‹ Chemins de fer, construction et voieChapitre 50 sur 113 · HP · texte numérisé non relu

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OUVRAGES D AHT

permeltaut de vicier les déblais directement dans les talus du ravin {fig. 121), ce qui procure une exécution plus rapide, moins coûteuse et facilite les conditions dWîrage.

mfr

Fin. 1^1.

Lusage dos puits occasionne bien des sujétions ; leur êlablissement exige parfois des épuisements onéreux et une ventilation qu'on effectue ordinairementau moyen de manèges à chevaux et souvent d'une locomotive, selon l'importance des travaux. Toutes ces installations augmentent considérablement le prix de revient du tunnel et, néanmoins, on est obligé d'y recourir dans l'intérôt de la prompte exécution de IVnsemble de la ligne.

On estime généralement qu'en rocher ordinaire et jusqu'à une longueur de 4 à 500 m«Hres on ne doit attaquer un tunnel que par ses deux têtes ; au-delà de cetle longueur on peut jui^er suivant les circonstances et d'après la dureté du rocher si on doit recourir à une ou plusieurs attaques intermédiaires.

Êbonlements à redouter. — L'exécution de ce genre de travail commande une grande attention et d'importantes précautions, à cause des incertitudes qui l'entourent et des accidents, surtout des éboulements qui, malgré tout, peuvent encore se produire.

Ou rencontre parfois dans le rocher, paraissant très compact, des délits entre lesquels se trouvent des couches plus ou moins épaisses déterre argileuse. Ces couches se détrempent au contact de Thumidité provenant d'infiltrations et, si elle< sont dirigées dans le sens du vide produit par 1 ouverture dp la galerie, n'étant plus soutenues, elles tombent en entraÎDaiil avec elles un éboulement de la masse environnante.

Dans ce cas, au lieu d'enlever immédiatement cette masse éboulée, on s'en sert pour étayer la surface ainsi mise à découvert. On enlève alors successivement, en commenrant par le haut, les parties qui ne servent pas d'appui direct, pd les remplaçant par des étais reposant sur la partie inférieure de l'éboulement jusqu'à ce qu'on ait obtenu la place néc♦'^■ saire pour commencer la maçjonnerie des piédroits et de la voûte en comblant, s'il y a lieu, les vides laissés derrière ou à la place des étais au moyen de pierres sèches ou d'érlab.

Prix de reyient. — M. Sévène établitde la manière suivant le détail de la dépense des cinq opérations qui constitueni l'exécution d'un tunnel à deux voies attaqué par ses deux extrémités :

!• iialei'ie (V avancement. — Section : 12 mètres

Fnne». Fran».

Déblais, 12 mètres à 15 francs 180 )

Blindage 100 300

Frais divers 20 1

2* Abalage en grand. — Section : 13 mètres

Déblais, 15 mètres à 9 francs 135 j .^

Blindage 23 j

3* Construction de la calotte

1 mètres cubes à 50 francs, cintres et parements compris 350

4* Déblais du strauss

25 mètres cubes à 9 francs 225

4 Reporter,., , i.033

Report 1.035

5* Construction des piédroits

Déblais, 8 mètres cubes à 9 francs 72 ;

Maçonneries, 5 mètres cubes à 25 francs. 125 > 230

Étais 33 )

Imprévus 35

Total 1.300

Nous retrouvons ce prix, et aussi, à très peu près, les quantités de déblais et de maçonneries du type de la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée dans une estimation de dépenses de Tinfrastructure de la ligne de Paray-le-Monial à Lozanne.

Frtneg.

Déblais 60-» » 540

Maçonnerie de parement 7 » 490

Maçonnerie ordinaire 5 ,50 104

Béton du radier 1 > 19

Cintres et boisages 65

Plus-value pour mètre courant d'aqueduc 45

Écoulements, épuisements et imprévus 37

Total pareil 1.300

Cette dépense augmente dans des proportions très variables, si on emploie des puits intermédiaires et suivant que ceux-ci sont plus ou moins nombreux; elle peut atteindre, dans des conditions de difficulté moyenne, environ 1.500 francs.

Pour un chemin de fera une voie, on peut compter 1/4 en moins, soit pour un tunnel attaqué seulement par les deux têtes de 850 à 1.000 francs; et avec un puits intermédiaire de 1.200 à 1.300 francs.

Ces prix qui ne sont évidemment que des moyennes peuvent néanmoins servir de base à des estimations d'avant-projets; mais ils sont, on le comprend, susceptibles d'écarts assez considérables en exécution, soit en plus, soit en moins; ainsi le tunnel de Lamote sur la ligne de Caen, d'une longueur de

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