‹ Chemin de fer Pacifique canadien: discours de Sir Charles TupperChapitre 4 sur 5 · SÉANCE DU SOIR · texte numérisé non relu

SÉANCE DU SOIR

Sir CHARLES TUPPER se résume ainsi: M. le président, à l’'agournement je parlais du montant que le parlement avait mis à la disposition de mon honorable ami, le chef de l’ancien gouvernement, pour la construction du chemin de fer du Pacifique cana dien, etje constate que j'ai fait une légère erreur. Je m’empresse de la rectifier. J'ai dit que Ja distance du Nipissing à Burrard ‘ [nlet est de 2,627 milles. Je dois ajouter 40 milles à cette distance en calculant le montant qu'en vertu de l'Acte de 1874, le parlement avait mis à la disposition du gouvernement pour la construction du chemin de fer, parce que, vous vous le rappelez, le gouvernement du jour avait fixé Le terminus du chemin de fer, non pas à lastation de Callender, sur le lac Nipissingue où il se trouve actuellement et où l'ancienne administration lPavait d'abord fixé, mais à quarante milles au sud de ce point. Par suite, aux termes de cet Acte, l'honorable monsieur aurait eu à dépenser, non-seulement$104,887.- 500 au plus bas chiffre, mais à faire construire aux mêmes conditions 40 milles de plus et prolonger la ligne jusqu’au terminus fixé par l’ancien gouvernement. Cela

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par lo parlement pour l'exécution de cette grande entreprise. .

Voici donc, en résumé, la position : contrats adjugés en 1873, $84,700,000: contrats adjugés en 1874, $104,887,500, plus $1,500,000 pour prolonger la ligne jusqu'au point où,en vertu do l’Acte, elle aurait dû commencer ; contrat de 1880, actuellement soumis à la chambre $78,000,000.

Maintenant, M. le président, permettezmoi de démontrer à la

l'opposition sur une autorité relative aux clauses du contrat; cela est peut-être nécessaire en vue de l'attitude priss par l'opposition qui, comme l’on peuts'en assurer en lisant le Globe, prétend qu'il est inutile d'évaluer à $1 le prix de l’'acre lorsque chacun sait qu'il vaut $2. Je serais fort heureux qu'on püt élablir ec chiffre, mais ni le chef de l'opposition, ni le chef du gouvernement ne peuvent me contredire sur ce point. J’attire

chambre qu’en prenant le contrat|l’attention du comité sur la décla-

Foster pour base de mon calcul des dépenses qu'aurait entrainées l'Acte de 1874, si l’on avait pu exécuter les travaux dans ces conditions, l'évaluation est raisonnable, et même très basse, si l’on en croit ce que disait l'honorable chef de l'ancien gouvernement au sujet des difficultés que présen te cette section.

Voici ce que disait, à ce sujet, l'honorable monsieur, s’il faut en croire les Débats de 1873: Vu que cette question reviendra probablement devant la chambre, je me bornerai de dire ceci: ‘“ Ce que les journaux ont publié relativement aux difficultés, de cette section, est entièrement faux. On ma éprouvé aucune difficulté à obtenir la pente exigée par le premier contrat, savoir, 26 pieds au mille pour la région est, et 52 pour la région ouest. Dans deux endroits seulement, ces pentes ont offert quelque difficulté, et les ingénieurs m'assurent qu'il est facile de les surmonter. Les exploitations faites dans le voisinage immédiat de la rivière des Français indiquent que la ligne traverse une région rocheuse, mais qui n’est pas montagneuse.” Les déclarations de l'honorable monsieur viennent donc . m’appuyer quand je dis que l'évaluation est raisonnable.

J'attire maintenant l'attention de

ration faite par l'honorable chef de l'opposition (M. Blake) lorsque nous discutions le contrat Foster et que je me hasardai à fixer le prix des terres à $2 l'acre. C'était en 1875, et l'honorable monsieur trouvera des observations à la page 571 des Débats de Ja chambre des communes. Parlant de moi, l'honorable monsieur s'exprimail ainsi:

“ Nous le trouvons mettant une valeur à lui sur Ja subvention en terres. Nous le trouvons exagérant d'autres détails et arrivant ainsi à un total que la chambre, je crois, ne trouvera pas exact. Si je comprends bien les chifirces, les frais de construction de l’'embranchemeut aboutissant à la baie Georgienne se répartiraient comme suit: Subvention, 510,000 par mille, $850,000 ; garantie de 4 pour cent d'intérêt sur $7,900, pendant vingt ans, lequel équivaut, me dit-on, une fois capitalisé, à $4,000 en espèces, par mille, soit un montant de $340,900, ce qui porte à $1,190,000 le montant que le pays devra dépenser pour la construction de l’embranchement de la baie Georgienne. Relativement à la subvention de 20,009! acres de terres par mille, l'honorable député de Cumberland évalue ces terres à 52 l’acre.

Je ne crois pas que la chambre accepte ce calcul, Je crois que si l'honorable député propose que l'on entre en négociations avec l'entrepreneur pour lui reprendre ces terres, on letrouvera prêt à s’en défaire à un prix beaucoup moindre que celui que fixe l'évaluation. C’est un calcul entièrement absurde de dire que ces terres valent $? l’acre pour le pays. Ce serait, selon moi, fixer un prix élevé que de les évaluer à $1 l'acre, et même en acceptant cette évaluation, l’'embranchement de

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la hui Goorgienue coñlorail $2,899,000 en espèces cl'en Lorres,"

Le chef du gouvernemeutdu jour expriina son opinion à ec sujet, Mon us honorable ami fit observer “Vous allezcéders0,000,000 d'acres de terres” M, Mackonzc répondit :

“Oui, mais je ne des évalue pas à $o l'acre ; je voudrais pouvoir dire

qu'elles valent SE Pacre. Mais quelle que puisse être feur valeur, je pense que j'exprime l'opinion du comité en disant que nous roaliserous tout ce que l'on pour-

‘a en retirer au-dessus d'un dollar ’acre, ct je crois que ce dernicr prix sera de heauvoun dépaasé, non pas ant que ces {Crres seront dans leur état actuel, mais à la suite de la construction du chemin de fer du Pacifique.”

En 1879, l'honoralle monsieur disait :

“Je ne vois pas pouquo l'honorable monsieur attend un revenu plus cousidérable de là vente des tcrres, parce qu'il est absolument indispensuble de cdder les terres gratuitement aux colons, si nous voulons les attirer, L’honorable monsieur S'imaginrtsl que les colons se rendront au Nord-Ouest ot y achèteront des terres à $7 l'acre, quand, aux Ftats-Unis, on offre gratuitement des milhons d'acres de terres,”

Sir JOHN A. MACDONALD.

TFrès-bien !

Sir CHARLES TUPPER. Si nons ne pouvons pas les porter à $2 Pacre nous arriverons à ce résul{at par l'intermédiaire de la compagaie qui va construire la ligne et

Pa. les dépenses qui assureront sa construction. L'honorable monsieur ajoutail :

“Si donc nous voulons coloniser cette région, il faut nous résigner à dépenser des sommes considérables pour aider les colons à s'y renüre, et leur céder gratuitement des terres quand ils seront arrivés.

Si Phonorable monsieur réalisait son attente d'obtenir 52 par acre pour ces 100,- 000,000, je lui avouerai que je suis toul-àfait dans l'erreur à ce sujet.”

Sir JOHN A, MACDONALD.

Très bien!

Sir CHARLES TUPPER, Voilà pour Ja valeur des terres Je parlerai maintenant du cofit de Pentreprise, J'ai évalué Les terres

AE l'acro, mais je supposerai, pour

ie metre daccord avec les idées des honorables messieurs de la gauche, qu'elles atteindront A valeur de $1,90 l'acre, nous verrous alors où nous en Sommes avec les hoborables messieurs, et jusqu'à quel poiut se vériliera La déclara.

tion que j'ai faite eu commencçaut ce débat,savoir,que les canditions anxquelles nous demandons acluelleauent à Ja Chambre d'assurer fa construction et le fouctionuement du chemin de fer dun Pacifique canadicn,sont brausoup plus avan tageuses que colles qui ont été jus qu'à présent soumises à la considération de cette Chambre et de La population du Ganaida.

Si l'on évalue les ‘erres à Si V’acre, le contrat de 1873, bas sui Vuitre de la compagnie Allan poui la construction du chemin de fe du Pacifique canadien, aurait éW adjugé moyennant $112,050,000 Mais je continue. Appliguant Ji mème principe à l'acte de 1874, où verra que 5132857,600 avaien été mis à la disposition de mot honorable ami pour la construc tion de la ligne.

Mais en évaluant les terres 81.50 lacre, quel serait le montan du contrat que nous avons soumi à la chambre ? Ji serait de 8% 500,000. Si nous poussions ] le calcul jusqu'au bout, comme 1 le demande {ce Globe, et je croi qne ce journal n’a pas tort si nou supposons qu'une fois la lign construite ces terres vaudront $ l'acre, quelle comparaison pou rons-nous établir entre les diverse propositions antérieurement sat mises au parlement et sanctiot nées, etla proposition que nou venons de soumettre ?

La première proposition, celle d

1873, mettait à la disposition du chef de l'ancien gouvernement pour $139,400,000 de terres. Le montant placé à la disposition de l'ancien gouvernement, en 1874, en évaluant les lerres à $2 l’âcre &lail de $160,827,500, pour les 2,- 797 milles, La proposition actuelle, ans laquelle on évalue les terres 4 $2 l'âcre, alteiut un total de 103, 000,000 seulement, on moins que le montant mis à la disposition de ‘ancienne administration, par le parlement, pour la construction du chemin de fer du Pacifique canadien, en évaluant les terres à $1 l'âcre,

Je crois que cet exposé devrail ètre assez satisfaisant pour lous les fdéputés qui veulent établir une jusite comparaison entre les proposijtions antérieures et la proposition fctuelle. Je citerai une autorité à ice sujet, parce que cet applaudissement moqueur de l'honorable déguté de Lambton indique qu’il n’est ‘pas salisfail; 1! semble croire que fe n'ai point maintenu la position que j'ai prise et douter que les propositions aujourd’hui soumises au Parlement soient beaucoup plus ‘avantageuses qu'aucune autre pro- Dosition antérieurement soumise èt approuvée.

À Je vais donc expliquer aux hono- Tables messieurs de la gauche—et éela sur bonne autorité—ce que éoûüteront les travaux que l’on va ‘éntreprendre, et j'espère qu'ils se- Yont obligés d'accepter cette éva- Auation. Je vais citer leurs propres déclarations, leurs propres opi- Hions, et je crois être à même de grouver, d’après l'opinion du chef t du ministre des finances de l’anienne administration, que les frais e construction sont tels que tout omme intelligent peut accepter s propositions comme éminement avantageuses aux intérêts du ays, et ne dépassant pas le monnt que les entrepreneurs de ces

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travaux ont raisonnablomont droit de recevoir, Le 12 mai 1874, M.

Mackenzie disail:

# Da co point, on 80 dirigeant vers l'onost, il n'existe évidomment aucun moyen de communication rnpido, si co m'est por voie forrér, et la section de la Colombie anglaise coûterail soulo #45, 000,000, el parlant du poiut quo M, lfleming considère comme le point central dos Montagnes Rochouses, en 86 dirigeant vers l'est, la ligne qu'il faudra construire et relier à la tôle do fa naviralion, coûtora probablement $100,000,000 où quoique chose d'approchant.”

Telle est l'évaluation du chef de l'ancienne administration, alors ministre des travaux publics. Cette évaluation fut soumise au parlement, sur l'autorité des ingënicurs du département, qui avaient mis à le dresser tout leur jugement ct toute leur expérience ; et cette évaluation porte à $100,000,000 les [rais de construction de la ligne qui reliera le lac Supérieur, à la Baie du Tonnerre, avec l'océan Pacifique. Or, la proposition actuelle assure la construction de toute la ligne dans dix ans, moyennant $78,000,000, en donnant aux terres la valeur que les honorables messieurs de la gauche ont fixée euxmêmes. On aurait pu supposer que lPhonorable député de Lambton, frappé d'horreur en présence de cette évaluation de $100,000,000 pour la section mentionnée de la ligne, aurait abandonné le projet, comme dépassant lesressources du Canada. Mais en qualité de premier ministre, ayant toutes les responsabilités de cette haute position, il'ne voulut pas manquer à son devoir et fit la déclaration suivante, relativement à la section de la Colombie anglaise qui devait coûter 835,000,000 : “ Nous nous proposons de commencer les travaux, sitôt que les explorations seront terminées.” Il proposa aussi de dépenser $100,000,006, s’il était nécessaire, pour relier le lac Supé-

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riour aux porls du Pacifique. Le chef de l'ancienuoe administration s'exprimuil ainsi :

“ Nous avouons franchement avoir échouë dans lu lontütivo do donner aux torres une valeur fictive, afin d'engager Los capitulislos anglais à s6 charger do la cons truction do la ligno; mais nous admeltons, avec Jan môma franchise, Ja nécéssité dis construiro de liguo à l'aide de subventions directes on espèces, où d'un systbimo combiné do subventions en csjèces où on terres,”

L'honorable monsieur a bravement rempli son devoir el u’a pas voulu se soustraire aux onéreuscs responsabilités que lui imposait sa position, [I ajoutait :

“Nous proposons d'aboml de payer, par mille, une somme fixe de 510,000, ct, en second lieu, d'accorder, comme l’ancien gouvernemont, une concession de 20,000 acres de terre dont je parlerai tout à l'heure, puis d'inviter les compétiteurs à indiquer le montant sur Icquel ils exigent là garantio de 4 pour cent, alin de leur fournir, ainsi ln somme qu'ils pourront juger nécessaire pour construire la ligne, Bien des personnes pensent que 510,000 par mille et 20,000 acres de Lerres, en supposent qu'elles réalisent S1 l’acre, ne sufliront pas pour la construction, (Cetle somme serait amplement suffisante pour construire cerlaincs parties de la ligne, mais non point pour la construire d’une extrémité à l’auire, J'ignore el nous n'avons aucun moyen d'évaluer les frs probables de la consiruction, par mille, si ce n’est en consultant notre propre expérience ct celle de nos voisins, Le chemin de fer Intercolonial coûtera environ $45,000 par mille, bien qu'il traverse, en général, une région fort aväntageuse, que toutes les localités qui ga lrouvent sur son parcours soient d’un accès très facile, et qu'on ait pu sc procurer les constructions en fer et les lisses à une époque où le prix du fer avait considérablement baissé. Le chemin de er du Pacifique du Nord a coûté, jusqu'au point où 1l est rendu, c’est-à-dire à la rivière Rouge, $47,000 ou $418,000 par mille, d’après les livres de la compagnie. Or, M.

l'Orateur, sur presque tout Son parcours, cette ligne traverse une région de prairies, aisément accessible, où l’on trouve tous les matériaux, el qui est aussi avantageuse qu'aucune autre partie de nos territoires, avec cet avantage, en outre, qu’elle se

trouve plus prog des Hrodueleurs d'approvistonnoments qu'aucune autro guction de lu ligne, si co n'usl collo qui ñe trouve immédiatement sur les bords du lac, du n6 parlerai pas du Puciliquo Contral, parce quo, los frais do construction de cutte ligun ont'été si énormes, elles ont donné lieu à des spéeuntations si extraordinaires, qu'on no guuruit aller chercher là des tormcs du compuruison, Mais jugount d'après co qu'a coûté La construction cle noë propres chemins do for, nous mavons aucano raison do supposer que l'on puisse construir»

cettu liyno d'uno extrémité à l'autre, à moins de 860,000 par mille, on même plusicurs millions de dollurs on outre. Naturellement, certaines scelions dépasseront do benucoup cc chilfre, mais sur Loules les sections situées à Pust des Montagnes Rocheuses, cetlo somme devra couvrir approximativement les dépenses. Or, M, l'Orateur, nous proposons de donner aux compagniesa $10,000 par mille, plus 4 pour cént d'intérêt sur la somme qu'elles fixeront dans leurs soumissions, ct la somme ainsi désignée nous servira à déterminer queile cst la soumission la plus basse; l'octroi des terres sera tlu 20,000 ncres ans tous les cas, J'ai déjà d'{ que le pays aurait à supporter Îes frais de celto entreprise, qu'ils devront être payés par la population du pays. Il est parfaitement inuiile de supposer que pour le moment, ct dici à quelque temps, on puisse regarder la ligne comme entreprise purement ou même partiellement commerciale, Je ne crois pas, en clfet, que la compagnie qui construira la ligne puisse en retirer des avanteges d'ici à bien des années, ct j'exprime hbrement mes vues à ce sujet, per suadé que le seul moyen de conduire hou.

nêtement les affaires dun pays, est de tou:

jours formuler à leur sujet, des opinion:

franches et honnètcs.”

Cette évaluation, qui west par nouvelle, me semble, dans tous se:

détails, la plus franche, la plu.

honnète que l'honorable monsieur ait jamais faite, Il ajoute:

‘M, l'Oraleur, nous désrons que lu:

honorables messieurs «qui ont assumé cell:

responsabilité, nous démontrent commen il est possible de construire un chemin di 2,500 mulles de parcours, dans un pay:

dont la population n'est que de quatr millions, et qui, sur presque toul son par cours, traverse une région presque inha bitée, tandis que sur une parue encor plus consilérable de ce mème parcours la région est tres accidentée.”

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Ho ones sn me De nu à moe there mn annee ue 24

Je suis hourcux que L'éporne soit|la grande responsabilité do fournir venuu où, en répouse à l'honorable! tout l'argent nécessaire à Ja consmousicur, 1ous pouvous lui mou-|truction.

rer comment ou peut exGeutor “SE vous ajoutez, conlinue-l-il, six pour cette gigantesque cnirepriso, à desfcont aux obligalions aclnelles du pays, conditions tellement avantageusos| vous aurez, oulto nos charges annuelles, uuc les pers Log “coufian. [8x millions do dollars, sommu qui, ajoutés ue les personnes Ice plus conti à nos obligdtions antérieures, donnera tes n'aur"tent pu s0 cs figurer. douze millions do dollars quo vous aurez

“do crois, continno l'honorablo mon-

À payer chaquo ann6s, sans pouvoir en sieur, quo quiconque entreprendra lu cons- appliquer un contims aux travaux publics truction do la ligno el quelquo mot l'épo-

ordinuireg du pays.” que de sou achèvement, les frais do cons-| (ogt pendre une attilude assez truction devront, nécessairement, Glro sol-

dés par la population du pays. Nous savons étrange, mais ui se recommandai ) ' ÿs. S CAR ‘ ‘ e ; :

M. l'Orateur, quo les obligations qui nous [4 LOUS les auditeurs de l’honorablu

saront imposéos pour la construction le lu | MONSICUT. Il continue : ‘ ligne n'expirent pasavec son uchèvement.” o janminons nantesant dans quels ob , 4,1 conditions 8e trouvo la ligrie, en supposan Je pric l'honorable monsicur de que nous s0yons Capabies de ro plir lus nc pus oublier, maintenant qu'il obligations contractéos par lus honorables siége sur les banquettes de l’oppo-| messieurs do la gaucho ; supposons encore sition, que nous aurions cru qu'il|que nous constuisions Ja ligne en sept ASE à in et te ans, alors, d’après M. Fleming que l'on manquatt à Son devoir, Sl, étant peut regarder comme une autorité, je n'y minisire, iln cut pas signalé à la! vais pas d'inconvénient, il sora impossichambre le fait qu'à l'achèvement ble que les recettes de la ligne couvrent de la ligne, les obligations du pays ne scront pas acquittécs, mais ne

les dépenses lant que la population de ce territoire ne s'élèvera pas à trois millions, feront que commencer. Il continu :

M. Fleming évalue ces frais à huit millions de dollars par année, somme à laquelle 1 faudra ajouter, chaquo année, les frais de

“Supposons que la construciion n’exige que le montant minimum de $100,000,000 indiqué par M, Fieming, vous auroz une

renouvellement de la voie, En outre, les personnes qui font autorité dans les quesassez bonne idéo du prix que coûtera finalement celte construction au pays. Même

tions de chemins do for, assurent que considérant les difficullés du climat ct avec

en doubliant la dette du pays, vous ne

parviendrez pas à emprunter la somme

un mouvement ordinaire, la voie (c’est-ànécessaire pour construire la ligne, payer

dire les traverses et les lisses) doté être les frais d'administration et lu dette, enfin

renouvelée tous les huit ou dix ans, en moyenne. Nul doute que les lisses d'acier tous les frais qu'entraincra cette construction.”

ne devront pas être renouvelées aussi souvent, mais j'ignere jusqu'à quel point.” D'abord, nous aurions eu à payer Pendant la dernière session, l'honorable monsieur nous a vivement signalé le fait que si le gouverne-

8100,000,000 pour construire la li-

gne ; en second lieu, $8,600,000 annuellement pour la faire fonc-

ment construisait la ligne et s’en-[tionner, sans tenir compte des re-

gageait envers le pays et le monde

financier à dépenser cent millions

de dollars pour cette construction,

celtes que produira le trafic, et, troisièmement, nous aurions à renouveler les lisses et les traverses

nous ne devrions pas être étonnés|tous les huit ans, à moins que nous si le prix de l'argent augmente sur|/ne fassions usage de lisses d'acier. tous les marchés du monde. Tel est le riant tableau que l’hono- , “Vous ne pourrez pas, ajoute-L-il, em- rable monsieur a tracé Jui-même, prunter ie montant requis à moins de six| pour l’information de la chambre pour cent.” et du pays. Et maintenant il hé- Cette déclaration n’est pas extra-|site à voter $78,000,000 pour assuvagante, certainemert, en vue delrer à perpétuité la construction et

l'exploitation do la ligne. Lorsque l'honorable monsieur en arriva à ce point, je résolus de lui faire cette question : “ Combien durent, selon vous, les lisses ordinaires?” L'honorable monsieur répondit :

“ Do huit à dix ans. Telle est, du moins, l'opinion de M. Waltor Shanly, que l'on croit compétent en pareilles matières. Supposant done que 19 chemin fût achevé, nous aurions, outre lo paiement des intérêts eur le capital, à fournir, pour luxe ploitation du chemin de fer, une somme au moins égale à co montant, où Six millions par annëé pour maintenir la ligne en bon état."

In'yapas plus d'un an, mon honorable ami, le chef de lopposition, après avoir acquis toule l’'expérience et s'être procuré Lous les renseignements nécessalres, pendant les cinq années d'administration de l'honorable député de Lambton, voulut bien communiquer à la chambre son opinion sur les frais de construction de la ligne, et les obligations dont nous aurions à nous charger. Avant que l’honorable mousieur refuse de ratifier ce contrat—ce qu'il n’est peut-être pas à même de refuser en sa qualité d'homme public, je désire lui rappeler l'évaluation dont il nous fit partil ya un an. On la trouve à la page 1458 des Débais :

“En outre, pour avoir un trafic sans transbordement, il faut un chemin de première classe, et lorsque nous aurons ÉPUISÉ tout ce que l'honorable ministre se propose de depenser, n'oublions*pas que nous a'aurons point un chemin defex du Pacifique, mais un chemin de fer de colonisa.

tion.”

Cela est vrai, et honorable monsieur ne faisait que son devoir en signalant à la chambre, qu’en entreprenant ce travail gigantesque, si nous réduisions les dépenses au minimum, nous m'arriverions à construire qu’un chemin de colonisation. Mais que dit-il encore ?

i Suivant l’ancien mode de construction cette section centrale coûterait,en y com prenant les autres items que j'ai mention nés,un peu plus de 542,500,000,abstracti

faile des deux tronçons à chaqno oxtrémit, Or, que coûteront ces deux troncons? Lo tronçon do l'ouest, ontre Edmonton et Durrard Erdét, coûtorail, commo

je l'ai dit, $45,000,000 ; ot celui do l'est,

entre Je fort William et le Nipissingure, d'une longueur de 650 milles, coùterait, d'après l'évaluation du député de Lombton, 832,500 000. Ainsi, les doux tronçons ostimis à 977,000,000, et In section contratr, avec les frais déjà oncourus, S12,- 500,000 formeraient un tolul de 120, 000.000. |

Et pourtant l'honorable monsieur est élonué, eflrayé, et manifeste les plus graves alarmes, à la vue du projet déposé sur le bureau de la chambre, pour assurer moyennant.

$78,000,000, la construction de cette ligne qui, au prix minimum, devrait coûter $120,000,000, sans tenir compte de la valeur que lhonorable monsieur veut bien attribuer aux terres.

L'honorabie monsieur a dit ensuite qu’en outre des dépenses énormes dont il a été question, 1} fallait considérer les frais ‘d'exploitation.

que M. Fleming évaluait à huit millions, et que mon lionorable ami porte à $6,750,000 par année, pour toute la ligne, ou $4,00,000 par année, du Fort William au Pacifique. Naturellement pour contrebalancer cette somme, il fallait tenir compte des recettes qui, sur certaines sections, égaliseraient peut-être les dépenses ; mais il croit qu’au début, sinon pour longtemps, la ligne serait exploitée à perte. Je sais que cet honorable monsieur a le plus grand respect pour M. Fleming, et j'espère qu'en soumettant les observations qu’une mesure aussiimportante exige, dans l’intérêt du public, l'honorable monsieur ne perdra pag de vue la position qu'il prit, il y a douze mois, en critiquant nos propositions.

Rclativement aux frais de construction je citerai une opinion plus précieuse que celle de l'honorable chef de l'opposition. Personne n'ap-

onlprécie peut-être plus que moi, l’ha-

em ten nm

‘bileté de l'honorable monsieur com-|trat n'a pas 616 mis à exécution, ce me avocat; son grand jugementiqui confirme bien l'opinion qu'il lorsqu'il étudio impartialement delexprimait relativement à co que grandes questions, qui méritent |[coûteraient les travaux. Il ajoutait” cetto étude—ct celle-ci est certai-! # Nous avons, sur quelques millos, une nement du nombre--mais l'a-t-il quantité do 3,000 vorges cubes de terre à

étudiée ainsi, Quoi qu'il en soit, je enJever, toutes les rampes sont raides ; a. leur degré de déclivité ost de cinquante-

aie mile tr bu el vais ler une Cle do ne J ET trois pieds, La moyenne des excavations cie pins que cere BL nOnoraDlE {est de 16,000 verges cubes par mille, Nous chof de l'opposition, l'opinion d'un avons à enlever en tout 1,600,000 verges homme qui, pendant cinq ans, com-|de terre, travail qui au plus bas prix des : sp 8 ‘aluutres chemins, disons une moyenne de me chel lu gouvernement de notre vingt-cinq centins, coûterail SA00 000 n : : - ins ÿ sn pays, à étudié celte queslion, ET 4 Cost là lo coût exact des travaux de connait tous les détails; je V&l$ | tcrrasgement sculement ; il ne reste rien parler de l'honorable chef .de l’an-\pour les ponts, traverses, rails, clôtures, et cienne administration. Après un an {autres items, ss sus son ses . " , ét Ï ñ £ i d'expérience comme chef de l'op Rne Guanu'i Datlelors nous po Dose q 1 lu d P [avons 277 milles. Les obstucles sur cette mier ministre, il à voulu donner| rie, ne sont pas plus considérahles que à la chambre une évalualion des|sur le reste de la ligne. Il y a des ponts frais dont il s’agit, et J'avoue avec|formidables, mais la ligne est plus éloifranchise, que je ne suis aucunement disposé à meltre en doute la

gnéo pour le transport des rails. J'établis le prix de cette section à $21,000 par la valeur de son jugement. Voici ses paroles :

verge.

J'appelle l'attention de l'honora- : : , Le é sur t iffr “ Je vais me servir de l'exposé das ingé- ble deputé sur tes chiffres, pour ce “meurs eux-mêmes, quant à la nature des travaux sur les diflérentes sections, de

qui a trait au montant que nous aurons à payer, en vertu de ce Fort William à Seikirk, et reporter ail-[contrat, pour la section centrale. leurs les chiffres sur lesquels on base cet| Comme je l’ai déjà dit, ces opinions exposé. Soixante-dix milles sont repré- que mon honorable collègue s’est

sentés comme difficiles, 226 comme de} Ps r Fe difficulté moyenne, et 114 comme faciles; |[0TMées, après une longue expé-

ct afin d'en arriver aux $18,000,000 que rience, sur le prix le plus bas les ingénieurs ont calculés, il faudrait auquel pourrait revenir la consporter à 875,000 par mille les 40 milles’dif-|truction du chemin, méritent la emme ët 920,000 les L1A elles ao, aveo [PLUS sérieuse considération. le prix du matériel roulant, évalué à ol,- M. MACKENZIE, Vous n’y avez 656,000, un total de 818,000,000. pas accordé beaucoup d’attention “ De Selkirk à Battleford, les 112 pre-|il y a un an. miers milles sont indiqués comme faciles, Sir CHARLES TUPPER. L'hoet, avec les lisses, clôlures, etc., on peut|h rable député dit que je n’y ai ° 14 1 53 , : .

.de moins que l'embianchement de Pomr[PAS accordé beaucoup d'attention bina. J'ai calculé les 100 milles suivants|il y à un an, maïs en les envisasur les données fournies par M. Marcus|geant au point de vue des événe- Smith et je ne crois pas qu'on puisse, sur|ments qui se sont produits depuis, celte, soetion, obtemir À raison do 90 600 je suis prêt à admettre qu'il ya per SORSTUR à PASON CES En wrand fond de vérité dans Pargument de l'honorable monsieur, Il dit encore :

par mille.” Des événements subséquents ont ‘“ Ensuite de Battleford à Edmonton les ingénieurs disent qu'il y a treize milles

peut-être jeté beaucoup de lumière sur les commissions reçues et les

très difliciles que j'évalue à 860.000 par mille, c’est-à-dire #10.000 de moins que

entreprises adjugées. L’honorable monsieur sait trés-bien que ce con-

les travaux les plus diMficilos à l’est do Selkirk,

J'espère que si l'houorable député critique le montant que nous nous proposons de dépenser sur la section centrale, il n'oublicra pas qu'il couvre‘la construction des 13 milles qu'il évaluait à 860,000 par mille, $10,000 de moins que pour les travaux difficiles à l’est de Selkirk. 1l ajoute :

“ Quarante-neuf autres milles de la ligne Sont clussés comme modérément difliciles et je les évalue à 39,000 par mille ; soixante-dix milles très moderés à 825,000, el quatre-vingt-dix-huit milles faciles à $20,000 par mille ; ce qui fait pour cette section une moyenne ds 27,000 par mille.”

L’honorable deputé dit que nous avons construit la ligne de Pembina à Selkirk ; sa longueur est de 85 milles. Elle traverse la prairie, une région des plus favorables ; il dit que le montant de l'estimation que j'ai demandée l'an dernier pour l’'embranchement de Pembina, était de $1,750,000, mais elle devait être appliquée à des travaux plus considérables, celle que je présente maintenant pour la construction de lembranchement de Pembina, car, ainsi que les honorables députés pourront s’en rendre compte, les dépenses élevées qu'il y avait à faire sur cet embranchement pour usines, matériel roulant, etc., incomberont à la compagnie, l’estimation se trouve donc ainsi réduite à $1,500,000.

MMACKENZIE. Veuillez nous exposer ces réductions en détail.

Sir CHARLES TUPPER. Tout ce que je puis dire, c’est que j'ai accepté l'estimation de l'ingénieur, en portant au compte du chemin ce qui était juste, c’est-a-dire le coût des travaux de construction et de mise en opération. Le coût de l’embranchement de Pembina a été évalué à 1,750,000. Nous le réduisons maintenant de $250,000, car ainsi qué je viens de le dire,

les dépenses que nous aurions ew à fairo immédiatement sur cette section sont, en vortu du contrat, à la charge du syndicat. Comme la Chambre ne l'ignore pas, l’estimation que j'ai soumise L'an dernier pour l'embranchement dePembina, que l'honorable dépulé a trouvée trop basse, était de plus de $25,000 par mille ; cette ligne traverse un pays entièrement plat ; elle ne demande pas de ponts dispendieux, elle ne traverse pas de marais difficiles à dessécher ; en un mot cette section ne comprend que des prairics. D'après l'estimation qui a été déposée sur le bureau de la Chambre, l’embranchement de Pembina aura coûté 817,270 par mille, lorsqu'il aura été livré aw syndicat, [’honorable monsieur continue :

“ Ainsi donc, y compris le subside de %1,400,000 au Canada Central $100,000 pour le pont de Selkirk, 300,000 pour les travaux d'art sur un parcours de 1,946 milles, le coût total du chemin à l’oucst du lac Supérieur sera de £89,002,000,

Telle est son opinion. J'ai cité l'opinion de lhonorable chef del'opposition à l’effet que cette entreprise pour laquelle nous avons accordé un contrat, exige du parlement un cerédit de $28,000,000.

D'après l'estimation présentée il y a un an par le chef de l'opposition, le chemin devait coûter $120,000,000 et une estimation plus réduite reposant sur des calculs plus sérieux, soumise par l'honorable député,qui est de tous les membres siégeant à la gauche de ia Chambre le plus apte à juger la’ question, établit que l’entreprise coûtera au pays une somme de $89,002,060. Il ne s’agit pas d’une question de terre ; nous nous occupons de l'estimation la plus basse de l'argent qui devra sortir du trésor du Canada et l’estimation de l'honorable chef de l'opposition fixée d’après toutes les informations qu'il a recueillies sur

la question était, en chiffres ronds,|avait qu'une différence d'environ

de 890,000,000. Mais j'ai tort ; je

fais à l'honorable député une grande injustice.

. M. BLAKE, L'estimation que j'ai donnée est celle de l'honorable député de Lambton.

Sir CHARLES TUÜUPPER. Je le sais bien, je pensais que c'était bien celle de l'honorable député de Lambton, ce qui donne encore plus de force à mes arguments, Je n'essaierai même pas de montrer qu'il y a une divergence d'opinion entre les honorables messieurs. Je constate que leurs calculs n’ont que peu différé entre eux. d’allais abandonner cette section du nord du lac Supérieur, mais l'honorable député de Lamhtez ramène la question et montre qu’à l’ouest du lac Supérieur, de la baie du Tonnerre au Pacifique, nous ne pouvons con-

%struire la ligne à moins de $89.000,- “000. C’est là sa plus basse estimaion. Voyons maintenant ce qu'il #0it à propos du chemin de fer, à la “lête du lac Eupérieur :

à “Tandis que de Fort William au Nipisésingue, environ 650 milles, à #50,000 par inille, donneraient $32,500,000 ou un total ile 3121,500,000.

De sorte que ces messieurs re-

un million et demi entre leurs calculs :.

“On observera que si j'apphique log chiffres Lel que jo les ai appliqués, c'ost-àdire en calculant la dépense à l'ouest de a rivièro Rouge telle qu'elle s'est pro- duite du lac Supérieur à Selkirk, il sera mu possible d'avoir la même qualité de

hemins quant aux pentes, courbes ot constructions, pour des prix moindres que ceux que j'ai évalués. Je suis certain de ne pas me tromper dans ces chifros et il ge ra impossible de construire un chemin .

do fer; on ne fera qu'un tramway.”

Ce montant est de $84,000,000 et il ne permettra d’avoir qu'un tramway ; pour avoir un chemin de fer véritablement digne de porter ce nom, il faudrait dépenser $121,000,000, c’est là le chiffre donné par lhonorable monsieur. Il continue ainsi:

#“L'honorable ministre des chemins de fer pense qu'il est indifférent que nous ayons des pentes difficiles ou faciles à l’ouest de Winnipeg. Il pense que le trafic n’en sera pas affecté, Je vois que l’in-

géniceur-en-chef, avec la prudence qui Ie

distingue, s'est soigneusement abstenu de parler de ce chemin comme faisant partie du Pacitique, Il en parle comme d’un chemin de fer de colonisation et ce n’est pas autre chose. L’honorable ministre des chemins de fer doit mériter des éloges, ou doit porter le blâme pour ce nouveau plan qui consiste à transformer un chemin de

“usent d'accepter un défi dont le|fer en une ligne qui sera impropre au gros ‘résultat serait de montrer que leur|tralic.”

opinion diffère sur une grande question publique.

Je suis reconnaissant des petites

Après mûre|faveurs, et j2 suis disposé à assutonsidération, après avoir pesé la/mer le crédit ou le blâme d’avoir >esponsabilité qu'ils assumaient|franchement déclaré à la Chambre

S1ls présentaient à la chambre desique mon intention n'était pas de &alculs qui ne soient pas sages, ju-[construire un chemin de fer de Uicieux et exacts, sur lesquels la|premicr ordre, mais un chemin à

opulation de ce pays pourrait sû-

ement bâser son opinion, ces deux Messieurs ont admis ilyaunan Que pour construire le chemin de fer du Pacifique, avec de l'argent émprunté dans ce but et dépensé à gette fin, le coût exact de l’entre-

aussi bon marché que possible, pour aider à la colonisation. J’ai fourni à la Chambre les estimations des deux honorables députés siégeant. l’un à droïte, l’autre à gauche de l’ex-ministre des finances, et je croirais manquer à mon de-

rise du lac Nipissingue à Port-|voir envers la Chambre, si je ne

Hood Burrard Inlet, serait de

lui montrais que cet honorable

120,000,000 à $121,000,000. Il n'ylmonsieur, lui-même, ne considère

pas la construction du chemin de fer du Pacifique comme une entre-

rise facile et qu’il partage pour

eaucoup les vues et les opinions de ses deux honorables collègues.

Sir Richard Cartwright disait en 1874, dans son discours sur le budgel :

“ Afin de bien comprendre l'importance du fardeau que nous serons obligés de nous imposer pour lu construction du chemin do fur du Pacifique canadien, on doit se rappeler quo l'estimation la plus basse pour la construction du chemin jusqu'au Pacifique canadien dépasse $100,000,000, et cola en supposant qu'on accorde un plus long délai pour sa construction * * *.

J'ai parlé à la seance de l'après-mili dos dépenses qu’entraincraient lu mise en opération du chemin de fer intercolonial et des autres chemins de fer du gouvernement fédéral, principalement dans les provinces maritimes, {es délicits qui se produisent ainsi chaque année, se montent à le somme énorme de $1,250,000. Je désire attirer l'attention de la Chambre sur un faît dont l'évidence éclatera aux yeux de tous ses honorables membres. Ces chemins de fer, sur la pius grande partie de leur parcours, traversent un pays colonisé depuis cinquante à soixante ans. Puisque ces chem'ns de fer entrainent d'aussi énormes dépenses, il devient évident pour tous que le coût de l'entretien d’un chemin de fer de 3,000 milles de longueur, traversant un pays presqu'entièrement inhabité, scra beaucoup plus considérable, Longtemps après l'achèvement d'un chemin de fer il faut faire des dépenses considérables pour le mettre en bon état de fonctionnement et de réparations; c’est ua fait qu'on ne doit pas perdre de vue en considérant le véritable caractère du projet.” | | .

Je crois avoir donné à la Chambre des preuves suffisantes pour la convaincre que la proposition que nous avons l’honneur d? soumettre à l'approbation du parlement, mérite sa favorable considération, non-seulement parce qu’elle demande une somme moindre que celle qui a été votée en 1873 et sub.

séquemment en 1874 pour la construction du chemin de fer du Pacifique canadien, mais parce que le contrat est bâsé sur des chiffres peu élevés si on les compare à ceux

quo les honorables députés de l'opposition, avec toute l'expérience qu’ils avaien! de cette grande en- Lreprise, considéraient comme insuffisants pour assurer sa construction, sans qu'il en soit cependant détourné un seul dollar pour assurer ensuite la mise en opération du chemin.

Je crois avoir prouvé à la Chambre d’une manière irréfutable que la proposition que nous avons l'honneur de soumettre à l'approbation du parlement mérite sa favorable considération, non-seulement parce qwelle demande une somme moindre que celle qui a été votée en en 1873 et subséquemment en 1874 pour la construction du chemin de fer du Pacifique canadien, mais parce que le contrat étant bâsé sur des chiffres peu élevés, si on les compare à ceux que les honorables députés de l’oprosition, avec toute l'expérience qu'ils avaient de cette grande entreprise, considéraient comme insuffisante pour assurer sa construction, et beaucoup plus favorable au pays.

Je crois qu’il est de mon devoir de dire que jamais de ma vie je n'ai éprouvé pour le parlement une plus profonde reconnaissance que lorsque, malgré les déclarations surprenantes faites par ces honorables messieurs, je l’ai vu placer 100.

000,000 acres de terre à la disposition du gouvernement, pour lui permettre de construire le chemin de fer du Pacifique. Je sais que tout homme intelligent, dans cette Chambre et en dehors de son enceinte, considère cette loi comme ayant une importance vitale pour le pays. Je sais que l'on comprend que c'était un devoir que nous devions au pays d'entreprendre cet immense travail, malgré les dépenses colossales qu'il entraîinait, et malgré les appels énormes qu’il était nécessaire de faire au trésor du pays. de sais que nous étions

obligés d'obéir aux inspirations du meilleur jugement qu'il était possible de nous former sur la quesion tout en obéissant aux lecons e l'expérience. Je sais que pour e gouvernement c'était demander eaucoup au parlement,que de soliciter l'autbrisation de continuer ette grande entreprise. Mais nous ‘avons compris que la construction de ce chemin élant nécessaire pour “évelopper le grand Nord-Ouest, our placer ce pays dans la posijion qu'il doit occuper et pour augenter les ressources du Canàda ont entier, nous devions demaner que des terres autrement inuiles soient utilisées pour sa consruction.

La chambre doit comprendre que nous ne nous faisons pas illusion je la responsabilité que nous as-

Shane

umions en demandant la dépense ’une aussi forte somme, et nous Y'ignorions pas aussi que lorsque ous aurions achevé la ligne d’un bout à l’autre et que nous serions prêts à la mettre en opération, une responsabilité encore plus lourde -pèserait sur le pays qui aurait à our us aux moyens nécessaires :

our assurer avec succès sa mise n opération, car personne ne peut ‘néconnaître l'immense responsa- Dilité qu’entraîne l'exploitation de près de 3,000 miiles de chemin de fer traversant un semblable pays.

ais le parlement comprit que la onstruction de ce chemin était ssentiellement nécessaire an déeloppement du Canada et il donna Sénéreusement au gouvernement appui qui lui était demandé: il Pa fait avec la conviction que nous ävions l'intention de disposer de es terres de façon à protéger défiditivement les anciennes provinces ontre la taxe qu’il serait nécesfaire d'imposer pour construire ce [ie de fer.

Le gouvernement est sensible au néreux sentiment qui porte ses

amis dans cette Ghambre à le soutenir malgré les craintes ct l’alarme qu'ont cssayé de répandre les honorables députés de l'opposition, lorsqu'ils ont ét6 à même de critiquer précisément le même projet pour lexécution duquel ils réclamaient de la Chambre les pouvoirs nécessaires, La Chambre, je le sais, comprend avec-quel plaisir nous rencontrons ce soir le peuple du Canada en la p'rsonne de ses représentants et avec quelle satisfaction nous pouvons dire que, grâce aux moyens que nous avons été autorisés à employer pour l’achèvementde ce travail, nous sommes en position de déclarer que nonseulement le chemin sera Construit dans son entier, mais qu’ensuite le Canada sera délivré de la responsabilité de son exploitation, et cela pour l’insignifiante considération d’une somme d’un peu plus de $2,000,000 par année que le pays aura à payer, non dès maintenant, mais elle représente tout ce que nous aurons à payer en admettant que nous ayons à servir pour tou- Jours les intérêts de tout l'argent pue le syndicat obtiendra en vertu qe ce contrai.

Nous sommes heureux d’être en position de pouvoir établir nonseulement cela, mais encore qu'à part les 100,000,000 d’acres de terres que le parlement a mis à notre disposition il y a deux ans.il nous en reste 75,000,000 pour couvrir les $2,000,000 d'intérêt, —dépeuses qui auront diminué jusqu’au jour qui n’est pas loin de nous où nous aurons l’orgueilleuse satisfaction de vor le Canada occuper une position glorieuse et prospère, et il n’aura plus alors à verser un seul dollar pour la construction ou l’exploitation de ce chemin de fer.

Je dois dire que je suis grandement satisfait des critiques dirigées contre la proposition que nous soumettons actuellement au Parle-

ment Rien ne m'a donné plus de confiance dans la solidité de notre position, lPalitudo inexpugnable nenous oeeupons au Parlement et

au dehors, quies ce ritiques que ce projet a réncolréesn dans la presse.

Je parlerai d'abord du Citisen. de vois par la critique de ce journal dont nous avions droit d'attendre de une critique juste et dépouillée passion,que le propriétaire a ouvert ses colonnes, non-seulement à une plume hostile mais à un écrivain de mauvaise foi qui n’a pas voulu exposer les faits avec impartialité devant le pays, c'est ce qui fortifie la conviction que je possède de l’excellence de la proposition que nous saumettons au Parlement,

Si ce contrat contient des clauses qui puissent donner lieu à des objections eur lesquelles il est nécessaire d'attirer l'attention du parlement et qui soient de nature à le faire condamner, était-il nécéssaire que la personne qui a écrit l’article du Ciuüisen dénature entièrement,

. Qu commencement à la fin, toutes les clauses du contrat qu'elle a commentées, Je dis que rien plus que ces critiques n'a fortifié la conviction que J'entretiens de l’excelience de cette mesure, qu'ells vieunent du Gtisen, de la part duquel je me serais attendu à mieux, du free Press, dont je n’espère pas un meilleur traitement, ou du Globe de Toronto. Et lorsqu’en lisant ces journaux je m’aperçois que toutes les critiques, toutes les attaques sérieuses sont bâsées sur des faitsinexacts, je suis confirmé dans l'opinion que Le contrat est inattaquable et qu’une critique impartiale et juste les amènerait à lui donner leur adhésion.

Eu voyant ces critiques je pense à [a position qu'occuperait un homme ayant acceplé un contrat pour la construction du Great

Enstern, énorme navire, de tous les|du chemin,

era

en même temps que celui dont la construction a été la plus coûteuse.

Je me demande, M. le président, quelle scrait la position d’un homme qui, après avoir construit un navire ct l'avoir entièrement équipé,entendrait ses armateurs lui dire que comme dessin, matériaux et main-d'œuvre, le navire ne laisse rien à désirer, mais qu'il y à quelque chose dans la forme de la yole qui ne leur convient pas et qu'en conséquence ils ne prendront pasle bâtiment. Je dis donc, M. le président, que lorsque nous!

nous présentons à la Chambre avec une mesure de cette importance, lorsque nous occupons, relative.

ment à l'achèvement probable de cette grande entreprise une position sur laquellé wauraicnt pu compter, il y a douze mois, les gens les pins confiants dans l'avenir, nous voyons ces messieurs hésiler, Quoique nous ayons trouvé des capitalistes ayant de grandes ressour* ces à leur disposition pour pousser!

une entreprise si essentielle auw progrès du Canada, quoique le tra.

vail doive être entièrement confié à l'initiative commerciale, ces messieurs faisant volte-face, malgré leurs propres déclarations maintes fois enrégistrées, se plaigneut des arrangements que nous avoné eu le bonheur de, pouvoir soumet:

tre au Parlement. , | Sans les remarques des honora< bles membres de lopposition, qui m'ont amené à croire le contraire] j'aurais pensé que c'était un projet pour lequel je pouvais demander en toute confiance l'appui non-seu:

iement des honorables députés qui soutiennent ordinairement le goui vernement, mais celui des honorai bles messieurs de l'opposition qui par leurs votes et les déclarationg les plus catégoriques de’ leur chef ont accepté, pour la construction des conditions bie

bâtiments du monde le plus graud, [moins favorables que celles qui

Mont contenues dans le contrat ac-

ucl. Mais, disent ces messieurs, Mous n'aimons pas la compagnio, : remarque des plus injuricuses “jour les personnes formant le synicat.

; M. MACKENZIE : Quiadit cela ?

} Sir CHARLES TUPPER : L'or- Hane des honorables députés en deLte ville.

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