant de nature à satisfairo los hommes raisonnables de la Colombie anglaise, car cette province croyait avoir liou de se plaindre du manque apparent de bonne foi avec lequel le pays remplissait ses obligations,
# En nous efforçgant d'atteindre ce résultat il nous a fallu lutter contre des diflicultés sérieuses dont ja ferai biontôt MONLION sv essor D'après l'acte de 1874 le gouvernement ne peut construire Île chemin à l'entreprise, suivant la pratique oriJinaire, ou le chomin pourra être construit d'après les tcrmes de la section 8, qui dit que le gouvernement pourra payer à uno compagnie pour la construction de différentes parties de la route, 510,000 en argent, et donner 20,000 acres de terre par mille, ainsi que quatre pour cent sur tout montant adilitionnel spécifié dans ls soumissions. Le gouvernement à l'intention, aussitôt que les explorations seront suflisamment avancées de demander des soumissions pour les purlies de la route que le Parlement jugera à propos de faire commencer. L'argent dépensé pour Île nivellement sera retenu comme partie des 810,000, par mille dont il est question dans la section 8, Il est peut-être douteux que le gouvernement soit en état de donner toute la ligne à l’entreprise l'été prochain, et de faire ratifier les contrats par le Parlement à la prochain session.”
De sorte que l'honorable monsieur en 1876, non-seulement avait l'intention de continuer régulièrement à pousser les travaux sur les sections les plus importantes du chemin, mais il se proposait de demander des soumissions pour la construction de tout le chemin de fer du Pacifique canadien,à des conditions qui, Comme je l’expliquerai plus tard, excédaient de beaucoup les pouvoirs qui nous aient jamais été conférés par le Parlement, et à des conditions que lui-même, ainsi que je l'ai déjà dit, considérait, et considérait consciencieusement, je crois, comme tout à fait insuffisantes : ,
“ Si nous pouvons commencer l'année prochaine les travaux de construction dans la Colombie anglaise, on aura besoin de ces rails, On parut dire qu'il serait imposble de commencer la construction du che-
“min dons la Colombie anglaise sans avoir «cos rails sur les lieux, ”
En cela je partage l'opinion de l'honorable monsieur.
M. MACKENZIE. Cette approbation est très tardive.
Sir CHARLES TUPPER. L’'ho norable monsieurn’a aucune raison de faire cette affirmation. Je crois -qu'ilme permettra peut-être de dire en passant, qu'elles auraient été tout aussi utiles si elles n'étaient pas restées si longtemps sans abri à la Colombie anglaise. L/honorable monsieur disait de plus :
& Il y en a cinq milles tonneaux dans la ÆColombio anglaise, et si nous nous sommes trompés en les envoyañit dans cette province, nous nous sommes trompés de bonne foi, dans notre vif désir de prouver au Deuple de la Colombie anglaise que nous désirions remplir nos engagements à son endroit, que nos discours n'étaient pas de vaines promesses et que nous désirions nous mettre dans une position telle qu’il ‘ne pourrait se méprendré sur nos inlen-
jons, »
Eh!bien, monsieur, en 1877, après une‘autre année d’expérience, l'honorable monsieur expliquait encore son programme de l’admi nistration au sujet de ces travaux.
Il disait : .
“ L'ancienne aûministration en signant la convention par laquelle La Colombie an- -glaise fut admise dans la Confédération, prit l'engagement explicite de construire 4e chemin de fer à travers le continent depuis le lac Nipissingue à l’est jusqu’à l'océan Pacifique à l’ouest, dans un nombre d'années déterminé, Lorsque l’administraion actuelle monta au pouvoir elle comprit que, comme toutes. les obligations de traités, celle-ci lui imposail certains devoirs d’ariministration et de gouvernement qu’elle n'avait pas le droit de négliger et qu'eile élait obligée de mettre ce projet à exécution dans la mesure des ressources du pays.
“ Tous les efforts de l’alministration, depuis cette époque jusqu'à ce jour, ont été diriges vers l’accomplissement le uette tàche de la manière qui lui paraissait la plus pratique et la plus facile, en tenant compte des difficult à vaincre et des dépenses à encourir. ” * **"
. L'acte ile 1874 décrète que 20,000 acres de terres seront donnes en propre, comme
paiomont partiel des entreprise, ot 510,000 en argent par mille — los terres étant,
uant aux doux tiers, sujetles à cortaines
isposilions de l’acte—et que des soumissionnaires soront invités à dire quelle somme additionnelle ils demanderont, payable par l'Etat dans 25 ans à 4 pour cent avec garantie, * **"*
J'ai dit l'annéo dernière, en comité des subsides, au sujet de cet article, que nous avions, ou que nous ullions— j'oublio lequel— annoncer dans les journaux d'Angleterre ct du Canada, que nous pensions pouvoir, vers le mois de janvier 1877, être prôts à demander des soumissions et à fournir des protils de la ligne. * ** * Je crois que c’est au commencement de juilhet ou plus tôt même, ce doit avoir été en juin.
Toujours est-il que nous voulions donner cet avis public, afin que les entrepreneurs s:
proposant de soumissionner pussent avoir le temps de visiter le pays pour en juger par eux-mêmes, Je n'avais personnellement aucun doute qu’une visite dans la région des prairies, sinon dans le pays qui s'étend à l’est des prairies au lac Supérieur, convaincrait ceux qui pourraient se proposer de soumissionner, que, nonseulement il y a lelong de l1 route une grande élendue de bonne terre, mais que les difficultés physiques à renconirer ne sont pus aussi serieuses que celles qu'on pourrait raisonnablement s'attendre à rencontrer dans le centre de ce continent.
“ Je ne crois pas que l'avis donné ait produit grand résultat en ce sens. Je crois que quelques personnes ont visité le pays ; des agents de compagnies anglaises sont venus à Ottawa; quelques autres sont allés à l'agence du gouvernement de Londres, pour examiner Les plans et les profils, ainsi que PActe dù Parlement en vertu duquel les entreprises sont données; inais, en conséquence des difficultes qu'éprouvaht par tout Punivers, les entrepris: s de chemin de fer, la saison ne pouvait guère être considérée comme propice pour lancer le prospectus d’une entreprise de celte importance projetée dans des régions comparalivement, je pourrais même dire complètement inconnues.
- Comme je l'ai dit plus haut, le gouvernement na pu se procurer les prolils, pour le mois de janvier. Mais aussitôt qu'ils ont pu être terminés, ils ont été envoyés à Londres. Deptus plusieurs mois ils sont exposés dans le bureau des chemins de fer au mimstère, et je crois que tout le profil deptus le lac Supérieur jusqu'à l’océan Pacilique, s’il n’est prêt à l'heure qu’il est, sera bientôt terminé, c'est-à-dire sur les deux routes, dont l'ex-
ploration est complétée à travers la Co-
lombie anglaise.
‘“# Aussitôt que cos profils seront entièrement terminés, le gouvernement so propose da demander dos soumissions, on donnant beaucoup de délai, do façon que les soumissions puissent Ôtre reçues quelques temps avant l'ouverture de la prochainé session du parlement, afin que celui-ci puisse se prononcer sur le plan que proposera le gouvernement après avoir reçu les offres des entrepreneurs. ?”
De sorte que jusqu’en 1878, comme la Chambre pourra le voir, l'honorable monsieur est resté fidèle à l'obligation de construire rapidement le chemin de fer Pacifique canadien, et à sa construction par une compagnie particulière, à l'aide d’une concession de terres et d’une subvention en argent. En 1878, la dernière fois que l’honora ble monsieur a eu l’ocasion de se prononcer comme premier ministre il disait :
‘ En même temps il n’y a pas'de donte qu'il était désirable d’avoir des communi.
cations par chemin de fer d’un boutà l'autre de notre Confédération, en traversant le continent de l'est à l’ouest. Quant à la nécessité d’avoir de telles communi.
cations, il ne peut y avoir aucune différence réelle d'opinion entre les deux partis politiques de ce pays ou entre aucune classe de notre population. ”
Je suis trés heureux en cette occasion,en soumettant des résolutions aussi importantes à La considération de cette Chambre, d'avoir &citer l'opinion du chef de l'an cienne administration, donnée à cette Chambre et au.pays par lui après avoir mürement étudié cette question, que c’est un sujet nonseulement d'une importance vitale pour le pays, mais encore une question sur laquelle les deux partis s’entendent,non-seulement en cette Chambre mais encore parmi la population du dehors. En 1878 l'honorable monsieur disait aussi :
“# Je dois dire en terminant que rien ne m'a causé ou n'a causé au gouvernement
lus d'inquiétude qne les affaires qui se rattachent à la voie ferrée du Pacifique, Nous comprenons qu'il est d’une grande
importance pour le pays que co chemin
soit construit aussitôt que nous sorons en:
mosure de le faire sans être obligés d’imposer aux contribuables un fardeau qui:
deviendrait intoléruble.”
Je partage complètement l’opinion de l'honorable monsieur lorsqu’il fait celte déclaration, et je suis fier de pouvoir offrir aujourd’htu à la considération: de l’honorable monsieur, et.j'espère qu'après avoir étudié le projet, il Ini accordera plus tard son appui, une proposition qui assure la construcd'une voie ferrée qu'il a déclarée, être non-seulement une question d'honneur à laquelle le pays est engagé, mais ung question de la plus absolue nécessité pour le développement du pays, à des conditions qui n'imposeront pas de fardeau intolérable aux contribuables.
M. MACKENZIE. Je prendrai la
chose en considération plus tard.
Sir CHARLES TUÜPPER. L'honorable monsieur continuait ainsi : à
“ D'un autre côté, il est bien évident que la richesse du pays s’accroitrait beaucoup plus rapidement, si nous ponvions jeter une population dans ces prairies, jusqu'ici déserles, qui renferment tant da terres propres à la colonisation et qui n'ont encore jamais rien produit dans l'intérêt commercial du pays. ”
J’attire de nouveau l'attention de l'honorable monsieur sur l’obligation qui lui incombe d’appuyer un projet à l’aide duquel ce qu'il nomme des “plaines désertes ” peut devenir la patrie d’une population industrieuse, et non-seulement fournir aux colons l’aisance pour eux et pour leurs familles, mais encore accroître considérablement la richesse nationale du Canada, et cela à des conditions qui sont tout aussi avantageuses que celles qu’il a approuvées comme n’offrant aucun obstacle à l’exécution des travaux. Ensuite l'honorable monsieur ajoutait :
“Ilen est de même de cette grande entreprise de l’ouest encore plus gigantesque, que l’on ne peut bien apprécier qu'a
près y avoir réfléchi, Sa longueur cst telle —cur ce chomin est quatro fois plus long ‘que celui du Grand-Tronc de Montréal à Sarnia et cinq fois plus long que celui de Londres à Edimbourg, et il traverse toul notre territoire—que l'on ne peut s'exagérot l'importance de l'exécution d'un travail aussi gigantesque, soit sous le rapport de la prospérité future du pays,: 8oit à cause de l'influence qu'il cxercera sur les rapports des differentes provinces entre clics. ”
Je n'ai pas besoin de faire. des commentaires pour qu'une déclaration venant d’une source aussi autorisée puisse porter la conviction à l'esprit de tous les honora bles députés présents quant à l’obligation qui incombe à tous les partis, soit en cette Chambre soit ailleurs, de réaliser ce que l’honorabls monsieur a déclaré devoir être réalisé par l'exécution de ces travaux. C'était là, comme je lai déjà dit — l'honorable monsieur croit sans doute que c’est un malheur pour le pays—mais c'était la dernière occasion où il pûtse prononcer avec l'autorité d’un premier ministre au sujet de cette grande question. Mais comme l'honorable monsieur l’a dit, la question de lexécution régulière des travaux et de l'achèvement du chemin de fer du Pacifique canadien n’est pas unsujetqui ait été débattu devant le peuple aux dernières élections. Cette question avait été soumise en deux occasions par deux, premiers ministres, représentant chacun l’un des grands partis du pays, et dans les deux occasions ce projet avait reçu Pappui de la grande majorité cu peuple : mais, comme c’est un fait bien connu, un changement d’adrainistration eutlieu en 1878,et l'h6norable monsieur fut encore appe- 16 à traiter la question. Son patriotisme fut mis à cette épreuve qui consiste à considérer: une question
.sur les banquettes de l'opposition aussi bien que sur les banquettes ministérielles, et je vais lire à la Chambre les remarques que l'honorable
monsieur, comme chef de l'opposition, fil dans cette enceinte apres le changement de ministère en 1879.
Il disait alors : ‘
‘# Nous reconnaissons les obligations quinous incombent comme Canadiens, et, tout en soutenant, de la maniere la plus posilive, que tout ce qu'il était possible pour uno udmynistration de faire, nous Pa vons fait où nous avons essayé de le faire, afin d'accomplir ou de réaliser les esptrances qu'avaient fait naître les honorables messieurs de la droite en admettant lu Golombie anglaise dans —a Confedération, je dirai on même temps, que nous nous sommes cfforcés non-seulement de faire face aux obligations nationales, mis encore que nous avons mis en jou, uns une grando mesur8, notre exislence comme administration, nous avons risqué notre position publique dans le but de donner suite, si possible, aux promesses que l'honorable préopinant avait faites. ”?
L’honomble monsieur déclarait aussi, après l'expiration de ses cinif aunécs de pouvoir, que rien n'avait été omis de ce qu'il élait possible à son Gabinet de faire pour exécuter avec succès le programme visà-vis duquel ses prédécesseurs avaient engagé la Chambre et le pays. IL disait :
# Notre plan à nous-mème fut celuisci :
Nous avions voulu en premier lieu faire moduier les iermes de larrangement.
Ainsi, un agent fut envoyé à la Colombie Anglaise, et plus tard lord Carnurvon offrit ses' bons services afin d'en arniver à quelque entente avec celte province ; et nous convinmes que nous essayerions de consiruire une voie ferrée depuis le las ‘Supérieur jusqu'à l’océan Pacifique avant la fin de l’année 1890 ; que nous dépense- .
seriôns une certaine somme annuellement dans la Colombie anglaise, une fois les explorations completees et le tracé choisi.
Or, la ligne ne fut jamais explorie sufisamment pour nous permettre d'en arriver à une conclusion avant l'aunée,ct, aussitôt que nôus eûmes les donuées nécessaires pour nous guider hous adoptâmes la route de Burrard Inlet, en demandant de suite des soumissions pour la construction de cette ligns.
# L’honorable ministre des Travaux Publics a prétendu que nous nous étions départs des premiers arrangements. Or, en quoi nous en, sommes-nous départis ?
Nousavions rés?rvé précisément la même
quantité do terres, el l'équivalant. en argunt ; soulomont, an licu de 540,000,000, nous avons accorlé $10,000 par millo,. ce qui aurait'fail 826.000,000 ; le gouverne:
ment devait contrôler ln verte at la gestion des’ deux tiers des terres. En sollicr.
tant des soumissions, nous devions inviter les soumissionnaires à dire sur quel montant additionnel ils exigeaiont une ga.
rantie de quatre pour cent pour 26 ans. ‘
L'honorable monsieur disait aus si :
“Tout en passant des contrats pour les travaux entre la baie du ‘“l'onnerre et Selkirk, dans le but d'y ouvrir un chemir nous étions déterminés à adopter ce systè me, et je me suis expliqué là-dessus plu sieurs fois durant mon administration Nous avions l'intention, après avoir terminé les explorations, et adopté finalement la routes qui devait passer par la Colombie angiaise, pour se rendre à l’océan, de continuer l'exécution des travaux, depuis le lac Supérieur en gagnant vers l'ouest à des ontrepreneurs qui se chargeraient* de la depense déjà encourue el formant partie des $10,000 par mille que le gouvernement entendait payer sur les contrats de la ligne entière. Les honorables messieurs de la droiteet tout le pays savent que nous avons demandé des soumissions en Angle.
terre à ces conditions, pendant quelque mois, avant que ces honorables messieurs prissent les rènes du gouvernement ; ils savent aussi que M. Sandford le.
ming, l’ingénieur-en-chef, reçut instruc tion, durant son séjour à Londres, de se mettre en rapport avec les entrepreneurs et les'capitalistes, et aussi d'obtenir l'aide de sir John Rose, qui, en plusieurs circonstances s’est montré un agent actif, énergique et patriotique de la confédéra.
tion, dans Je but de mener ce projet ë bonne fin, ”
Je puis dire incidemment que, tandis que j'approuve entièrement tous ces efforts, l'honorable monsieur n’a, je crois, jamais été ‘ap.
pelé à mettre sur le bureau de Îa Chambre, aucune partie de la correspondance échangée entre son gouvernement et les capitalistes et entrepreneurs, et quin’ont pas eu pour effet de faire conclure un contrat,
M BLAKE. A:t-il jamais refu.
sé ?
Sir CHARLES TUPPER. On ne
lui a jamais demandé rien qui fût si complètement en désaccord avec les premicrs principes du gouvernement, que le scrait de produire une corresnondance dont Ia production ne pourrait procurer aucun avantage œ.elconque au gou:
vernement, mais au contraire, embarrasserait extrèmement le gour vernement dans ses opérations futures,. …
M. BLAKE. C’est là la véritabieraison.
Sir CARLES TÜPPER. Je n'hé. site pas à dire qu’un. plus mauvais précédent ne saurait être établi, que celui d’un gouvernement qui entrerait en négociations avec des capitalistes pour s'assurer jusqu’à quel point ces derniers serafent.
prêts à entreprendre de grands travaux et à les compléter, et qui produirait ensuite une correspondance qui pourrait être préjudiciable au caractère et à la position des capitalistes intéressés, et rendrait à l'avenir les capitalistes qui pourraient se trouver dans le même cas très défiants et peu désireux d’entrer en négociations avec un gouvernement qui, plus tard, rendrait ces négociations publiques. L’honorable monsieur disait encore :
« Mais en dépit de nos efforts, nous avons échoué d’une manière complète ; nous n'avons pas reçu une seule offre {une offre innacceptable a été faite) pour la construction du chemin de fer à ces conditions, c’est-à-dire la concession de 20,000 acres et 510,000 argent par mille, avec une garantie de quatre pour cent sur telle balance qui aurait pu être considérée nécessaire. Aucuns termes ne pouvaient être plus explicites ; il serait difficile d’en mentionner de plus favorables ; et, cependant, l’on dirait par son discours que l'ho= norable préopinant espère que son plan de colonisation, avec 100 000,000 d‘acres au lieu de 50,000,000, devra réussir d’une manière ou d’une autre, à faire construire* un chemin. Mais les propres paroles de l’honorable monsieur indiquent qu’:l est toutà-fait inutile pour lui d'éspérer à présent que des entrepreneurs de chemin de fer ou de riches maïsons de banque en Angleterre, s'engagent dans aucune entrepri
% DES ee mes
se du gonre sur co continent. 11 faut 5 autfe. occasion, * qu’il aurait
attribuer la cause, dunsunse grande mosu-|tt Gté très facile de commencer le re, au manque de confiance qui oxisto,|hivellement du chemin, & et de so
suivant lui, dans les cerclos monétaires en nine! . Angleterre, et eurtout à la législation mal- conformer ainsi aux . termes Le habile du Canada ot des provinces, au su-|l’acte d'union, mais “ jene voulais
jet des voies ferrées, et enfin, au fait que pas m'abaisser jusqu’à, agir avec les capitalistes étrangers n'ont obtenu |duplicité dans “ cette‘affaire.” de ae pou où point de choses en retour dé|ijens pour certain dans tout ceci, en dans pars que l'honorable monsieut agisstit conclusion qu'il sera’ excessivement dif |en toute sincérité, que dans toutes cile pour une population de 4,000,000 de|ces déclarations faites à la Ghamconduire les affaires financières se ratta- |bre, au sujet de son grand désir sn primes de ect og Lo avoriser l'exécution, de cet nent inconnu et presque désert, et forl grande œuvre nationale, il donnait difficile en plusieurs endroits. Aussi, je [l'expression sincère de son opinion, dirai franchement que je crains bien, d'a-|-— de l'opinion que, siégeant à rrès mon expéricnce, que nous ne soyions |droite ou à gauche de la Chambre, incapabies aujourd'hui de triompher de ces |;] serait toujours prêt à appuyer nombreuses difficultés, avec autant de zèle et aussi cordialement ce programme. Mais en 1878, il y a eu une élection générale qui eut pour résultat de confier de nouveau à mon très honorable ami.
Jen’ai pas besoit-de dire à la Chambre que, dans ce qu'il adit, et dans ce qu’il attendait, l’honorable monsieur était sincère, je suppose. Je suppose que lorsqu'il alla tâche imgortante d’admiaistrer prononcé ces paroles, il les a pro-|les affaires publiques du pays, et noncées en toute franchise. IJajde le mettre de nouveau face à Chambre comprendra facilement |face avec cette grande œuvre natila joie que j'espérais voir se ré: |onale, cette entreprise gigantesque, panüre sur les traits de l'honorablelqui, pendant cinq ans, n'avait, monsieurlorsqu'il apprendrait, que malgre les efforts de nos prodétout ce dont il se plaignait de ne|cesseurs, fait que très peu de propouvoir espérer l’accomplissement|grès. Nous nous sommes trouvés lotsqu’il occupait une position offi- [en la position d’être appelés à traicielle en cette Chambre, ses suc-|ter cette question du grand checesseurs sont en mesure d’en pré-|min de fer du Pacifique canadien, senter l’accomplissement à la consi- | pour lequel un montant considéradération du parlement. dJ’admets
ble d'argent avait été dépensé, et franchement, et en cela je rends|dépensé d’une manière qui serait justice aux efforts sincères, habiles
1 tout à fait inutile au pays à moins et énergiques de l'honorable mon. |que des mésures ne fussent prises sieur, qu'il a fait tout ce qui était
Ù pour terminer promptement, au en son pouvoir pendant là durée
moins cette partie des travaux -qui dé son administration, pour placer|était en voie d'exécution, et d'y cette grande œuvre sur des baseslajouter les améliorations nécesoù le parlement, en deux occasions|saires pour en retirer les avantages différentes, et le peuple ont affirméiqu'’on avait droit d’en attendre. qu’elle doit être placée, c’est-à-dire | Nous n’étions donc pas en position que l’ouvrage doit être fait par une compagnie particulière, aidée d'une concession de terrains et d’une somme d'argent. Mais l’ho norable monsieur a déclaré; dans
de pouvoir changer le programme, ainsi que les honorables messieurs de la gauche pourront le voir.
Mais nous sommes venus devant le parlement pour ré-affirmer Le pro-
RENNES | JISNEIENENEES
min de fer du Pacifique canadien.
Nous sentions que, par ce moyen, nous nous mettrions encore en mesure d'épargner aux.anciennes provinces une augmentation de taxes. Nous désirions, en utilisant les terres du Nord Ouest, ‘obtenir les moyens de rembourser au trésor chaque dollar dépensé pour cette entreprise. Les honorables messieurs savent aussi que dans le développement de ce programme, Nous nous, sommes proposé d'obtenir la coopération du gouvernementimpérial. L’honorable chef de l'opposition se permet des projets qui découlent de cette| parfois un sarcasme inoffensif au entreprise gigantesque ; qu'en de-|sujet du résultat des cfforts de ce hors de la question politique d’un|gouvernemeut pour intéresser Le intérêt vital relative à l'union de|gouvernement impérial dans cette da Colombie anglaise avec le restelentreprise. Maintenant, c’est un de la Confédération, le progrès et|fait très bien connu, qu’armés par la prospérite du Canada doivent|cette Chambre du pouvoir d'utiliser être favorisés à un dégré qu’on ne|100,000,000 d'acres dans le Nordsaurait atteindre sans la construc- Ouest, si nous pouvions ainsi as tion du chemin @e fer du Pacifique }surer la construction du chemin canadien. Nous sentions aussiide fer du Pacifique canadien, mon que, ces terres étant, comme le|très ‘honorable ami, le premier chef de l’ancienne administration| ministre, le ministre des finances Va très-bien dit, des terres désertes, }èt moi,nous sommes allés en Anglemalgré leur fertilité et leur énormelterre en 1879. Je n’ai pas l'intenétendue et pratiquement aussi dé:|tion de prétendre que nous ayons .pourvues de valeur que si elles obtenu de grands résultats dans étaient dans un pays étranger, en|notre mission, pour ce qui contant que le Canada ést concerné, à|cerne le chemin de fer, maïs je moins qu’elles ne fussent colo-|crois pouvoir dire que nous avons nisées, et, comme il a été dit, leur|passablement: réussi’ au'sujet des utilisation ne ‘pouvant être elfec-|affaires qui regardaient nos départuée que par lexcution de cette[tements respectifs. Nous avons grande entreprise nationale, nous|trouvé la ‘presse :anglaise, indiffédevions. revehir à la Chambre avec|rente sinon hostilé âu Cariada ; là notre programme primitif: Nous/où elle n’étaït-pas hostile, 'ellerétait avons été obligés de le reprendrelindifférente, contrairement à . les: tel que nous l'avons trouvé, et de|prit qui Fanimait vis-à-vis de l’Ausle continuer comme ouvrage dultralie et: des autres colonies. De gouvernement, afin de rendre utile|fait, dans plusieurs cas, ‘le Canada pour le pays l'ouvrage qui avaitlétait traité avec une hostilité marété fait. .. Mais nous avons demandé |quée. Très subitement, cependant, à la Chambre .de placer à notre}un changement très marqué, très disposition 100,000.,000 d’acres de frappant, se manifesta. Quand ? terres afin de couvrir les dépenses] Lorsque lord Beaconsfeld, le prerelatives à la construction du che-Imier rinistre d'alors, affirma
gramme que mous avions inatiguré, à l’origine du projet du chemin de fer du Pacifique canadien, programme comprenant l'utilisation des terres du grand Nord-Ouest, pour l'achèvement de la construction de cette vaste entreprise. Il y avait toutes les raisons du monde d'adopter ce programme dès l’abord ct d'y revenir plus tard. Chacun sait que le développement de ce grand territoire dépend de ce programme, que tous les jours il devient mieux connu et mieux Compris par le peuple dont les-intérèêtls serout favorisés par l'exécution
ouvertement, elen publie, la va leur énorme du grand Nord-Ouest du Canada, Jene veux pas dire qu'il ait été tout à fait exact dans toutes sos declaralious ; mais dans tous les cas, il avait parfaitement aison lorsqu'il disait que l’imagination la plus vive ne pouriail guère estimer Lrop haut l'énorme valeur du grand Nord-Ouest ot les avanages qu'il présente aux agrieulteurs de tons les pays du monde qui désireut émigrer. À partir de ce jour jusqu'à présent, chacun sait le changement marqué ct rapide qui se fit dans l'opinion publique en Angleterre, surtout dans Les vues dun journal très important des Iles Britauniques, ct dans ceux de plusieurs antres en ce pays el aux Etats-Unis, et aussi dans le degré d'intérêt qui se concentre sur le Nord-Ouest. La population de ce pays doit à mon très-honorable ami ce grand et avantageux changement, amené par ses rapports personnels avec le premier ministre de l'Angleterre et l'usage qu’il en fait dans écs rapports avec la popuation de la Grande-Bretagne. Les honorables messieurs savent que ious avons alors été obligés d’a- ‘ouer qu'il nous était impossible “l’exécuter aucun grand projet pour la construction du chemin de fer fu ’acifique canadien. dJ'ose dire que nous croyons avoir produit nelque impression sur le gouver- 1ement impérial pendant notre séour en Angleterre. Je crois que on honorable ami le chef de l’'oposition,qui s'est moqué de notre éclaration que nous avions obtenu asympathie du gouvernement imérial,'et réussi à l’intéresser à notre uccès relativement au chemin e fer du Pacifique canadien, trouear,notre assertion fortement coroborée par les nouvelles reçues ujourd'hui au sujet de l’action de ce gouvenement. On peut croire
en /
mt
du gouvernement impérial porte rout d'Feuroux fruits dans un avenir peu éloigné. Lo Bureau Colonial a fait ce qu'il n'avait jamais lait auparavant, il a publié, sous son a ilorité, ui document recommandant lo Canada comme champ d'émigration, de ne sais pas si l’houorible monsieur (M. Blake), à vu les nouvelles aujourd'hui où non :
mais je suis, ben certain que, comme Canadien et comme patri-
aintenant que nos efforts auprès!
ote, il, scra heureux d'apprendre que le Times, de Londres, annonce que le gouvernement impérial a promis d'inaugurer un plan d'émt gralion de concert avec le gouvernement canadien, Ainsi l’honora.
ble monsieur peut être convaincu qu'il n’est pas tout à fait on ‘position de répéter, —-ce qu'il affirmait avec plaisir, je le crains du moins, —que le gouvernement actucl dun Canada avait complètement échoué dans ses négociations.
M. BLAICE, Permeltez-moi de rappeler à mon honorable ami que le gouvernement impérial actuel est le gouvernement de M. Gladstone, ct que le gouvernement avec lequel lui et ses collègues ont eu des entrevues était 1e gouverncment Beaconsfeld.
Sir CHARLES TOÜPPER. Mon honorable ami me permettra de lui faire voir qu'il donne, en parlant ainsi, plus de force à mon argu.
ment. Ilme permettra de l’informor que, la dernière session, j'ai déclaré que ce gouvernement, loin d'éprouver de l'anxicté eu consé quence du changement de ministère en Angleterre, était informé et croyait que les sentiments des membres du nouveau ministère étaient des plus favorables au Canada. Mon honorable ami me permettra de plus de linformer que depuis l'avènement au pouvoir du gouvernement libéral, le très ho.
norable premier, mon honorable ami le ministre de l'Agriculture
qe ane men nn eu
et moi-même, nous avons été en rapports personnels avec plusicurs des membres de l'administration actuelle, et nous leurs avons fait comprendre l'importance qu'il ÿ avait pour le gouvernement de la Grande-Bretagne d'accorder son attention aux ressources du Grand Nord-Ouest canadien, comma chams d'émigration et comme moyen de faire face aux difficultés scricuses qui se sont présentées dans l'administration des Iles Britanniques. De soric que je ne crois pas que mon honorable ami y ait gagné beaucoup en faisant remarquer qu'il ya eu un changement d’administration, Il ne fait que donner plus de force à l'opinion que j'avais exprimée, savoir que le Canada occupe aujourd’hui une position qu'il m'a jamais eue auparavant, J'avoue franchement que nous n’avons pas trouvé, lors de notre voyage, en 1879, que le temps était venu de lancer avec succès Le plan relatif aux cent millions d’acres de terres, qui avaient été mis à notre
isposition en vue d’assurer la construction du chemin de fer du Pacifique. Mais, nous avons jeté la semence en terre, et nous n'avons pas perdu de vue les moyens—ceux auxquels j'ai déjà fait allusion—et d’autres par lesquels la position du Canada pouvait être modifiée de beaucoup relativement à cette entreprise. Mon honorable ami le ministre de Agriculture, par un coup de génie, et peut-être que jamais ministre canadien n’a fait coup de génie plus heureux que celui qu’il fit, lorsqu'il adopta le plan de montrer la confiance que le gouvernement du Canada avait en l'avenir de notre pays, en déclarant, à une époque où les agriculteurs de la Grande-Bretagne étaient très-occupés de leur position malheureuse, que les personnes possédant des moyens et désireuses d’émigrer en
ue + mmetnmen eee déni ee pda mn mme aies ns
grand Nord-Ouest, pouvaient chotsir des délégués indépendants et expérimentés pour venir ici étudier le pays, ot que le gouvernement du Canada, tellement il était sûr que leur rapport serait favorable, paierait leurs dépenses. Il serait absolument impossible de so faire uno idée exacte, au point de vue économique et financier, du grand avantage que cet acte si simple procurera au Oanada. L'opinion, dans toute la Grande-Bretagne, relativement à notre pays, a subi un changementcomplet, et lorsque nous sommes retournés en Angleterre à la clôture de la dernière session du parlement, nous avons trouvé que le Canada occupait. auprès de la mère-patrie une position tout à fait différente de celle qu'il occupait une année auparavant.
M. MACKENZIE.Grâce à Hanlan.
” Sir CHARLES TUPPER. Hanlan est uneinflucnce que je suis loin de mépriser.
Sir JOHN À. MACDONALD. IL rame dans le même bateau que nous.
M. BLAKE. Vous voyagez en chemin de fer.
Sir CHARLES TUPPER. Mon
très honorable ami dit qu’il rame dans le même bateau que nous.
Je puis dire que j'en suis bien aise, que tout l'intérêt qu'il peut exciter dans le monde du sport donne au Canada plus d'importance en Angleterre, J'ai déclaré, il y à un instant, qu'en 1879, le parlement à mis à notre disposition 100,000.000 d’acres:
de terres, et j'ai déjà donné à entendre que nous ne pouvions pas avec cette concession conclure des arrrangements pour aucun plan complet propre à assurer la construction rapide du chemin de fer.
En 1880 nous réunimes les Chambres, nous leur présentâmes le méme programme et nous acceptà mes de bonne foi les obligations
pays et de cultiver le sol duique nous imposaient les actes de
nos prédécesseurs, Bien que nous n'eluines jamais accueilli le plan de faire construire la Ligne par le gouvernemeont, nous acceplämes les travaux au point où ils en étaient.
Nousavons adjugé à l’entreprise les 127 milles du chemin pour lesquels le chef de l’ancienne administration avait demandé des sou missions, ce qui indiquait bien son intention de les construire. D'aillcurs, nous avions donné à la population de Ja Colombie anglaise l'assurance de construire cette seciltion et nous devions nous conforimé au traité Carnarvon en la construisant. Lorsque nous déclarâmes, en parlement, que nous étions décidés à commencer les travaux, je icrois que les honorables députés ide la gauche ne nous donnèrent pas toute l'aide et la coopération auxquelles nous avions droit. Je ne soudrais rien dire de blessant pour aucun membre de la gauche, mais je crois récllement que l'attitude de l'opposition n'était pas justifiable, puisque le gouvernement ne fuite que remplir les engagements
qu'ils avaient pris eux-mêmes, ous leurs propres signatures come ministres, par leurs votes en parlement, par leurs déclarations jus cette Chambre et dans le
ayset envers le gouvernement e la mère-patrie, Comme nous ne faisions que mettre à cffet leurs propositions, nousavions droit de hous attendre à un autre accueil.
Mais l'attitude des honorables mesieurs a eu pour résultat de déontrer que si le chef de l’opposiion avait modifié son opinion, le arlement était toujours du même vis sur cette grande question. Le hef de lopposition proposa, —el l'était une proposition tout-à-fait ontraire au programme du gouernement, qu'il appuyait et à ses éclarations en cette Chambre, —il ous proposa donc de rompre nos
gagements avec la Colombie an-
gluise et lord Carnarvon, et de donner, j'allais diro le démenti, à lord Dufferin qui avait déclaré sur son honneur que la convention arrttéc avec la Colombie anglaise scrait miso à cffct dans tous ses détuile, L'effet do cette résolution :
fut dé nous permettre d'inscrire dans les archives du parlement un vote de 131 contre 49, altestant que non-seulement nous tiendrions nos engagements envers la GCalambie Anglaise, mais que nous devions, au Canada de commencer les travaux ct de les avancer suflisamment pour nous permettre de changer le premier programme d’après lequel la ligne serait construite par une compagnie à laquelle nous accorderions des subventions en argent ct en terres, Et si nous n'avions pas donné à l’entreprise la section de la Colombie anglaise, si nous n'avions pas poussé aclivement la construction des 85 milles qui complètent la sectioh entre le lac Supéricur et la rivière Rouge nous ne pourrions aujourd’hui soumettre à La Chambre le meilleur projet pour la consiruction de cette ligne dont le parlement ‘ait Jamais été saisi. Voici ce que disait l'honorable monsieur :
“Je ne nierai pas un seul instant que nous avions l'intention d'exécuter les termes de l’arrangement pris avec lord Carnarvon, el rien que le manque de moyens nus aurait empêchés d'accomplir cet objet que devaient désirer tous ceux qui avaient à cœur l'extension de notre commerce,”
Aiusi donc, non seulement l’obligation contractée envers lord Carnarvon, mais les intérêts du pays rendaient désirable l'exécution du programme. Mais je continue à citer:
“ Quiconque étudie la question ne peut manquer de voir que si cette extension de notre commerce à travers le continent pouvait se faire sans de trop grands sacrifices, elle serait désirable en elle-même.”
Sir JOHN A. MACDONALD. Qui a dit cela ?
Sir GHARLES TÜUPPER, Le chel de l'incienne administration pendant la dernière session du parle ent, J/honorable monsieur ajou- Lait :
«4 Voici en quoi confislail ce programmn Nous éhong avis que Le chemin de fer avait él entrepris comme une vraie grue voie nationale allant duns ext'énité"à J'antre du pays el que, quel que Mt le Lorpinus, près du lac Nipissingue, eo duvail btro reliee à quelques autres ligues; et nous fimes la part d'une subvention à quelques-unes de ces lignes à l'est de la haie Georgienns. Notre but était d'avon aussitôt que possible un chemin de fer partant de ln haie Gcorgienne ot devant Se reler aux lignes de Qu'bec, par le Canada central * * * * * # + * Notre plan aurait donué une digne dirocto jucqu'à li valléo de l'Outüvuuis, ln ligne notoirement la plus courte sur nos icrriloires, de Foucst à l'est, es honorables messiuurs de la droite ant sacritié tous,les avantages que Ja province de Québec et les provinces à Pest do cefle-ci auraient retirés de notre plan, et le président du conseil ne doi pas être disposé à se féliciter de l'attitude
qu'il a prisé; it a déhbérement fait tort:
à sa provinee, et il rit maintenant du nul qu'il a fait.”
L'honoralle monsieur sera heu renx de cousialer que le présilen du conseil, quand à1l à siégé à la gauche comme quand il siégeait à la droite, & invariablement recommandé, dans les termes les plus énergiques, la continuation des travaux sur la section est du chemin de fer du Pacifique canadien, et
oeut maintenant se féliciter, non
de l'acquisition de La ligne de Ia baie Georgienne, mais de ce que Pon va construire immédiatement une ligne reliant la grande province de Québec et’ toutes les provinces de l’est aux fertiles terri.
toires du Nord-Ouest par la ligne la plus conrte et la plus convenable.
Suivant son habitude, l’honorable chef de l'opposition s’est permis plusieurs plaisanteries à ce sujet. Il a raillé nos amis de Québec d’avoir été abandonnés, sacrifiés. d’espère M. le président, que mainte-
nant que ces henorables messiours peuvent supporter ces railleries avec vu certain calme, is tronveront l'honorable mousieur prèt à considérer quels soul Jes intérêts de la grande suction est du pays, disposition qu'il manifestail Lors.
qu'il supposail que nous avions fait à lu population de ces districts une injustice qu'elle ne méritait pas de notre park 'honorable chef de Popposition s'exprimail ainsi :
“fu pensais avoir fait pour Ja provinec de Québec tout ce qi était ra sonnnble, et cunvenable, et je suis prél à melhe mn maitre d'agir ou contraste avuc tout ce que les honorables msacurs de la droite ont fut jusqu'ici, Mais je ue me laissera:
pas cloïsner de mon argumentation par dos Gcarts de ce genre, de parle on ce moment de l'influence da proyet du chemin de fer:
du l'acilique sur les iutérêts du Quebec} Je parle du plan que nous avôns aduplé pour diriger le commerces, par la vallee dé l'Oulaouais, jusqu'aux grandes villcs du' Saint-Laurent, el j'a affniné, ce que per4 8onne ne nier, que co plan promettaill beaucoup pour la prospérité de ces vies,
Comme je Pai déjà dit, les modi.
fications que FPhouorable chef de l'ancion gouvernemenutavait appor-
{liées à son plan, angmentaient beau:
coup le monlant des contrats et, conune il le dif lui même, tous se:
collègues et laimême élaient en faveur des soumissionnaires. L/ho' norable monsieur ajoutait :
“J'avoue que, ces mesauurs ‘s'étant engag's À construire le chemin, nous étions obligés, comme leurs successeurs!
de donner effet à leur plan, si c'était possr/ ble, @ nous avons fut de notre mieux:
Les modifications que nous y avons appor tes élucnt toutes en favour de ceux qui pouvaient faire des soumissions, el clle, auraient dû, par cunséquent, en amener queique lus leurs atent échouées... I:
plan de l'ancienue adminishation pour voyait au paiement de 810,009 comptan par mille, pour les 2,600 milices entiers.
Il pourvoyait à plus que cela. 1 pourvoyait au paiement de 816,00 par mille, en espèces, non-seule ment pour les 2,627 milles de L ligne, mais aussi pour l'embran chement de la baie Georgienne e
celui de Pembina, ionsiour ajoutait :
“Cela vonsiitunitun total do#26,000,000, “0 qui, On y ajoutant 53,000,000 pour explorations, d'après l'houorabts mosieur, donnait 699,000,000, aissint uno balance do $1,000,000 qui serait afoetéo à l'oxtrémilé DTA ct à solder la plus grande partie de Ia subvention accordés au Che nadn Central, si Pancien gouvernement avait pu obtenir des offres qui lui auraient permis do construire le chemin ponr
526,000,000, je pense qu'il aurait ôté de son devoir de leg aec eptor Tue ti en a as CL ft, 4 l'honorable moncimir sait pi n'en aurait pu chu quand mème Len aurait demande.”
J'altire l'attention de Phonorable nonsicur sur cette déclaration qu lémontre qu'il approuvail, autant Qu'il pouvait Le faire, la marche quE nous Avions adoptée,
Or, M. le président, nous avons accepté une offre préférable à celle de l'honorable monsieur, comme de Le ferai voir à la Chambre de la açon la plus claire et la plus con Juante, et je demande à l'honora le monsieur Pappui qu'il s'est ngagé à donner à ce projet. Lors qe comme chef de l'opposition,
‘honorable monsieur déclara que i le gouvernement voulait agir de elle manibre, il l'appuierait, je b'eus pas même l'idée que quand ous nous conformerions à ses désirs, il nous reurerait cet appui, ou même hésitcrait à remplir la bromosse qu'il avait faite dans Gette chambre. J'ai lu la déclarafon dans laquelle l'honorable mon Sieur disaitqu'il dédaigneraitd’use) de ruse Je le croyais sincère, favais accepté son offre ct je lé fiens responsable de sa déclaration.
4 Lorsque j'aurai démontré à la chambre comune je vais le faire, — que nos conditions, celles que nous évons déposées sur la labie de la Shambre, sont bien plus avanta.
feuses que celles qu’il nous avait bromis d'appuyer, je demanderai Au! les appuie.
“honorable monsieur a «it que
L'hovorable[le gouvernement n'avais pas reçu
d'offres, Mais pour noi l'honounble mousienr hti-mêmen'a-til pas reçu d'offres? Ina pas recu à’ olTres parce que, peudant cine ans, l'état du pays s opposail à ce que l'honovible monsieur pût en recevoir.
M. le présiäont, lorsque, grâce aux fafinences que j'ai meilionnées, le ton de la presse anglaise changea entièrement, lorsque les migrants des meilleures culégovies que nous puissions désirer dans lo pays, commencérent à se préoccuper vivoment du Nord- Oucst canadien ; Lorstqu' un inouvenientcomie on u'onavailjamais vuatiira l'attention des capitalistos aussi bien que celle des émigrants, en Angleterre, sur le Nord- Ouest :
Lorsque, grâce au programme du mon honorable ami,le ministre des finances, lé lat Ginâncier du pays se trouva complètement changé ; lorsque, grâce an changement du tarif, le soleil de la prospérité rayonna de nouveau sur le Canada; lorsiçue, M.le président,les membres du gouvornemen! canadien pûrent se présenter aux capitalistes du monde entier, en Canada, aux Etats-Unis ou eu ‘Angleterre, et prouver qu'ils :
ue 62 présentaient plus devant la chambre avec des déficits de plus en plus alarmants chaque année, et auxquels nous ne pouvions faire face, qu'ils n'augmentaient plus la dette Au pays chaque année, sans exécuter de travaux publics, mais seulement pour faire face aux dépenses ordinaires que le revenu aurait dù balancer; lorsque ce triste état de choses fut changé, la juestion du chemin de fer prit uu autre aspect. Sous l’ancien état de choses, mon honorable ami de la gauche ne pouvait obtenir d'offres en réponse à un avis qu'il avait fait publier dans le monde eutier et par lequel il demandait aux capitalistes de se charger de cstte entreprise, moyennant 820,000 en