‹ Chemin de la croixChapitre 145 sur 153 · SUPPLIQUE · texte numérisé non relu

SUPPLIQUE

ment que ce soit. C’est pourquoi ils se proposent d’observer la plus grande modestie dans les regards, dans les paroles, dans les manières. Ils s’abstiendront donc de regarder ou au moins de fixer des objets dangereux, ils ne laisseront jamais échapper une parole équivoque ou une allusion quelconque à des choses contraires a leur saint vœu, et ils fuiront tout rapport familier avec des personnes suspectes, tout ce qui pourrait ternir l’éclat de la pureté. Us aimeront extrêmement la retraite, qui est la gardienne fidèle de ce lis dont l’éclat vous est si cher. En un mot, ils sont déterminés à plutôt se laisser mettre en pièces que de commettre jamais, soit en pensées, soit en paroles, soit en actions, aucun péché contre un vœu si sacré, et ils entendent le renouveler présentement entre vos mains, fermement résolus de verser jusqu’à la dernière goutte de leur sang plutôt que de le transgresser.

Telles sont, auguste Mère, les offrandes que les religieux de cette pauvre Retraite, le front dans la poussière, osent déposer humblement à vos pieds. Ah ! daignez jeter sur eux vos yeux pleins de miséricorde, favorisez-ies d’un de ces regards amoureux qui réjouissent tout le paradis; répandez en eux un esprit nouveau, la force et l’énergie nécessaires pour pratiquer fidèlement ce qu’ils ont résolu en votre honneur , et en vue de rendre hommage à votre Immaculée Conception; enfin, accordez-leur les quatre grâces suivantes :

La première, c’est de ne jamais commettre de péché mortel, ni véniel délibéré, d’éviter autant que possible toutes les imperfections, surtout celles auxquelles ils sont particulièrement sujets.

La seconde, c’est la persévérance finale dans le bien qu’ils ont entrepris, ainsi que la grâce si précieuse de vivre et de mourir dans notre saint Institut.

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