‹ Chemin de la croixChapitre 110 sur 153 · OFFICE QUELCONQUE QUI LUI EST IMPOSÉ PAR L’OBÉISSANCE · texte numérisé non relu

OFFICE QUELCONQUE QUI LUI EST IMPOSÉ PAR L’OBÉISSANCE

AINSI QUA l’ÉGARD DU CONFESSEUR ORDINAIRE.

Avant de tracer à la religieuse la marche qu’elle doit suivre lorsqu’un office quelconque lui est imposé, je la prierai de jeter un coup d’œil sur la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Oh! comme cette vie d’un bout à l’autre nous crie éloquemment : Obéissance, obéissance! Si cette belle vertu régnait dans votre monastère, il n’v aurait pas tant de murmures, tant de plaintes, tant d’intrigues, on n’étourdirait pas la supérieure pour avoir tel ou tel office, et les clameurs de celle qui refuse quelque charge ne retentiraient pas jusque sous le toit paternel et même par toute la contrée, au point de faire du cloître, ce vestibule du paradis, une espèce d'enfer. Pour mettre fin à tous ces mécontentements à l’occasion de la distribution des emplois, veuillez lire les quelques avis que je vais vous donner.

«Je ne sais pas si c’est la volonté de Dieu que j’accepte tel emploi. » — Voila l’illusion. S’il en est ainsi, vous ne reconnaissez donc pas dans la personne de la supérieure, la personne même de Jésus-Christ, et vous ne croyez pas que quand la supérieure commande, c’est Jésus-Christ même qui commande? vous n’ajoutez donc pas foi à l’évangile qui dit clairement : Qui vos audit, me audit 1 :

1 Luc. 10, 16.

d’une religieuse.

« Qui vous écoute, m’écoute?» Ah! ouvrez enfin les yeux ; comprenez bien cette grande vérité, savoir que les supérieurs sont les interprètes de la très-sainte volonté de Dieu., et distinguez en quoi ils nous manifestent cette volonté adorable, afin que votre obéissance soit bien réglée. Ainsi donc pour la direction intérieure, pour tout ce qui touche à la confession, nous devons reconnaître le confesseur comme tenant la place de Dieu; dans les choses extérieures qui concernent l’observance régulière, la supérieure, et en toutes choses, l’évêque ou l’Ordinaire. Jugez par là combien ces religieuses se trompent, qui, dès que le confesseur leur prescrit quelque chose, l’exécutent ponctuellement en disant : « Jésus-Christie veut, » tandis que si la mère supérieure leur donne une charge, elles la refusent et mettent en avant ce faux prétexte : « Je ne sais si c’est la volonté de Dieu; » que si ensuite l’évêque luimême intervient, elles accueillent ses ordres avec mépris. Oh! quel déplorable aveuglement! Sainte Térèse avait la plus grande peur que cette insubordination à l’égard des prélats et des supérieures ne s’introduisît dans ses monastères; c'est pourquoi elle disait dans une de ses lettres : « S’il devait s’introduire parmi les religieuses des germes de désobéissance, il vaudrait mieux qu’il n’v eût ni religieuses, ni couvents. »

((J’accepterais bien cet office, mais je sais que la supérieure est guidée par sa passion ; elle a été excitée par d’autres. » — Lorsqu’on se trompe sur les principes, on se trompe dans tout le reste et on ne saurait jamais arriver à une conclusion juste. Je vous fais une question : Est-ce un péché d’obéir à la supérieure dans ce cas? — Non. — Donc c’est la volonté de Dieu que vous acceptiez cet office. Soit que la supérieure ait été guidée par sa passion, soit qu’elle ait été excitée par d’autres, soit que cette

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affaire ait été combinée dans un sens ou dans l’autre, toujours est-il qu’en obéissant vous êtes certaine d’accomplir la sainte et adorable volonté de Dieu. Aussi bien vous n’ignorez pas cette vérité ; le tout, c’est de savoir surmonter la répugnance que vous éprouvez à faire a Dieu le grand sacrifice de votre volonté propre ; et cependant sans cela, il ne faut plus parler d’amour de Dieu, il ne s’agit plus de perfection ni de sainteté. La parole de Notre- Seigneur est formelle : « Impossible d’être mon disciple, si l’on n’abandonne pas son père et sa mère ; » après quoi il ajoute : adhuc autem et animam suam 1 : « et même sa propre volonté. » C’est pourquoi saint Philippe de Néri avait coutume de porter la main au front et de dire : « C’est dans cet espace de trois doigts que réside la sainteté. »Et lorsque quelqu’un de ses pénitents, trop vacillant dans l’obéissance, venait lui demander de grandes pénitences et des disciplines : « Eh! mon enfant, lui répondait-il, si la tête est si dure, les épaules en peuvent-elles?»

« Mais si j’accepte cet office, l esprit intérieur en souffrira chez moi ; c’est un office trop sujet aux distractions, il n’y aura plus pour moi ni oraison ni recueillement possible. » — Je voudrais bien savoir dans quel but vous désirez d’être sainte? Est-ce pour l’amour que vous portez à votre propre excellence spirituelle, ou bien pour l’amour que vous portez a la très-sainte volonté de Dieu et à. son bon plaisir? Si dans la sainteté vous cherchez votre propre excellence, vous êtes une orgueilleuse raffinée ; si vous dites que vous cherchez le bon plaisir de Dieu, l’accomplissement de sa sainte volonté, alors vous êtes humble : or, si Dieu en vous imposant cet office vous fait savoir que c’est sa volonté que vous laissiez ces exercices de

1 Luc. 14, 26.

d’une religieuse.

piété, ce recueillement, que voulez-vous de plus? Saint François de Sales disait que sur un simple signe de son supérieur, il aurait renoncé à procurer la conversion d’un monde, et vous, vous ne voudriez pas même laisser quelques petites dévotions! Et puis, comme vous vous faites illusion en vous imaginant que l'office qui vous est imposé par l’obéissance vous fera perdre la ferveur et le recueillement! Dieu au contraire vous aidera; votre dévouement à sa sainte volonté est le gage certain de sa divine assistance ; tandis qu’en suivant votre inclination et en ne faisant que votre volonté, vous mériteriez d’être privée des secours d’en-haut ; outre que dans un office de votre choix, votre âme, soyez en sûre, eût été exposée a bien des dangers, votre cœur abreuvé de bien des dégoûts, de bien des amertumes.

Que s’il vous semblait que vous n’ayez pas la capacité voulue pour remplir la charge que l’obéissance vous confie, ne vous en troublez pas : encore une fois, Dieu vous aidera. D’autre part, quand même vous croiriez avoir toutes les dispositions requises pour exercer celle que vous convoitez, si vous parveniez à l’arracher à force de sollicitations des mains de la supérieure, vous n’y réussiriez point, parce que votre volonté étant contraire à celle de Dieu, il est certain que Dieu vous retirerait son assistance ; vous commettriez autant de fautes que vous poseriez d’actes, parce que chaque acte serait un acte de volonté propre, et il en résulterait un grand détriment pour vous et pour le monastère.

Mais, en réalité, le véritable motif pour lequel vous refusez l'office que l'obéissance vous enjoint, ce n’est pas la crainte de perdre le recueillement. Quel est-il donc? Souffrez que je vous le dise : c’est votre orgueil. Voulez-vous toucher la chose au doigt? Si la supérieure

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vous place à la porte, au parloir, ou à la sacristie, vous acceptez aussitôt ; mais si elle vous assigne un poste plus bas, vous n’en voulez pas, vous murmurez, vous mettez tout le couvent en rumeur. Je n’ai jamais découvert qu’une religieuse ait fait des démarches pour être chargée de la cuisine ou des poules ; mais combien qui ont mis tout en œuvre pour être élevées à d’autres postes plus honorables ! Ce n’est donc pas le zèle pour votre avancement qui vous porte à refuser cet office, mais le zèle pour votre propre considération, le zèle pour vos commodités. Ah! dépouillez-vous donc enfin de ces maximes du monde et embrassez celles de Jésus , votre divin Epoux, qui vous exhorte à désirer et a accepter les offices les plus bas et les plus vils du monastère : Dicite a me quia mitis sum et humilis corde1. « Apprenez de moi que je suis doux et humble. » Par là vous ferez preuve que vous êtes une véritable religieuse, une véritable servante de Dieu.

«Eh bien! soit, j’accepterai cet office : mais quant à telle compagne, je n’en veux point; il n’y a pas moyen d’avoir la paix avec elle. » — Vous n’auriez pas la paix, si vous la demandiez de votre propre chef ; mais si elle vous est assignée par l’obéissance, et si vous la considérez, notez bien, si vous la considérez comme une aide que Dieu vous donne pour mieux accomplir sa sainte volonté, vous jouirez avec elle d’une paix céleste. Si vous ne m’en croyez pas, demandez-le à vos consœurs : elles vous diront que toutes les fois quelles ont brouillé les cartes dans les mains de la supérieure , elles ont perdu la partie. Il leur semblait que tel office devait nuire à leur santé, ou à leur avancement spirituel : elles n’ont jamais

1 Matth. 11, 29.

D UNE RELIGIEUSE

été mieux portantes ni plus recueillies. Au contraire, lorsqu’elles ont tâché, par exemple, d’avoir telle compagne dans Fexercice de leur charge , pour être, en apparence, mieux d’accord, dès les premières semeines elles se brouillèrent. D’où vient cela? Cela vient de ce que Dieu protège l’obéissance et laisse les têles dures se briser d’ellesmêmes. Un office quelconque vous est-il confié? embrassez-le de bon cœur, abstenez-vous de faire des lois ou de lier la main à la supérieure, exécutez ponctuellement ce que l’obéissance vous prescrit, vous confiant en Dieu qui vous aidera en toutes choses. Trop heureuse, si vous pouviez dire en mourant, comme sainte Catherine de Sienne, que vous n’avez jamais refusé aucune charge, ni manqué en quoi que ce soit à l’obéissance. Oh ! quelle sainte mort vous feriez !

«Si enfin vous exigez que j’accepte charge et compagne â votre gré, qu’on m’accorde au moins un directeur particulier, car dans le confesseur ordinaire, je ne saurais avoir confiance. — Voici la différence qui existe entre une personne séculière et une religieuse : celle-là a la liberté de se choisir un confesseur ou un directeur à son gré, bien que le choix une fois fait, elle doive lui obéir et ne pas le quitter sans un motif très-plausibler; tandis que la religieuse, qui tend à la perfection comme elle le doit, s’expose, en voulant choisir un directeur à sa guise et sans dépendre de ses supérieurs légitimes, à faire naufrage, ou du moins à se voir privée de l’assistance de Dieu ; au lieu de faire des progrès elle reculera. En effet, on remarque assez généralement dans les monastères que les plus inquiètes, les plus volages, les moins régulières sont précisément celles qui ont un directeur de leur propre choix ; elles en viennent parfois jusqu’à mettre toute la maison sens dessus dessous par jalousie, ne prétendant pas que

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d’autres se permissent de prendre conseil du directeur qu elles veulent avoir tout entier pour elles seules, à la façon des reines, dont le médecin n’a personne d’autre k guérir que sa majesté.

En parlant du directeur, je n’entends point défendre a une religieuse de conférer quelquefois dans le cours de l’année ou dans quelques cas particuliers, sur les besoins de son âme, avec un guide spirituel habile et éclairé, pourvu qu’elle le fasse, non pour dépendre de ses décisions, mais afin de recevoir de nouvelles lumières. Sainte Térèse désirait même que ses religieuses conférassent avec ces sortes de personnes pour s’enflammer de plus en plus de l’amour de Dieu , et elle voulait qu’en cela les supérieures usassent de la plus grande condescendance. Par directeur, j'entends celui dont la religieuse veut dépendre en tout et pour tout, sans le consentement ni du confesseur ordinaire, ni de la supérieure. Si vous aviez besoin d’un directeur, et que vous eussiez a cet effet la permission du prélat ou de la supérieure, je n’aurais rien a redire ; mais si vous choisissez votre directeur de votre propre chef, je dis que, fût-il même un apôtre, vous n’en retirerez aucun profit : vous planterez de bonnes et saintes résolutions, le directeur choisi par vous les arrosera avec soin ; mais si le Seigneur ne donne pas la vigueur et l’accroissement a ces plantes, qu’en recueillerez- vous? Neque qui 'plantai est aliquid) neque qui rigat , sed qui incrementum dat Deus1.

« Mais si personne ne m’assiste ? Je vais trouver le confesseur : Un Salve Regina et l’absolution, et puis : allez en paix ; je vais trouver la supérieure : Faites comme vous voulez. » — Je vous dirai bien pourquoi le con-

I ad Cor. 3, 7,

DUNE RELIGIEUSE

fesseur vous expédie si lestement, pourquoi la supérieure ne vous écoute pas : c’est parce que vous êtes cachée, que vous n’ouvrez pas votre cœur et que vous n’accordez pas à votre confesseur assez de confiance pour qu’il puisse vous donner une direction spéciale; mais essayez un peu, lorsqu’il vient un confesseur nouveau, de lui donner une connaissance un peu plus détaillée de votre vie passée et de votre état présent, et vous verrez si le confesseur ne s’intéressera pas à votre progrès spirituel. De même, essayez de vous offrir à la supérieure pour toutes les choses que les autres refusent de faire, prenez toujours sa défense quand vous en entendez dire du mal , humiliez-vous devant elle , et vous verrez si la supérieure ne vous secondera pas parfaitement en tout ce qui concerne l’observance de la règle. Gomprenons-le bien : un peu plus d’ouverture de cœur avec le confesseur, et un peu plus de confiance à l’égard de la supérieure vaut mieux que tous les directeurs du monde.

« Mais l’expérience est contraire; je me suis toujours trouvée mal du confesseur ordinaire. » — Savez-vous pourquoi? Parce que vous avez obéi au confesseur pour une chose et pas pour l’autre; or, Dieu ne bénit pas une obéissance si défectueuse ; mais j’affirme que, quelle que soit l’inexpérience du confesseur, si vous lui ouvrez votre cœur et que pour obéir à Dieu vous vous remettiez entièrement entre ses mains, j’affirme , dis-je , que Dieu ferait des miracles plutôt que de vous abandonner.

«Mais le confesseur ordinaire n’a pas le temps; nous sommes trop nombreuses. » — Lorsque vous vous présentez au confessionnal, ne perdez pas Je temps en discours inutiles, allez droit au but; vous verrez qu’en un instant il vous aura satisfaite, et Dieu vous bénira. D’un

P. M. VIII

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autre côté, craignez qu’après avoir refusé de vous assujettir au confesseur ordinaire tandis que vous le pouvez, Dieu, pour vous punir, ne vous retire la faculté de le faire lorsque vous le voudrez. Une religieuse voulait toujours avoir son confesseur particulier, extorquant la permission tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. Elle fut surprise un jour par un accident subit et mortel. Aussitôt elle demanda à se confesser , mais en recommandant toutefois d’appeler son directeur a elle, et non pas le confesseur ordinaire. La commissionnaire parcourut la ville sans pouvoir le trouver, il rencontra le confesseur ordinaire qui s’offrit à se rendre au couvent sur-le-champ. « Mais non, dit la commissionnaire, la malade ne veut pas de vous et elle se troublerait. » Finalement on trouva le prêtre requis, mais h l’instant même où il mit le pied sur le seuil du monastère, la religieuse expira, sans confession et en proférant ces paroles qui furent les dernières : « Je reconnais enfin que Dieu a voulu punir ma désobéissance et mon refus de confiance aux confesseurs ordinaires. »

Réveillez-vous de grâce, et non-seulement en matière de direction, mais pour tous les offices que l’obéissance peut vous imposer, abandonnez-vous sans réserve à la divine providence ; laissez les supérieurs faire à leur gré le haut et le bas avec vous : voilà le moyen de vivre en paix et de mourir en paix ; soyez certaine qu’aussi longtemps que nous autres religieux nous ne nous mettrons pas sur le pivot pour faire la roue en tous sens au souffle de l’obéissance, nous ne jouirons jamais d’une paix parfaite; tandis que cette généreuse résolution une fois prise : « Seigneur, me voici en pleine mer, guidez-moi, je suis prête à tout ce que demandera de moi l’obéissance, sans rien excepter, dût-il m’en coûter la vie, » cette résolu-

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tion, dis-je, une fois prise, vous nagez dans un océan de paix.

Pour conclure : lorsqu’il se présentera un nouveau confesseur, ou qu’on vous imposera quelque charge nouvelle, figurez-vous que votre saint fondateur ou votre sainte fondatrice, ou quelque autre saint patron vous dise : Ma fille, c’est la volonté de Dieu que vous acceptiez cet office, que vous vous soumettiez à ce confesseur; puis, baissant la tête en signe d’obéissance, acceptez-le de bon cœur et avec amour. Oh ! comme les bénédictions de Dieu pleuvront sur vous! Vous jouirez en cette vie d’une paix ineffable et vous acquerrez pour l’autre d’immenses mérites Encouragez-vous par l’exemple du vertueux Dosithée, disciple de saint Dorothée. Ce fervent solitaire craignant pour son salut et ne pouvant d’ailleurs se contenter des nourritures communes ni assister au chœur, résolut de s’abandonner entièrement a l’obéissance ; il se mit donc a servir en sous-ordre à l’infirmerie, obéissant ponctuellement a tout ce qui lui était ordonné. 11 mourut étique au bout de cinq ans, et Dieu révéla qu’il avait conquis la récompense des Paul et des Antoine. Les moines s’en plaignirent à Dieu en disant : « Seigneur, où est donc votre justice? Comment se peut-il qu’un homme qui n'a pas jeûné, qui a toujours vécu délicatement, aille de pair avec ceux qui ont porté tout le poids des observances religieuses? » Et Dieu leur répondit qu’ils ne connaissaient pas le prix et le mérite de l’obéissance, que par elle seule ce jeune homme avait plus gagné en peu de temps que les autres par de longues et pénibles austérités. — N’êtesvous pas encore convaincue? Souffrez donc que je vous le dise une dernière fois : abandonnez-vous sans réserve à la divine providence, remettez-vous en tout et pour tout à la sainte obéissance. Advienne telle charge ou tel emploi

DES INDULGENCES

qu’on voudra, advienne quelque confesseur que ce soit, tout vient de Dieu, tout est réglé par notre Dieu infiniment bon, et vous devez accepter chaque chose comme si elle vous était présentée par la main de Dieu même. Si vous le faites, vous voilà tranquille, vous voilà sauvée, vous voilà sainte.

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