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De Texamen de ce tableau il résulte que, pour les transports ordinaires à la brouette ou au tombereau exigeant des frais d'établissement ou d'installation peu élevés et un matériel [iropre à des usages divers, les prix qui leur sont appliqués ne varient pas avec le cube transporté, mais seulement avec lu distance de ces transports.
Ou voit, en outre, que la brouette ne doit être employée ici que jusqu'à 70 mètres; à partir de cette distance, il est plus avantageux de faire les transports au tombereau à { cheval. De môme, celui-ci ne peut guère être employé que jusqu'à 1.200 mètres ; à partir de cette distance, et bien que peu avantageux, le tombereau à 2 chevaux devient plus économique jusqu'à 2.500 mètres. A ce point on doit renoncer à ce mode de transport, qui deviendrait trop onéi^ux, et employer lo vagon à traction de chevaux, pour peu qu'il s'agisse d'un terrassement supérieur à 10 ou 15.000 mètres cubes.
I /emploi du vagon exige des frais d'établissement assez considérables et une installation coûteuse, frais qui ne croissent pas d'ailleurs proportionnellement à la distance du transport et qui deviennent, au contraire, d'autant moindres que les cubes à transporter sont plus considérables. L'élément cor-
rospondant à — a seul une grande influence sur l'accroissement du prix, suivant que le cube à transporter est plus faible, la constante 0,40 restant la même, quel que soit ce cube.
Ce tableau montre aussi que plus les cubes à transporter sont faibles et plus les prix de transport au vagon sont élevés, et (jue, par conséquent, à moins de vouloir utiliser un maUV riel siins emploi ou à pied-d'iruvre, on ne doit recourir prali(|uement à ce mode de transport que pour des cubes atteignant au moins 25.000 mètres.
Pour un cube de 15.000 mètres l'emploi du vagon ne devient plus avantageux que le tombereau qu'à partir de 1.500 mètres. Pour un cube de 20.000 mètres, cet avantage paraît déjà à partir de 1.200 mètres.
S'il s'agit de 25.000 mètres cubes, le transport au vagon devient plus avantageux que le tombereau à 900 mètres.
Enfin, cet avantage paraît surtout pour des cubes de 50.000
et de 100.000 mètres à partir des distances de 500 et 3()0 mètres.
Ceci n\i rien d'absolu et dépend d'ailleurs, de même que It's formules, des circonstances locales : prix de journées de manœuvres, voituriers, et des chargements possibles. En faisant Téquation des formules on trouvera facilement leur limite d'application dans chaque cas.
On n'a pas tenu compte dans la formule du vagon de la rampe suivant laquelle peut s'effectuer le transport des déblais, ni par conséquent de l'influence qu'elle peut avoir sur la détermination du prix correspondant. On remarquera que pour un transport sur rails la pente ordinaire lies chemins de fer, même 0",020 au plus, ne constitue pas véritablement une difficulté d'exécution. D'autre part, les grandes tranchées correspondant en général à un sommet de pentes, c'est-à-dire au point haut du profil en long, la pente ne peut qu'être favorable à l'entrepreneur qui en profite, mî^me le plus souvent, pour établir son transport à la gravité, soit d'un côté, soit de l'autref, et diminuer ainsi les frais de traction, tout en augmentant la ehaige.