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ACCIDENTS SUR LES CHANTIERS

médecin et de renvoyer pour les renseignements plus complets au volume VHygiène de la Bibliothèque du Conducteur.

Loi-sque, par suite d'un accident, un ouvrier est blessé, la première chose à faire est dMsolerle blessé et de le placer sur un brancard ou un matelas dans un endroit bien aéré, à Tabri du froid et de Thumidité.

En attendant le médecin qui devra être prévenu immédiatement, on procédera de la manière suivante à Tadministralion des soins qui devront varier selon la nature des accidents.

§!•''. — Perte de connaissance, syncope, asphyxie. — Lorsqu'un blessé a perdu connaissance, il faut l'étendre sur le dos, la face exposée au grand air, desserrer ses vêtements, lui laver la figure avec de Teau froide simple, ou légèrement vinaigrée, débarrasser la bouche, les narines et les yeux des corps étrangers qui pourraient obstruer ces ouvertures, donner à respirer du vinaigre et de Téther, asperger la figure avec de Teau froide, au besoin frictionner la région du cœur avec de leau-de-vie camphrée. Si la perte de connaissance est due à une hémorragie, on doit arrêter le sang le plus promptement possible.

S'il y a asphyxie {absence de respiration), il faut porter sous le nez du blessé un flacon d'éther et même d'ammoniaque, frictionner longtemps et fortement les membres avec de l'eau-de-vie camphrée et une flanelle chaude. S'il y aasphyxie après immersion ou descente dans une fosse mal aérée, faire la traction rythmée de la langue et, s'il est possible, avoir un ballon d'oxygène pour inhalations.

î^ 2. — Plaies. — On nettoie les plaies récentes, afin d'en" lever les corps étrangers qui peuvent s'y trouver, avec de Teau bouillie refroidie (car on n'a pas ou presque jamais de l'eau très pure) ou avec de l'eau phéniquée à 1 0/0 ou de l'eau boriquée à 4 0/0.

Si la plaie a son siège à la tête ou à la poitrine, on y applique des compresses d'eau préparée comme ci-dossus avec de la ouate hydrophile ; si elle existe à un des membres, ou place celui-ci, autant qu'on le peut, dans la position la plus convenable pour que la plaie ne soit pas béante ; on la maintient fermée à l'aide de tp Te tas gommé, de bandelettes de

diachylon, ou bien on la recouvre avec une compresse d'ean froide boriquée que l'on maintienl avec une bande.

Si la plaie est compliquée de Tintroduction d'un cor[«5 étranger, comme un fragment de bois ou de fer qui a pénélrt dans les chairs, on en fait Vextraction, si elle peut ayoir lieu sans tiraillement ou sans écoulement de sang ; autrement, on le | laisse dans la plaie jusqu'à l'arrivée du médecin, en ayantsoin | de mettre le blessé dans la position la plus commode et la moins douloureuse.

§ 3. — HÉMORRAGIE ou PERTE DE SANG. — Quand le sang coule en grande abqndance d'une plaie, que le blessé pâlit et paraît en danger de mort, il n'y a pas de temps à perdre. Il faut porter rapidement un ou plusieurs doigts dans la plaie, j sur le point d'où jaillit le sang et y exercer une compression suffisante pour l'arrêter. Si la disposition des parties le permet, on saisit et l'on comprime, entre le pouce et les autres doigts, les chairs d'où s'échappe le sang. Pour les bras et les jambes la compression est plus facile à pratiquer : on serre fortement, avec une longue bande de toile, le membre ble<>tà côté de la déchirure et sur la partie tenant au corps.

Quand le sang est arrêté, ce dont on s'assure en enlevant la main ou les doigts, on applique de la charpie sèche, des compresses et une bande assez fortement serrée, surtout au-dessus de la plaie.

§ 4. — Crachement oc vomissement de sang. - Ce symptôme survient à la suite d'une blessure à la tête ou d'une contusion à la poitrine ; dans ces deux cas on applique au siège de la contusion des compresses d'eau froide ou d'alcool camphré, s'il n'y a pas écorchure, et l'on fait boire quelque>corgées d'eau froide ou légèrement vinaigrée.

§ 5. — Luxation des membres. — Quand un membre est démis, on le place dans la position la plus commode pour le blessé, et on applique sur les jointures lésées des compresses d'eau boriquée à 4 0/0, d'eau sédative, s'il n'y a pas écorchure, ou encore d'alcool camphré s'il se manifeste une légère enflure.

§ 6. — Foulures, entorses. — Dans ces deux cas on met le membre dans un seau d'eau froide pendant une heure envi-

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