M MACKENZIE
ous parler du Crise ? ?
“ù SIR CHARLES TUPPER : Peut.
Entendez-
10 rganc des honorables députés de bpposition, Je sais que dans le io urt espace de vingt-quatre heu- TES, par un moyen quelconque, ils fous ont enlevé le Times. Je ne £tis nullement surpris, M. le prési- “ent, que les honorables messieurs de l'opposition repoussont avec mépris l'imputation que le Free ress est leur organe et l’interprôté de leurs opinions, — un journal ï essaie de prodigucer l’insulte à des personnages occupant une hautè position au Ganada, aux Etats- Unis et en Europe.
# Ces honorables messieurs n'ai.
Sent pas la compagnie, mais on ut supposer qu'il s'est opéré une volution dans leurs idées sur cetquestion. Les personnes qui se Sont chargées du chemin occupent anjourd’hui vis-à-vis du pays la Hier d la plus forte que peuvent vier des capialistes engagés dans e entreprise de cette importance.
s Ganadiens qui font partie du ndicat sont des hommes qui posdent une réputation d’habileté mmerciale hors ligne, le succès fil ont obtenu en menant à bien autres grandes entreprises de emins de fer constitue pour nous meilleure garantie possible de manière dont il s’acquitteront é leurs engagements envers le buvernement et le parlement du nada. On m'a dit que les pro- Miétaircs du chemin de fer de
Saint-Paul, Minneapolis et Ma.
nitoba sont membres du syndicat
et je suis ficr d'apprendre que tel est le cas en effet ; je dis.donc que s’il élaient demourés en dehors de l'association, ils se scraient trouvés en anlagonisme avec le Canada parce qu Dils sont les propriétaires d'un chemin de fer au sud de notre grand Nord-Oucst et d'immenses étendues de terre le long de la ligne.
Tous nous savons que le grand obstacle au parfait développement du Norû-Oucst, était l'absence d’un chemin de fer du Pacifique cana dien, parce que notre immigration était obligée de se faufiler pour ainsi dire à travers les territoires des Etats-Unis. Les grands efforts qui ont été faits pour attirer Pimmigration aux Etats-Unis et intercepter celle qui se dirigeait sur le Nord-Ouest, n’ont pas été accomplis per le gouvernement de ce pays ou par les législatures des Etats, mais bien par es compagnies de chomins de fer qui avaient un intérêt personnel à conserver ces immicrants sur leurs propres territoires.
Nous avons annexé ainsi au Canada une .partie considérable de PEtat du Minnesota, et tout homme de bon sens se convaincra facilement qu'une compagnie qui s’est engagée à construire et à exploiter un chemin de 650 milles, de la baie du Tonnerre au Nipissingue et qui sera propriétaire de mille milles de chemin de fer, de la rivière Rouge au Nipissingue, ne peut moins faire que d'attirer par Cette route et les chemins de fer du sud, grand nombre d'immigrants pour se fixer sur les terres, car c’est là la seule condition de succès de leur entreprise.
Les intérêts que possèderont ces messieurs dans le chemin de fer du Pacifique seront dix fois plus considérables que ceux qu'ils ont jamais possédés dans le chemin de fer de Saint Paul, Minneapolis, et Mani-
CS ue eee can
toba, ot quelle quo puisse être leur nationalité, la signature qu'ils ont opposée au contrat donne au Canada la preuve la plus évidente qu'ils w'épargneront aucun effort pour amoncr du trafic au chemin cle fer du Pacifique canadien. L’honorable député semble croire qu'on ne pourra exercer sur colle COMpagnie le contrôle et la survoillance désirables.
M. MACKENZIE. Qui a dit cela ?
Sir CHARLES TUPPER. de crois ne pas être injuste envers l'honosable chef de l'opposition en disant bu’il a accueilli la mention que J'ai faite de la compagnie comme il accepte habituellement une chose qui lui est désagréable.
M. BLAKE,. Je ne comprends pas parfaitement l’honorablé monsieur.
Sir CHARLES TÜUPPER. Comme je l'ai dit, cette compagnie se “compose de capitalistes du Canada et d’autres pays ; ce sont des hommes de haute réputation, des hommes dont les noms sont les meilleures garanties que l’on puisse donner au pays, que toutes les entreprises dont ils se chargeront seront heureuses. Quant aux con ditions du contrat, je dis sans hésitation qu'on n'aurait pu faire un plus grand tort au Canada qu’en rendant les conditions de l’arrangement assez onéreuses pour que leur accomplissemen! au lieu d’être heureux entraîne linsuccès. Je dois dire qu’au moment de la signa ture du contrat, nous avons fait tout en notre pouvoir pour obtenir les meilleures conditions possibles, agissant toujours sous l'impression que nous devions au Canada de passer un contrat susceptible d’accomplissement, d'accorder à ces messieurs un Contrat équitable et de leur permettre de se charger de cette grande et gigantesque entre:
prise dont nous étions anxieux de faire reposer le fardeau sur leurs
amant —.
épaules pour nons on délivrer,
Et maintenant qu’il me soit permis de demander à la chambre si pour un contrat d’une telle importance on doit se livrer à la chicane, à l’ergotage, comme on le ferait pour une transaction ordinaire, au risque que ce contrat dont les négocialions sont si difficiles à conduire, ait Le sort de celui de 1873 dont les conditions étaient bien plus avantageuses que celles de celui-ci Mais ce n'était pas un contrat susceptible d'être rempli, car dans l'état où se trouvait alors le pay , les parties ne pouvaient réunir les Capitaux nécessaires. C'est dans cet esprit que nous abordons maintenant la question, et je demande à tous les membres de cette Chambre indistinctement, si nous ne'serions pas indignes de représenter le parlement du Canada, dans l’administration des affaires publiques si nous n'avions pas compris qu'il était dans les intérêts du pays de faire un arrangement de nature à nous assurer le secours des capitaux requis et à permettre aux personnes intéressées dans cette grande entreprise de la mener à bien, comme elles le feront, j'en ai la certitude. Ces messieurs, nous le savons, possèdent tous les avantages que peut entraîner la disposition d’un capital; nous pouvons dire sans crainte de nous tromper que leur habileté, leur énergie, leur connäissance parfaite de ce genre d'entreprises sont autant de conditions de nature à assurer la réussite du contrat; je demanderai donc aux honorables messieurs ce qu à part de cela, est désirable et nécessaire.
J'ai parlé de Îla position qu’occupaient ces messieurs ; je voudrais demander maintenant aux honorables membres de l'opposition si le Canada pourrait espérer voi:
exécuter ce contrat avec le succès] que tous nous désirons, souhaitons
fct espérons, sinous l’avions conclu favec le corps de capitalistes le plus puissant quo l’on puisse trouver Élans la cité de Londres ? Qu'anr- Wions-nous eu? D'abord un ingé.
Micur anglais avec des idées extra- Évaganices ct complètement ignorant “le ce qui se rattache aux travaus ile construction des chemins de fer Mans un pays comme le nôtre, puis fensuile, en dépit de l'importance “es ressources dont ils auraient pu disposer; un insuccès dont ils au aient'été cause, et bien plus la Héconsidération du crédit du pays.
lorsque les porteurs de bons auaient été frustrés de l’intérèt qu’ils Fattendaient à retirer de leur place ment. En jetant un coup d'œil sui Aa liste des capitalistes américains, fcanadiens, anglais, français ou alle Emands intéressés dans l'entreprifse,on se convaincra que le Canada a été mieux partagé et que c’est une bonne fortune pour le gouverneiment que de leur avoir confié l’en-
$ On prétend que la garantie de un million de piastres pour l’exécution du contrat n’est pas assez forte- On dit qu’un capital de cinq mil.
lions de piastres versé dans l’esijpace de deux ans et un dépôt d’un imillion ne suffisent pas. Voici iquelle est mon opinion à ce sujet:
pourvu que nous ayons mené l’entreprise à bonne fin, moins nous demanderons de garanties, plus nos intérêts seront sauvegardés. En effet, plus nous diminuerons les ressources de la com.
pagnie, plus nous restreindrons ses chances de succès.
M. BLAKE. Afin d'améliorer la position, permettez-nous de sup primer la clause relative au million.
Sir CHARLES TUPPER. Ce serait aller trop loin. Je tiendrais à attirer l'attention de l'honorable chef de lopposition sur une entre.
prise semblable exécutée sur ce
nantes
continent, — j'entends parler du chemin de fer de l'Union Pacific.” —ct à lui demander si le capital de cette compagnie était plus considérable, où bien si la garantio qu'elle a fournie était plus élevée que celle qu'on a exigée do la nôtre.
En examinant comment ont 6té exécutées quelques-unes do ces grandes entreprises, il veria que la meilleure garantie que le gouvernement peut posséder est la confiance que les capitalistes qui sé sont chargés de l'exécution du projet le méëneront à bonne fin.
L’honorable dépulé se convaincra que le contrat qui est soumis à la Chambre donne la meilleure garanlie de la prompte exécution des travaux. En vertu du contrat, le syndicat doit achever le chemin er dix ans,—c'est-à-dire qu'il sera terminé en juillet 1891, — et je crois devoir rappeler, M. le président, quoique le chef de l'opposition ait semblé l'oublier, qu'il à pris sur ni, il y a un an, d'émeitre son opinion et d'exprimer, à ce qu’il m'a semblé, sa sympathié personnelle, au sujet de la position déplorable dans laquelle se trouvaient les représentants de la province de Québec. L'honorable député a dit “ que la province de Québec avait t‘ dépensé onze millions depiastres, ‘ dépense qu’elle pouvait difficilement supporter, pour la cons- “ truction d’un chemin de fer pro- ‘ vincial dans le but de s'emparer {qu trafic du Pacifique. Québec, “dit-il, à étendu les bras du côté ‘du grand Nord-Ouest; il s'est ‘rendu au-devant du trafic du ‘ Pacifique jusqu'en cette ville ; ‘“]a question est de savoir quells ‘ période de temps s’écoulera avant “ que cette dépense porte ses fruits.
Les revenus de la ligne sont ceux ‘sur lesquels comptait Québec, te c’est-à-dire qu'ils couvrent une “ fraction de l’intérèt des sommes
dépenséos puur sa construction, tinais la province cspérait anssi “qu'il alirerail dans ses princi-
pales villes le grand courant du ‘“ commerce do l’ouest et donnetrait à sa population une immense ‘4 prosiérilé ; mais à moins do la “construction d'un embranche- ‘‘ment direct, ces espérances de la “ province de Québec no seront “pas réalisées ; si la partie csl 4 ,'Stait pas construite avant l'a- “ cnovement de la partie oucst, il ‘espérait que tous ses habitants “vivraient assez pour jouir de
‘ses bénéfices.”
Je ne veux pas prétendre que ces remarques renferment un sarcasme,ui que l'honorable monsieur ne répandait pas de véritables larmes, lorsqu'il s'apitoyait sur le sort de la province de Québec.
Mis où sont la Nouvelle-Œcosse, le Nouveau-Brunswick et l'Ile du Prince-Edouarà ; où est la province d'Ontario ? Comment se trouvent-ils aujourd’hui dans une position qui aurait amené le sourire sur n0s lèvres si on nous l'avait prédite il ya un an.
CEE
lanco vitale pour toutes Îcs sec tions du Canada ct pour lo Nou Ouest en particulier, qu'on Gt olisse lo plus promplenenñt possible des communigalions faciles, rapi.
des et à bou marché.
J'attirerai maintenant pour quel.
ques instants l'allontion de la Chambre sur ce que nous devons faire. La ligne sera commencée lo 1er juillet prochain, à la station do Callendar, près du lac Nipis ginguc ; les travaux seront exécutés graduellement, et ils seront pous sés chaque annéc de manière à ce que la section soit reliée au che.
miu de fer du Pacifique en 1891, Pour ce qui est du tracé, tout Le monde sait que ‘la construction de cette ligne dininuera de 500 milles la distance entre nos grandes villes et Winnipeg, la grande capitale du Nord-Ouest. Mais en admet.
tant que nous soyons obligés de passer par le Sault Sainte-Marie, en absence d’une autre ligne au nord du lac Supérieur, la distance par le Sault à Duluth serait, de Nipissing au Sault Sainte-Marie 294
Si l'on|milles, du Sault Sainte-Marie à,
nous avait dit, il y a un an, que|Duluth 410 milles, de Duluth, vid dans le cours de celte session nous] Emerson à Winnipeg, 464 milles, serions à même de conclure un{distance totale de la station de contrat en vertu duquel, eu 1891, Callendar à Winnipeg, 1,168 miltoutes les villes de ces provinces|les. C'est là la route la plus courte auraient des communications fa-|que le gouvernement pouvait espéciles avec les territoires du Nord-}lrer construire il y a douze mois. Ouest du Canada, nous aurions con-' Aujourd'hui nous proposons la sidéré la chose comme impossible. construction d’une ligne directe, Est-il rien de plus essentiel à la! devant étre commencée le 1er de prospérité de cette province et des | juillet prochain, et qui abrégera la villes de l'est, Québec, Saint-Jean [distance de 111 milles. | et Halifax, que d’avoir un accès! }{ BLAKE. Nous avons ainsi
facile au Nord-Ouest ? 5 : innipes à Il est un fait acquis, c'est que Bas Day de Winnipeg à South
cet immense pays, possédant des millions d’acres de terre fertile,| Sir CHARLES TÜUPPER. Il y a rendant d’abondantes moissons à|1,006 milles du Nipissingue, en l'agriculteur, devra pendant les dix/suivant la baie du Tonnerre, années à venir s’approvisionner|jusqu'à Winnipeg si nous prenons aux manufactures des anciennes|le lac, soit 1.057 milles par chemin provinces. Il est donc d’une impor-{de fer ; la distance de la station de
(Callendar à Linkoping, endroit où
da ligno se rallicra à l'embranchement de la baio du Tonnerre est de 686 milles, et celle do Linkoping à Winnipeg, do 371 milles Ainsi donc, La Chambre peul se convaincre que nous atleignons Winnipeg
ar la route la plus courte possihle, éllo verra aussi que la distance de Montréal à la station de Callendar est do 354 milles, tandis que la ‘distance de Toronto, par la ligne de Gravenhurst, est de 226 milles, soit 128 milles de moins que de Montréal.
Je répondrai maintenant à quelques objections qui ont élé préseniées contre le projet. Ou me dit que le type du cheinin est inférieur à celui du ‘Union Pacific,” et qu'il aurt pu ètre préférable.
J'admets volontiers qu'après avoir réussi à conclure un contrat, il soit convenable d'y inclure des clauses sévères, mais puisque j'ai exposé à la Chambre les conditions auxquels ces capitalistes se sont engagés à construire ce chemin, l'espère qu’elle pensera avec moi que nous devons les traiter aussi Dieu que possible. Je voudrais savoir qu’elle serait la position qu’'assumerait le gouvernement du Canada si,après avoir offert$ 4,000,000, en 1873 à la compagnie dont Sir Hugh Allan était le président, il exigeait de ces messieurs qui s'engagent à faire Le travail pour #78, 000,000, des conditions plus onéreuses que celles qui élaicüt stipulées dans le contrat précédent. Si les honorables membres de cette {hambre veulent bien consulter le projet de contrat avec la compagnie dont Sir Hugh Allan était le président, ils constateront qu’il pourvoyait à ce que le type de la construction et de l'équipement du chemin de fer du Pacifique canadien soit celui de “l’Union Pacific.” Ainsi donc, comme pourront le dire les membres de cette Chambre
ot les esprits impartiaux, nous ne nous sommes pas écartés de notre devoir sur cetlo question. Mais quel 3st ce typo de chemin ? Il y a une demi douzaine do chemins do fer parmi les plus importants dont les “ampes ct les courbes sont plus sujettes à objrctions que celle du hemin de for Union Pacific. Je crois done qu'il n'y a guère de plave ici pour la critique, Lorsque le chemin do fer Union Pacific fut construit, le gouvernement qui lui donnait uno subvention plus forte que celle que nous accordons à notre chemin, convint que le tyse du chemin de fer Baltimore et Ohio serait celui de l'Union Pacific et le chemin Baltimore et Ohio est regardé, tout le monde le sait, voinme un chemin de première classe qui fait un trafic énorme. Le chemin de fer Portland ct Ogdensburg, et une demi-douzaine d’autres voies américaines ont adopté un type qui ne peut être conparé à celui que nous avons choisi. Il serait donc oiseux de ma part, de vouloir prouver à la Chambre que le gouvernement du Canada n’ausait pas été fondé à exiger de ces messieurs, qui consentaient à consle chemin à meilleur marché que Sir [Jugh Allan, un type plus élevé que celui qui a été choïsi. Mois nous avons une meilleure garantie que celle que nous aurions pu insérer au contrat que le chemin sera d’un type excellent, c’est que ces messieurs ne construisent pas le chemin pourle faire exploiter par le gouvernement du Canada, mais qu'ils le construisent comme leur propriété, et lorsqu'il sera terminé, ils auront à trouver les mcyens de conserver et d'exploiter cette voie ferrée, et tout vice &e construction retomberait alors sur eux et non sur nous. Et, M. le président, comment aurais-je pu leur poser des conditions si rigoureuses lorsqu'ils avaient entre les
ne qe nn an À monnren nenteete méte deene A Gates den nd
ae drama au
inains ma propre déclaration—cel le du gouvernement du Canada-qu'avec Loutus les ressources du pays pour nous Soutenir, nous nons étions crus obligés d'abaisser le typo général de laroute afin de construire une voie ferrée à bon marché, et que l'estimation la plus basse d’une telle voie élait do 80 millions de piastres, 6’estä-dire un montant plus considérable que celui que nous leur accordons en argontet en terres, ch comptant la valeur de celles-ci à une piastre de l'acre ? Je pense, Mile président,que je puis me dispenser de parler davantage de ce sujet. Retiendraije lonptemps la Chambre pour lui parler d’une autre objection qu'on a soulevée, relalivement à la façon dont le coût du chemin a été reparti sur les différentes parlics de la voie ferrée. Si les honorables dépulés ont suivi la description faile, il y a un an, par le premier ministre, des dufficullés qu'il y aurait à surmonter entre la rivière Rouge et Le pied des Montagnes-Rocheuses je pense qu’ils en arriveront à cette conclusion que le prix fixé au contrat n’est pas exagéré. J’attire l'attention de la Chambre sur ce fait. Le gouvernement exige que le chemin entre la rivière Rouge et le pied des Montagnes-Rocheuses, soit fait au plus tôt, aussi promptement que possible. Je suis autorisé par les principaux membres du syndicat à déclarer au public qu'ils se proposent de terminer la voie ferrée jusqu’au pied des Montagnes-Rocheuses d'ici à trois ans. Si l’on croit que c’est une tâche gigantesque pour le présent syndicat de contruire 300 miles de chemin de fer, je puis dire aux honorables députés que l'année dernière a vu quelquesuns des-membres du syndicat construire de 200 à 300 mulles de chemin de fer à travers un pays
CE
a donc aucune exagéralion de leur part à diro qu'ils go proposent do construire le chemin presqu'au pied des Montagucs-Rocheuses en trois ans el d'en terminer 300 mil-
les pendant la prochaine saison.
Quelle sera la conséquence de ce
travail ? Son exécution entraincra, au début de l'outreprise, une dépense énorme ; dès que ce contrat scra ralifié par le parlement, ces messieurs dovrout délior les cordons de leur bourse et verser entre nos mains non-seulement un dépôt d'un million de piastres,mais en tirer encore un autre million pour équiper le chemin qui sera prêt à l'exploilation, et ce chemin sera prèt dans le courant de l'année’ Après avoir lu les déclarations larmoyantes de l'honorable chef de l'ex-gouvernement, relativement aux terres el aux difficultés qu'il y aura à Îles vendre, on peut supposer avec raison, que mème avec toule leur énergie et leur habilité, il leur faudra attendre deux ou trois ans, avant de pouvoir lirer parti d'une façon efficace, de la vente de ces terres.
Ces messieurs auront donc, dès le début, à dépenser d'énormes sommes d'argent pour équiper les sections terminées, payer le matériel et l'outillage nécessaires aux travaux pendant les trois prochaines années, et ils auront ensuite à attendre assez longtemps après cela pour toucher le produit de la vente desterres. À la fin des trois années, tout cet outillage sera mis en.
œuvie sur les autres sections. Je crois donc que plus on examinera cette affaire, plus on sera convaincu que dans la répartition de l’argent aucune injustice n'a été faite.
Ceux qui honorent de leur confiance, non pas le ministère actuel, mais le chef de l’ex-gouvernement, n'ont qu’à examiner les déclara-
presque semblable au nôtre. Il n’yltions que j'ai lues ce soir, et dans
lesquels il estimait à $20,000 par mille lo coût de la section qui devaitôtre construite à l’oucst do la rivière Rouge, pour comprendre les avantages du nouveau plan.
Les membres du syndicat aurout encoro à débourser uu aulro mmillion, ct ce sera pour nous payer le chemin construit à l’ouest de la rivière Rouge et Le maléricl de construclion que nous avons cn Cot Cudroit.
Cela posé, les honorables députés verront que nous avons fait une répartition équitable du coût du chemin par mille. Si le syndicat veut que cette entreprise ne tourne pas à mal, il lui faudra, dès le début, dépenser beaucoup d'argent pour faire venir des émigrants au pays. Je regarde le plan de faire construire le chemin par une compagnie comme étant d’une importance vitale à un certain point de vue : c’est qu’au lieu d’avoir à faire la concurrence à des compagnies de chemins de fer pour avoir des émigrants, nous verrons une giganiesque compagnie ayant des ramifications dans Îles Etats-Unis, en France, en Allemagne, dans les îles Britanniq'ies, prêtants on concours au gouvernementpour aitirer vers nous des émigrants. Mais cela forcera ces messieurs du syndicat à faire une dépense énorme.
La seule chance qu’ils peuvent avoir d'alimenter le chemin de fer s’ils le construisent, sera de jeter dansles fertiles vallées du Nord- Ouest, une nombreuse population,
aussitôt que possible, et par ce moyen créer un trafic nécessaire à l'exploitation du chemin.
On me dit que l’on s’objecte aussi beaucoup à l’exemption de taxes pour les terres; je n'hésite pas à dire que j'aurais préféré ne pas voir cette clause du contrat, dans le seul but de céder aux préjugés sérieux qui existent dans le pays sur cette question. Mais nous
avions tants à prendre en considération, Lo premior était de concluro pour lo pays le marché Lu plus avant.
goux possible ; le second était du no pas imposer do conditions qui
deux points impor
tout en n'étant d'aucun avantage matériel pour [lo pays, auraient, selon toute probabilité, conduit à un désastre, quand la compagnie aurait plac son prospectus sur le marché monétaire. Tout le monde comprendra que cette exemption de taxes ne changera rien à Ja posilion que nous avions lorsque ce chemin était construit comme entreprise du gouvernement.
Lorsque mon honorable ami construisait le chemin par l'agence directe du gouvernement,aucune taxe v'aurait pu être prélevée sur ces terres avant qu’elles fussent utilisées, occupées. Aucune province, municipalité, ou corporation quel:
conque établie, ou pouvant l'être plus tard, n’aurait pu imposer la plus légère taxe sur ces terresavant qu'elles fussent vendues ou occupés ; mais aujourd'hui du moment où il y aura vente ou, occupation, elle seront sujettes à l’impôt. Je ne m'arrêterai pas à discuter la question de l'exemption de taxe accordée au chemin, car messieurs les députés n'ont qu'à jeter un coup d'œil sur les lois des Etats-Unis et celles de tous les pays où l’on a dû construire des grandes lignes de chemins de fer, pour se convaincre que la politique du gouvernement des Etats-Unis a toujours été d’exempter de taxes ces voies ferrées, le chemin lui-même, ses accessaires, les stations, enfin tout ce que comprend le terme : chemin de fer.
Un des juges des cours des Etats- Unis a déclaré que, vu que ces chemins étaient des entreprises nationales, des bienfaits publics, d'utilité générale à la prospérité de tous, ils devraient être exempts de taxes d'État et de municipalité, Nous n’a-
vons fait que suivre ce qui 80 pratiquo aux Etats-Unis ct ce à quoi nous étions tenus, comme l'opposition le comprendra. Quelle était notre position ? Nous demandions à ces messiours du syndicat de venir de l’avant et de se charger d’une lâche devant laquelle nous réculions. Je n’hésite pas à dire que, nécessaire et importante comme l’entreprise l’est, lo gouvernement sentait qu'ello était colossale et tremblait lorsqu'il pensait aux frais de sa mise à exécution et aux dépenses d'entretien ct d'exploitation de la route une fois terminée. Et je demande à cette Chambre de me dire en toule sincérité si lorsque nous passions de nos épaules à celle d’une compagnie tonte cette responsabilité, si elle ne pense pas que nous ne devions pas,autant que faire se pourrait,placer le syndicat dans une position aussi favorable que celle que nous occupions nous-miêmes. C'est là tout ce que nous avons fait, et comme je l'ai déjà dit, dès que les terres seront utilisées, elles seront sujettes aux taxes.
On m'a dit que les terres de la compagnie dite “ Canada Company, ?” étant exemptes de taxes, il en est résulté beaucoup d'abus.
M. MACKENZIE. Elles n'étaient pas exemptes de taxes,
M. BLAKE. La compagnie n'était qu'un propriétaire ordinaire d’une grande étendue de terres.
Sir CHARLES TUPPER. Oh!
les terres étaient en grandes sections. Alors l'affaire est de moitié moins grave,
M. BLAKE. Au contraire, ce n’en est que plus mal.
Sir CHARLES TÜPPER. de suppose que c’est parce qu’elles étaient exemptes de taxes. Alors nous aurons soin que ces terres ne soient pas données en grandes sections (blocs). Nous avons prévu la diffi-
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culté ct nous y avons pourvu, Mais cômme je le disais Lantôt, ces messieurs doivent vendre leurs terres.
Il est impossible d'alimenter le chemin sans établir dans le pays une population aussitôt que possible. On dit que cette affaire constitue un monopole gigantesque. Nonseulement le gouvernement exempte les terres de taxes, mais de plus il crée un monopole. Si nous pouvons faire valoir un argument puissant en notre faveur, c’est ceci: en vertu du contrat Allan de 1873, 5# millions d'acres de terres étaient pour ainsi dire mis sous séquestre, si vous regardez comme séquestrées les terres concédées à une compagnie. En vertu du contrat actuel, on ne réserve pour la compagnie que ?5 millions d’acres. Le contrat Allan de 1873 et l’Acte du chemin de fer du Pacifique de 1874, donnaient les terres aux intéressés en sections de 20 milles carrés. D’après le dernier contrat, chaque mille alterne sur l'étendue de toutes les sections et le long de tout le chemin, reste en possession du gou:
vernement, Peut-il y avoir là un monopole ? Qu'est-ce à dire ! en vertu du contrat Allan avec le gouvernement, celui-ci était obligé, comme le gouvernement des Etats- Unis l'était envers le chemin de fer Northern Pacifique, à ne pas vendre de terre au-dessous de $2.50 lacre. D’après le présent contrat, .
nous sommes libres de concéder toutes les terres qui resteñt en notre possession, si l'intérêt public l'exigeait. Il n’y a pas de points.
sur lequel le syndicat ait insisté autant que sur la nécessité de coloniser les terres le plus tôt possible.
Ses membres prétendent que nous devrions être trop heureux de pouvoir établir gratuitement un colon sur chaque lot de terre appartenantau gouvernement. Pour parler encore de monopole, nous prétendons qu'au lieu de séquestrer
54 millions d'acres, en sections de 20 milles, sur les deux côtés de la voie ; qu’au lieu d'être obligés de vendre des terres à $2.50, nous pouvons ouvrir à la colonisation, sans faire payer un sou aux colons, les 29 millions d’acres que le gouvernement se réserve pour les utiliser dans l'intérêt du pays, en sus de la concession de terre faite au syndicat, ou que nous pouvons Ouvrir au-dessous du prix minimum fixé par l'acte de 1874. Mais que
deviennent les conditions établies
il y a un an ? Lisez les résolutions passées ici, en Parlement, relativementàla concession de 100 millions d’acres de terres, et vous verrez que le Parlement les a mises à notre disposition d’une façon absolue pour assurer, par leur moyen, la construction dü chemin de fer du Pacifique. Au lieu d’avoir transporté à un monopole, comme on pourrait l'appeler, le titre de ces 100 millions d’acres, nous avons gardé en notre possession 75 millions d’acres pour servir les iniérêts du Canada au moÿen de concessions, gratuites de terres et aussi de la vente de ces terres, dans le but d’en retirer l'argent que, d’après le contrat, nous devons payer au syndicat, c’est-à-dire $25, 500, 000. Comme je l'ai déjà dit, la question d’exemption de taxes pour les terres, n’est pas nouvelle. En 1870, un acte fut passé aux Etats-Unis pour venir en aide à la compagnie dite International Railway, aujourd'hui fusionnée avec une autre sous le nom de Jnfernational Northern Raïlroad Company, Jequel acte décrète, comme cela a été fait pour d’autres chemins de fer dans différents Etats de l’Union, que les terres seroni exemptes de taxes. Le gouvernement des Etats- Uüis a donné aux chemins de fer beaucoup de terres d'après le sysième appelé head grant, et dans un cas, une compagnie a été autori-
séo à choisir dans les terres publiques du Texas, ce pays magnifique qui a excité l'admiration de nos adversaires, les parties les plus belles et les plus fertiles sans être entravée en rien et sans compte à rendre.
“ La compagnie a reçu ?0 sections de 60 milles chacune des terres non conctdées de l’élat, pour chaque mille de chemin de fer construit ou qui pourrait tro construit, d'après les conditions posées à l'acte de 1870. Lo dito compagnie, ses successeurs et ses nayants-cause, reçut le droit de choisir les terres sans ôtra obligée de laisser des sections alternes au gouvernement, les dites terres ot leurs titres étant exemptés de toutes taxes de municipalité, d'état, do comtés et autres pendant vingt-cinq ans, "”
Jci dès que nos terres seront vendues, elles seront sujettes aux taxes.
D'après cette loi des Etats-Unis, elles demeurent exemptes pendant vingt- ans après avoir passé entre les maïns des partiçuliers. Il n’v a rien de semblable ici. Dès que nos terres sont utilisées ou vendues—et la compagnie ne peut se dispenser de les coloniser, ce qui est le seul moyen de donner de la valeur aux autres— elles sont taxées. On'fait des objections au tracé du chemin. Mais aux termes du contrat, le tracé doit être .soumis à l'approbation du Gouverneur en conseil. Je n'hésite pas à dire que cette compagnie sera bien plus en état que le gouvernement de choisir un bon tracé. Elle a un intérêt plus direct, plus personnel, à terminer l’entreprise,et saura mieux choisir le tracé le plus court et le plus avantageux pour tous. Le gounement ne peut donner à une entreprise de ce genre, cette surveillance personneile, directe que peuvent iui accorder des hommes aussi habitués à ces travaux que le sont les membres du syndicat. Dans mon opinion, la restriction qui pourvoit à ce que le tracé soit soumis au Gouverneur en conseil
n'est pas nécessaire, parce que je|habitants des Etats-Unis. L’honoracrois que leur intérêt les oblige de|ble député de Lambton devrait être
choisir le meilleur tracé. Mais nous avons pourvu, en Conservant au Gouverneur en conseil le contrôle géntral de l’entreprise, à ce que qas un mille du chemin ne fût loualisésans le consentement du gouvernement.
On n'informe qu’on s'objecte beaucoup à ce que pouvoir soit donné à la compagnie de construire des embranchements.
Cette Chambre sait-elle qu'aux Etats-Unis, tous les pouvoirs accordés à ce syndicat qui vient prendre la place du gouvernement et le décharger de sa responsabilité dans cette entreprise,sont accordés à tout particulier et chaque compagnie construisant un chemin de fer. Tout ce que ces personnes ont à faire, c'est d'organiser une compagnie en vertu de la loi générale, enrégistrer leur raison sociale, et d'aller construire un chemin de fer où cela leur plait,
M. MACKENZIE. Faites-donc la même chose dans votre Nord- Ouest.
Sir CHARLES TUPPER. L’honorable monsieur pourra voir que, quant à la dernière objection que l'on peut faire à notre programme, il m'a devancé, car j'avais l’intention de lui donner crédit pour la libéralité qu’il a montrée au sujet des embranchements. Je veux parler du projet de loi soumis, contenant le programme de l’ancienne administration, programme sur lequel l'opposition ne reviendra pas naturellement. Dans l’état du Minnesota, et partout ailleurs de l’autre côté de la frontière, des embranchements peuvent être construits par n'importe .qui aux endroits qu'il leur plait de choisir.
Nous n'avons fait que donner à cette Compagnie un pouvoir dont peuvent jouir tous et chacun des
le dernier à s'opposer à ce programme,
MACKENZIE. Quel programme ?
Sir CHARLES TUPPER. Le programme qui consiste à donner au syndicat le privilége de construire des embranchements reliés à la ligne mère.
M. MACKENZIE. Mais il ya prohibition pour tous les autres,
Sir CHARLES TÜPPER. Iln’'y a pas de prohibition. Cette remarque r’est qu’une preuve de la difficulté du dilemne dans lequel se trouvent placés les honorables messieurs de la gauche. Parce qu’ils ne peuvent trouver d’objections légitimes à ce programme, il leur faut en fabriquer. Le projet de loi ne renferme pas semblable disposition, ne contient pas une ligne accordant un monopole à ces messieurs, et ce parlement a le pouvoir cette année et aura Le pouvoir l’aunée prochaine, après avoir ratifié ce programme, d'accorder à toute personne quelconque le pouvoir de construire des chemins de fer dans n'importe quelle partie du Nord-Quest.A quoi pourvoit le projet de loi soumis par le ministre de l'intérieur du gouvernement précédent, au sujet de la construction des chemins de fer dans le Nord- Ouest, un projet de loi qui était frappé au coin de la sagesse qui caractérisait le gouvernement dont il était l’un des membres ? Il décrète d’abord que toute personne peut construire un chemin de fer au Nord-Ouest, où cela peut lui convenir ; elle peut organiser une compagnie en vertu de dispositions semblables à celles en vertu desquelles les particuliers peuvent construire des embranchements aux Etats-Unis. Il va plus loin.
Nous n'avons pas donné à ces messieurs un seul dollar pour construire des embranchements. Nous nous proposons de leur donner le droit de passage gratuitement pour ies embranchements, et nons serions très heureux de le faire lors même qu'ils construiraient des embranchements d’un bout du pays à l’autre. Nous sentions qu'il était de l'intérêt du pays de leur accorder toutes les facilités possibles pour donner plus d'importance à la ligne-mère et pour un mouvement tel que celui qui est indispen sable à la prospérité du pays, mouvement qui doit plus que tout autre influënce augmenter la valeur de nos terrains. Îls ne peuvent dépenser pour la construction d’embranchements un seul dollar qui n'aura pas pour effet de verser des sommes considérables dans le trésor du Canada en augmentant la valeur des terres dans le voisinage de ces embranchements. Mais le projet de loi du gouvernement précédent ne laissait pas aux compagnies le coût de la construction des embranchements. Le gouvernement leur venait généreusement en aide. Chacun pouvait se mettre à construire des embranchements, et venir présenter ensuite son petit compte au gouvernement pour en réclamer le paiement. Que dit l’Acte ?
« Le Gouverneur en conseil peut réserver chaque section alternalive des terres non-concédées, jusqu’à concurrence de 10 sections par miile, 5 de chaque côté, à l'exclusion des sections qui, en vertu de l'Acte des terres fédérales, peuvent avoir été réservées, comme sections d’écoles, ou allouées à la compagnie de la Baie d'Hud- Son pour les fins de cet Acte.
C'était une prime accordée à ces
messieurs pour la construction de cet embranchement.
& Ou si le Gouverneur en conseil le ju
ge convenable, au lieu de céder des terrains à la compagnie, la compagnie pour-
æa recevoir l'argent provenant de la vente
des torrains sur la ligne du chemin de‘fer et en dedans d’un rayon de six milies à partir de cette ligne de temps à autre jusqu’à co que la compagnie ait reçu une sommo n'excédant pas dix mille piastres
par mille, ”
Donnant à chaque individu qui construirait un mille de cette ligne le droit de s'adresser au trésor du Canada et de demander $10,000, et cependant après cette forte déclaration faite dans l'enceinte de cette Chambre et placée dans les documents publics du pays,ils osent mettre en doute l’opportunité pour le gouvernement du Canada de permettre à des particuliers de construire des embranchements destinés à développer le Nord- Ouest, sans retirer un sou ni un acre de terre en retour.
On dit qu'une faute énorme a été commise en prohibant la construction d’embranchements s’étendant autrement que dans une direction sud-ouest et ouest par sudouest. Je suis un peu surpris d’entendre formuler une telle objection et j'écouterai avec beaucoup d’intérêt les honorables messieurs de la gauche s'ils ont une objection de ce genre à formuler. Il y a un an, une compagnie qui avait peut-être des droits aussi sérieux à la considération du Parlement du Canada qu'il cest possible à une compagnie d'en avoir, nous demanda Îa permission de construire un chemin de fer. Elle ne nous demandait ni argent ni secours ; elle ne nous demandait que la permission de construire un chemin de fer d’un certain genre, pourquoi avons-nous refusé cette permission ? Il nous faisait beaucoup de peine de la refuser, mais, le gouvernement ayant pris la question en sérieuse cConsidération, décida que, vu que le Canada avait à s'occuper de la construction du chemin de fer du Pacifique canadien, et vu que notre seul espoir de soutenir Ce chemin, et de l’exploiter après sa cons
me
truction était de retenir le tra-[l’honoratlo imonsicur cet qu’elle
fic du Nord-Ouest canadien pour la ligne mère, nous en sommes arrivés à la conclusion qn'il n'était pas de l'intérêt du pays, quelque grand que fût le besoin de la scction qui le demanderait, de construire une ligne qui transporterait le trafic du Nord-Ouest en dehors de notre pays, laisserait notre ligue principale, le Pacifique canadien, qui a coûté au pays des sommes si considérables. dépourvu du trafic nécessaire pour le soutenir.
Ce programme a .élé annoncé cl adopté après mûre délibération par le gouvernement, et il a été de de mon devoir, comme miuistre des chemins de fer, de le soumettre au petit Parlement en haut, le comité des chemins de fer. Ce comité comprend un grand nombre de messieurs des deux côtés de la Chambre, qui sont disposés à prendre en sérieuse considération les questions qui leur sont soumises et à les juger sévèrement. Je crois qu’il est composé de 100 membres.
Sir LEONARD TILLEY. Quatre-vingt-quinze.
Sir CHARLES TUPPER. Le nombre en‘est de 95 ; je dis que c’est un petit parlement et lorsque je lui ai soumis la ferme décision du gouvernement sur ce point de refuser, autant que nous le pouvions, de laisser accorder cette charte, les vues du gouvernement ont été adoptées par ce comité sans
‘une seule voix dissidente.
M. MACKENZIE. Pour moi, j'ai différé d'opinion.
Sir CHARLEE TUPPER. L’honorable monsieur dit qu’il a ditféré d'opinion, alors il à été bien mal compris. Je n'ai entendu aucun dissentiment, mais il y a plus, une députation venue d'Émerson pour demander des secours, m'a informé, il y a quelque temps, qu’elle avait eu une entrevue avec
no peut obtenir de lui plus de satisfaction qu'elle n'en avait reçu.
du gouvernement,
M. MACKENZIE. Je rai pas le pouvoir d'accorder des secours.
Sir CITARLES TUPPER. Alors, tout ce que je puis dire c’est que l'honorable monsieur a failli à l’accomplissement des devoirs de sa haute position, comme l'un des principaux membres de ce parlement, s’il a, dans une circonstance où les vues du gouvernement sur une grande question nationale étaient soumises au comilé des chemins de fer, gardé pour lui son opinionetn’a pas aidé le comité des lumières de son expérience.
M. MACKENF7IE, J'ai fermement exprimé mon dissentiment.
Sir CHARLES TUPPER. L'honorable monsieur n’exprime pas d’ordinaire son dissentiment d’une manière assez calme pour que je puisse avoir oublié qu’il l'ait fait ; et tout ce que je puis dire c’est que, s’il a différé d'opinion, il l’a fait avec si peu de chaleur que ses remarques se sont complètement effacées de ma mémoire, et je maintiens œue le gouvernement en remettant au syndicat la tâche de coustruire le chemin de fer du Pacifique canadien, ne pouvait raisonnablement dire : les droits que le gouveruement a maintenus et qu’il a publiquement déclaré avoir maintenus dans les intérêts du Canada et pour protéger le trafic du chemin de fer du Pacifique Canacien, ces droits ne vous seront pas transmis, et maintenant que la täche vous incombe de maintenir le trafic,il nous est indifférent que le trafic aille d’un côté ou de l’autre.
Je dis que les intérêts que nous avons aujourd'hui comme canadiens dans ce chemin de fer qui est en sa possession sont toujo'rs.
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le même intérêt national de transporter chaque livre du trafic du Nord-Ouest que nous pouvons transporter par le centre du Canada et jusqu’à la mer dans notre propre pays, comme ce sera le cas, Je l'espère, dans un avenir peu éloigné.
L'honorable député a soulevé la question des droits, l’autre jour, dans le discours qu'il a prononcé ‘devant cette chambre an sujet de l'Adresse. Je pouvais très bien prévoir alors que l'honorable monsieur jetterait l'ancre du côté du vent, et lorsque l'honorable monsieur à traité la question du tarif des chemins de fer dans la discussion l'autre jour j'ai compris que c'était un plan arrêté chez lui de prévenir l'opinion publique sur cetle question. Chacun sait les plaintes sérieuses qui ont été formulées au sujet de la disproportion des prix quiont été adoptés Surles cheminsde fer des Etats- Unis qui traversent les prairies.
Mais quelle est notre position dans cette question ? Nous avons acquis, par ce contrat, le pouvoir que nous ne possédions pas en vertu de l’Acte consolidé des chemins de fer, Loin d’avoir concédé quelque chose au sujet du tarif, le Gouverneur en conseil se réserve le pouvoir de fixer ce tarif. La compagnie ne pourra percevoir aucun droit, pas un seul sou pour quoi que ce soit sur son chemin, avant que ie gouvernement qui est responsable à cette Chambre, quel que puisse être ce gouvernement, ait donné sa sanction à ce qu'il croira être juste et dans l'intérêt du pays.
Et ayant retenu ce pouvoir qu’avons-nous fait encore ? Nous nous sommes assurés qu'en vertu de la loi, le parlement lui-même n'avait
pas le pouvoir, après que le tarif|peuvent pas se presenter,
aurait été fixé, de le réduire, :
moins qu'il ne pût être démontr
TP mm LPS er Er me 5
ponr ceht sur son capital Nous avons changé cela dans le contral, et nous avons enlevé à la compignie le pouvoir dont elle ct tontes les autres compagnies de chemins de fer jouissaient en ce pays, en vertu de l'Acte consolidé des chemins de fer, et nous avons stipulé un taux de profit moindre comme limite à laquelle on pourra leur demander de baisser leurs prix. Je crois que, dans ces circonstances, la longue discussjon de l'honorable monsieur sur une question qui n'était certainement pas devant la Chambre n'était guère nécessaire.
M. ANGLIN. Le profit sera-t-il pris sur le capital de la compagnie ou sur tout l'argent dépensé pour la construction du chemin, car ccla ferait une grande différence ?
Sir CHARLES TUPPER. L'honorable monsieur sera,très rassuré en apprenant que ce n'est pas aussi mal qu'il l'avait espéré. C'est sur le capital qu'elle aura elle-même dépensé. |
M. ANGLIN, D’après les conditions du contrat, car il ya doute là-dessus ?
Sir CHARLES TUPPER. C'est une question de loi pour laquelle je ‘m'en rapporte à l'honorable monsieur. Il a le contrat sous les yeux, et quel que soit le manque de confiance que j'aie dans ses sentiments politiques, j'ai beaucoup de confiance dans sa science légale. Je n’ai pas besoin d’en dire plus long là-dessus.
On me dit que quelques députés craignent que l’on n'éprouve quelque.difficulté au sujet de la clause du contrat qui oblige le gouvernement à retenir, dans certaines éventualités qui peuvent ou ne vingtcinq millions de piastres à quatre pour cent d'intérêt. Supposons que
que la compagnie réalisât quinze|nous ayons dit il y a un an, à l’ex-
ministro dos finances, que nous espérions dans douze mois être dans une condition telle qu'au lieu ‘d'être obligés de payer cinq pour cent comme nous payons maintenant, nous pourrions vendre des bons à quatre pour cent d'intérêt sans commission ; supposons que nous eussions osé dire aux honorables messieurs que nous espérions dans douze mois être en position d’obtenir tout l'argent dont le Canada a besoin pour développer ses ressources et de racheter les bons émis à cinq et à six pour cent, sans payer un seul sou de commission, ils se seraient moqués de nous.
Mais C’est un fait qu’ils ne peuvent nier, et lorsque nous sommes entrés en négociations, nous nous sommes trouvés dans une position qui devait probablement nous fournir tout l'argent donc nous avons besoin. L’habile ministre des finances, mon honorable collègue, nous a dit qu'il pourrait employer ces vingt-cinq millions d’une d’une façon éminement avantageuse pour le Canada, s’il est appelé à les retenir, et ce n'est qu'après avoir appris cela que ous avons décidé de les prendre à ces conditions. Je crois donc que je n’ai guère besoin de retenir la Chambre sur cette question.
Quant à la question du télégraphe, on me dit qu’il y a une objection sur ce point, mais évidemment personne ne pouvait s’attendre à ce que le gouvernement fit un contrat avec une compagnie qui est tenue de construire, en dix ans, un chemin de la rivière Rouge à Kamloops et un chemin du Nipissingue à Burrard Inlet, et de metre en opération quelques 3,000 milles de chemin, sans donner à cette compagnie le pouvoir d’établir une ligne de télégraphe et de la mettre en opération. Un tel fait serait inoui je crois, et lorsque je
mo
créer un monopolo, le gouvernement du Canada rotiont actuellement le télégraphe du Pacificique canadien en ses propres mains, ei que ces particuliers n'ont pas aCquis pour la valeur d’une piastre de droits dans le télégraphe qui à été donné à l'entreprise, à une somme dépassant un peu un million de piastres ; lorsque je dis à la Chambre que nous retenons la propriété de notre propre ligne télégraphique, la Chambre peut voir qu'à moins que des conditions soient faites pour la transaction des affaires en général et pour prendre nos lignes à des conditions de nature à favoriser les intérêts du Canada, nous sommes en position de compléter notre propre ligne et de lui faire une rude concurrence. Je suis heureux de dire que je puis maintenant terminer mes remarques, mais avant de le fare, je demanderai à la Chambre de m'écouter un instant, pendant que je lirai un extrait du correspondant de Winnipeg au Globe de de Toronto en date du 25 novembre
“On a tant dit au sujet de l'étendue et de la fertiité du Nord-Ouest, qu’il n’est guère nécessaire de répéter ici une partie de ce qu'ona dit. Les explorations récentes du professeur Macoun, démontrent clairement le fait qu’il y a environ 250,000, 000 d'acres de terres dans les limites du Manitoba et des territoires du Nord-Ouest.
Là-dessus il n°ÿ a encore qu’une toule petite fraction de colonisée, de sorte qu'il y a encore au Nord-Ouest, place pour des millions de colons. Sur un parcours de deux cents milles à l'ouest, la plupart des bonnes terres ont été prises, mais au-delà il y a d'immenses étendues de terrains des plus riches, dont une partie n'est pas explorée, La qualité du terrain dans .
toute l'étendue de ces territoires est presqu’uniformément bonne. en plusieurs endroits ils sont des plus riches qu’on puisse voir. Dans la vallée de la rivière Rouge, près de Winnipegc,certaines fermes ont ëté cultivées depuis cinquante ans sans engrais. Plus loin vers l’ouest, le sol estun peu plus léger, mais dans l'opinion d’an
dis à la Chambre qu'au lieu de! grand nombre, il est mieux adapté aux fins
qe tm
générales Alo lu culture. Il y à uno quantité considérable de terres impropres à la culture, si l'on prond tout la quantité; mais on comparaison, la proportion do cos torres n'est pas grande, ot une bonne partie des Lorres qui sont actuellement impropres à la culture seront ferlilisées par le drainage avant qu'une autre génération ait passéo.”
Maintenant j'attire l'attention de La chambre sur cet extrait dans le but de montrer aux honorables messieurs de la gauche combien minime est la partie de ces terres représentée par les vingt-cinq millions d’acres, que, d’après le contrat projeté, nous donnerons au syndicat. dJ’attire l'attention des honorables messieurs de la gauche sur ce point, parce que c'était un sujet de discussion il y a un an. J'ai osé déclarer en m'’appuyant sur de bonnes autorités, car nius avions dépensé un montant considérable d'argent en explorations, etc., et plusieurs hommes expérimentés avaient étudié la question des terres du nord-ouest, qu’il y a 150 millions d’acres de bonnes terres entre l’ouest de Manitoba et les Montagnes Rocheuses, entre les 49e et 57e paraïlèles de latitude nord, et les honorables messieurs de la gauche en doutaient.
Si nous consultons maintenant le 1apport du professeur Macoun, un exlorateur éminemment capable, ra des hommes les plus aptes à se former une opinion sur la question, car il a parcouru le pays en tous sens dans le cours de la saison dernière, nous sommes à même de nous convaincre que la grande étendue de terres désignée comme stérile, qui part du Missouri pour s'étendre, comme onle supposait, jusque dans le Nord- Ouest du Canada, n'est nullement impropre à la culture et contient, en proportion notable, des terres fertiles. Il s’est élevé contre le préjugé représentant cette partie du pays comme un véritable dé-
sert et a démontré au contraire que trente millions d’acres de terres, que l'on croyait arides, peuvent être avantageusement cultivés. Ils sont donc mentionnés dans l'article relatif aux concessions de terrains désignés comme étant “propres à la culture.” Cela établi, la chambre comprendra certainement que ces terres ont été beaucoup trop dépré.
ciées. Avant de terminer, il est un sujet sur lequel jé dois attirer votre attention. On aceuse le gouvernement.—-de toutes les accusations la plus impossible à soutenir, —de n'avoir pas été fidèle à la politique nationale. Si le gouvernement du Canada, avec les leçons de ces-dernières années, était infidèle à la politique nationale, il mériterait d’être chassé du pouvoir par la haine de tous les cœurs véritablement canadiens. J'ai déclaré que c'était la dernière accusation que l’on puisse porter contre nous, mais j'ai entendu dire, cependant, que le contrat accordait des droits et privilèges qui devaient être fatals à la politique nationale.
Il n’y a aucune clause dans la loi ou les statuts qui permette de percevoir un centin sur toute chose devant être employée à la construction du themin de fer du Pacifique. Pas un centin, je le répète.
M.MACKENZIE. Les entrepreneurs paient-ils des droits ?
Sir CHARLES TUPPER. Certainement, mais ils construisent le chemin pour nous, leur travail est rétribué de manière à leur permelttre de faire des bénéfices. Mais comme je lai dit,il n’y a pas de loi qui puisse imposer des droits sur les locomotives et les wagons que nous importons pour nos chemins de fer, Il n'existe donc, sur ce point, aucun motif de plainte. Que le contrat soit bien compris. ll pourvoit seulement à l'admission des rails d'acier, des éclisses, atta-
emmener
chez, Gcrous, carvelles, el autres pièces devant servir à la construction du chemin el à Pétablissement de la ligne télégraphique lo long de son parcours. Quels sont donc les droits porçus actucilement ?
La loi ‘admet en franchise los ‘ails d'acier.
M. MACKENZIE, Pour combien dctemps ?
Sir CHARLESTUPPER, Aussi longtemps que nos usines ne fourniront pas assez de rails d'acier pour nos chemins de fer, Le gounement a compris que la conslruction des chemins de fer était d’une importance tellement vitale pour Je développement du Canada qu’il devait faire une exception en faveur des rails d'acier, se @isant que tant que industrie du pays ne pourrait suffire aux demandes, la franchise devait subsister, Elle ne s'étend toutefois, qu'aux boulons, écrous, fils de fer, bois, et autres différents articles devant servir à la construction des ponts.
Après mûre réflexion nous avons jugé, M. le président, qu'en supprimant les droits sur Ie fer destiné aux ponts, nous pourrions avoir des ponts de ferau lieu de ponts de bois. Yat-il un seul membre de cette chambre qui ne s'est pas convaincu que si cette clause n'avait pas été établie nous avions qu'à importer ces articles pour les libérer de tous droits? je crois devoir ajouter qu’à la suite de ce contrat, tout à fait en accord avec la politique nationale, la position de nos industries en Canada, est meilleure que jamais. En cela, comme en toutes choses, le gouvernement a tenu à rester fidèle à la grande politique nationale quia retiré le Canada de l’état de stagnation dans lequel il se trouvait, pour lui donner autant de prospérité qu’un pays peut en envier. Cette politique a augmenté notre crédit,
TERRES Le]
transformé nos déficits en surplus considérables, a donné de l'ossor à nos manufactures, a mis l'argent en circulation, fait naître des industries d'un bout à Pautre du Canada; en un mot secs résultats .
ont dépassé les espérances do scs plus chauds partisans, Nous scrions traîtres au pays et à la position que nous occupons, si nous ne combinions tous nos efforts pour maintenir cette polilique dans toute son intégrité, afin que le Ca-
nada continue à jouir de la grande prospérité qu'il possède maintenant Au sujet de cette question, je crois de-
voir mentionner que le ministre des finances doit-présenter un pro-.
jet de loi qui définira cette ques- Liou, ainsi que toutes celles du même'ordre qui se rattachent à la construction du chernin de fer canadien du Pacifique. Je suis heureux, M. le président, de n'être pas obligé d'occuper plus longtemps l'attention de la Chambre. Lorsque j'ai pris la parole, j'ai déclaré que j'éprouverais, comme membre du gouvernement, un sentiment de satisfaction en même temps que de fierté, en demandant au Parlement, en l’année 1880, l'adoption d’une loi assurant, dans l’espace de dix ans, la construction du chemin de fer du Pacifique, dans des conditions plus favorables que celles qu'auraient espérées de ratifier les partisans les lus enthousiastes de l’entreprise.
J'ai lu attentivement les arguments, aussi habiles qu’éloquents, développés par mes honorables amis de l'opposition, pour établir qu’au point de vue du patriotismie et de l'honnêteté politique, le parti auquel ils appartiennent est plus que tout autre tenu à donner un appui sincère à l'entreprise. Je crois véritablement que si jamais mesure a mérité l'étude en même temps que la sanction unanime de El
ms Lane mnrte bd cou mme eee pen e éntenée dns de ee
* Ja Chambre, c’est bien celle que j'ai l'honneur de présenter aujourd'hui.
C'est avec un vil sentiment de sulisfaction que j'ai constaté que d'un boùt à l'autre du pays les poi.
trines respiraicnt plus librement lorsqu'est parvenue la nouvelle annongant que le gouvernement était soulagé du pesant ct onéreux fardeau de la construction et de la mise en opération du chemin de fer ; que les obligations du pays, considérées au point de vuc de l’état actuel de ses finances, ne dépassaient pas ses moyens ct que par la vente des terres il pourrait s’en libérer dans un avenir prochain.
Mais cette considération est d’ordre secondsire si l’on envisage la question à son véritable point de vue. Il est évident que les projets soumis au parlement assurent au ptys la construction et la mise en opération d'une immense voie ferrée qui doit donner une vie nouvelle et une vigueur considérable à toutes les provinces qui forment la confédération, Jamais corps constitué dans ce pays n’a assumé plus grande responsabilité que celle qui incombe au gouvernement qui a entrepris le travail gigantesue du développement du pays que la Providence nous a accordé. de déclare que nous serions traîtres à nous-mêmes et à nos enfants,si nous hésitions à accepter les propositions qui sont actuellement soumises au parlement et qui doivent assurer l'exécution de cetle entreprise, destinée à développer les immenses ressources du Nord-Ouest et à attirer un courant d'émigration qui donnera une force nouvelle au Canada tout entier, émigration composée d'artisans intelligents et laborieux qui, tout en travaillant pour eux-mêmes, assureront la prospérité de cette partie du pays ; émigration dont les membres
étant obligés de s'adresser aux marchés des anciennes provinces, donnera un essor vigoureux à lours industries. Ge sont là des raisons qui nous font espérer lo support que nos honorables amis de l’opposition ne pouvent nous refuser s'ils considèrent la question au point do vue do leurs intérêts et lenvisagent comme hommes d'état.
‘me semble, M. le Président; qu’en étudiant cette question à un point de vue de parli, —la plus déplorable manière de l'envisager, —1ous constalons que la gauche, en suivant le programme qu’elle s’est tracé, favorise les intérêts du parti actuellement au pouvoir, de même qu'elle l’a fait lorsqu'elle s’est déclarée en antagonisme à la politique nationale que désirait la grande masse de la population. Je dois dire que son attitude me surprend ; elle me peine, quoi qu’elle lavorise les intérêts de notre propre parti.
Dans maintes occasions j'ai fait aux honorables députés de l’opposition les appels les plus chaleureux, les engageant à ahandonner toute idée .préconçue devant une question éminemment nationale, qui prime toute considération de part, afin que les partisans des deux opinions qui divisent le pays co-opèrent au succès de l'entreprise,
Les honorables députés de l’opposition ont refusé de répondre à cet appel, je n’essaierai donc pas de leur démontrer aujourd’hui combien il aurait été désirable qu'ils s’y soient rendus, mais j'espère que, puisque nous faisons de la construction de ce chemin de fer, jusqu'ici sous le contrôle du gouvernement, une entreprise Commerciale, leur opinion se modifiera.
Une des principales raisons qui nous à poussés à changer notre ligne de conduite et a confier l'entreprise à une compagnie, et
cela dans los plus brefs délais, peut se trouver dans les censoinements quo nous ont donnés cs doux dernières scssions. Lorsque le chemin de fer était considéré comme entreprise du gouvernement, nos adversaires nous ont attaqués sur la question dans l'arène politique. Afin d’embarragsor le gouvernement, afin de l'empêcher de mottre à exécution la politique qn'il avait adoptée, ils ont assumé une attitude tout à fait anti-patriotique et,en dépréciant le crédit de notre pays, ont nui à l’avenir de cette grandeentrepr C'est avec plaisir que je constate que nous.avons triomphé de cette opposition et qu’en dépit de ce obstacle nous avons surmonté grande difficulté : c’est-à-dire que
ise, [due nous avons
00 mm te emma un a dt 0 nd D do bn ed € emmener nn ar
de chaque mombro du parlement ayant lo sentiment du patriotisme.
Je le :6pète, M. le président, j'ai 6t6 désappointé, mais j'espère que bientôt, lorsque le temps de la réflexion sera arrivé, les résultats de ce projot de loique nous soumettons à l'approbation du parlement et qui obtiendra, j'en ai La confiance bien ferms, l'approbation de la chambre, se’ont tels que ces honorables messieurs seront forcés
d'admettre, en toute sincérité, qu’en suivant la ligne de conduite adoptée, nous avons
agi selon les meilleurs intérêts du pays et que nous avons obtenu un
L|succès qui a dépassé toules les es- Ja |pérances.
Un mot seulement en terminant.
malgré leurs efforts pour combat-|La plus grande satisfaction que tre notre programme, le jour estljaurai éprouvée dans le cours venu où des capitalistes éclairés,|d’une carrière politique de vingtayant une connaissance parfaite|cinq années, sera l'adoption de la des- ressources du Canada, sont|loi qui nous est soumise, et j'ai la
disposés à entreprendre la conssruction de ce grand chemin, de er.
Comme je l'ai dit, j’espérais que, maintenant que nous avons abondonné l’entreprise comme œuvre du gouvernement, pour la confier à l'initiative commerciale, l’opposition pourrait, sans perdre le moindre prestige de ses partisans, s'unir à nous pour cette grande question et accorder au syndicat chargé de cette gigantesque entreprise l’appuisincère et généreux sur lequel des hommes entreprenant un travail intéressant tout un pays ont le droit de compter de la part du gouvernement comme de celle
conviction que mon honorable ami qui siège près de moi croira le succès de sa vie politique dignement couronné si, lui premier ministre, il fait adopter par le parlement une lojayantune aussi grande importance pour le Canada.
Si je n'ai pas de patrimoine à laisser à mes enfants, je serai fier de leur léguer seulement le souvenir d’un des événements de ma vie politique : celui qui m’a permis de prendre une part active à l'adoption de cette grande mesure quicommuniquera au Canada un mouvement d'impulsion qui en fera un pays grand et prospère dans un avenir rapproché.