CHEMIN DE FER DE PETEBSBURG AU RO&NOKE
La construction de ce cbemio a été déterminée par un intérêt tout local , celui d'amener sur le port de Petershurg une partie des riches produits de la vallée du Roanoke. Ces produits en elfet ne pouvaient se rendre à la mer qu'en subissant un traoshordem^it au canal laténd des chutes de Blakeley , sur des bâtimens d'un faible tonnage , les seuls qu'admette la navigation du détroit d'Abermde^ dans lequel vient se rendre la rivière du Roanoke. Ce chemin acquiert oéanmoms un intérêt national , par la position qu'il occupe dans la Ugne de l'Atlantique. C'est donc sous ce dernier point de vue que nous le reproduirons ici.
Les études de ce t^min ont été dirigées par M' H. RobiusMi, dus le but que tes voitu-
res à vapeur pussent le parcourir , avec une vitesse de 5 lieues à l'heure (20 kilomètres). Il a conseillé d'exécuter tous les travaux d'art d'une manière aussi permanente que possible ; mais en adoptant, pour la construction des voies , le mode de supports en bois , comme étant à la fois plus économique, et suffisamment solide pour l'usage des locomotives avec une vitesse de 5 à 6 lieues à l'heure.
Le chemin part de l'intérieur de Petersburff , et a une direction générale presque entièrement sud ; il traverse successivemeut les Crecks de Rowauty , Stony et Sappony , les rivières de Noltoway et Meherrin à Hicksford , et vient se terminer sur la rive gauche du Roanoke près de Walden , im peu en aval du canal latéral aux chutes du Roanoke. Uue nouvelle ville, sous le nom de Blakeley, vient d'être créée au point où se termine ce chemin.
Salongueurtotaleestde 94,949 mètres, et ue diffère d'une ligne droite que par 800 mètres.
Les plus grandes pentes ne dépassent pas '/,,! ou 5 millimètres '/> par mètre ; et le niinûnum de rayon des courbes a été tîxéà 1,&00 mètres. Pour descendre à l'éUage des eaux du Roanoke , on a été obligé d'avoir recours à im plan incliné.
Les passages des rivières sont effectués sur des ponts en bois , eonstruits sur le modèle de J. Town (Voir, pour sa description, page 63 de mon premier ouvrage surlesTraraiurd'am^ Horationde$ Èlatt-UnisJ , Pl. Il, )Ïj/. 4. Pour la constniction des voies , on s'est servi de transversines en chêne hianc Cquercu» albaj, de 30 centimètres de diamètre , sur lesquelles reposent des lisses en pin Jaune de 13 centimAtres sur 23 centimètres , qui servent de au^
LIGNE DE L'ATLINTIQUE.
porU continus à des bandes de ter ou rails plate de 13 QiilIimétrGS d'épaisseur et 5 centimètres de largeur, et qui pèsent 5 k° 2$ par métré courant.
Une pareille construction est revenue h 89,980 À-aucsia lieue, tous frais compris pour une seule voie , ou à 22 '', 32 '. le mètre courant. Le fonds capital de la compagnie était de S millions de francs ; il a èt^ un peu dépassé par les dépenses effectives.
Les machines locomotives sont importées d'Angleterre, etsortentdes ateliers deM.Burry; elles sont généralement de la force de I& à 18 cbevaus.
Une première locomotive , du poids de 4,000 kilogrammes, a accompli des voyages journaliers, en remorquant de 18 à 30 ton-
neaux en nu du poids de la machine et des
chariots de transport.
Une dernière locomotive , la Liverpool, du poids d'environ 6 tonnes , ayant un cylindre de 22 centimètres et un échappement de 4B centimètres , agissant sur 4 roues motrices , sont une pression de 3 atmosphères '/* et qui peut supporter une pression de 4 atmosphères sans soulever la soupape de sûreté , a remorqné nn poids total de 67 tonneaux '/i avec une vitesse de 24 kilomètres à l'heure (6 lieues), le f^ttrgement était de 36 tonneaux. Cette maclÉie sort également des ateliers de M. Burry , qm \ pareillement foiuni les machines locomotives en usage sur le chemin de fer du SchuylldlL
Les vitesses, sur les plus fortes rampes, ont été de 16 kilomètres à l'heure (4 lieues) ; résultat remarquable sur des rampes aussi fortes.
TABLEAU RÉSUME DU CHEMIN DE FER
De Peterêburg au Roaftùke (à um voie).
PKITES
Pente
Plan
Hayon»
Vitesse
Poid»
Longueur.
Moleur.
.te
par
iaclinti.
durai!
courbe.
heure.
to
rr.
fr.
kilom.
machineJ 1,500
TABLEAU RËSUMË DE LA LIGNE DE L'ATLANTIQUE
De Botton au Roanoke, par An^oy et New-Caille.
DËSIGH\T[OH DES LIEUX
D18TÂNCJI EN ULOMÈTRBR.
Ten.p.
employé.
Mpense.
par Toraseur.
Par eau.
Par chemin de Av.
AbMiU*.
De Boston à New-Vork
• à Plilladelphie
» à Ballimore
. É Washineton
» à Bkbmond
» au Roanoke
heures.
fr. c.