II. — Avant-projets. Études préliminaires
Les études des lignes nouvelles présentent ordinairement en Hollande deux phases, comme d’ailleurs cela se fait en général :
La première est un avant-projet peu approfondi, ayant simplement pour but de se rendre sommairement compte du meilleur tracé possible et de la dépense approximative correspondante.
On constitue ainsi un dossier que l’on présente au Gouvernement et que celui-ci soumet aux Chambres (Etats généraux). Le crédit une fois voté, on procède aux études définitives qui permettent d’améliorer les premières, de fixer le tracé et de préciser la dépense qui, le plus généralement, n’atteint pas les prévisions.
Comme base de son travail, l’Ingénieur en chef n’a que la largeur de la voie 1,067 m et la recommandation de ne pas dépasser, si possible, le maximum des rayons des courbes et des déclivités que présentent déjà les voies ferrées sur lesquelles fa ligne nouvelle doit se raccorder. Quant aux ouvrages d’art, tunnels, viaducs, etc., ils sont complètement laissés à son appréciation et à son expérience, et cela d’autant plus, qu’à Java, il y a des régions dont on ne possède encore aucune carte méritant ce nom. Pour d’autres, au contraire, il existe des cartes au 1/100 000e avec planches de détails au 1/20 000e et courbes de niveau de 10 en 10 mètres.
Quoiqu’il soit fort désirable en principe de construire vite, on n’a pas voulu sacrifier les facilités et l’économie de l’exploitation ultérieure, et sans tomber dans l’abus, on n’a pas appliqué des procédés de trop parcimonieuse économie : cela a été d’autant plus facile, que la ligne était construite avec les deniers de l’État, toujours moins regardant qu’une Compagnie particulière et moins gêné par les comptes à rendre aux contribuables, qu’un Conseil d’administration devant une assemblée d’actionnaires,