‹ Chemins de fer d'AllemagneChapitre 60 sur 71 · osa · texte numérisé non relu

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KBCBTTB. 503

Un second tableau renferme la recette brute kilométrique des différents chemins de fer depuis leur origine; pour la première année d'exploitation, les calculs ont été rapportés à l'aonée entière par extension de la moyenne mensuelle. Le chemin deNûroberg à Fùrth a été ouvert à la fin de l'année 1835^ celui de Potsdani,àlafinde l'année 1 838; le tableau comprend doue, sauf ime exception, toute la durée d'exploitation de chaque chemin. J'ai tenu compte également de la longueur des parties de chemin successivement hvrées à la circulation. Pour quelques lignes, le défaut de méthode dans la rédaction des comptes- rend us ne m*a pas permis de donner des indications complètes dès la première année de l'exploitation.

504 PRODUIT DE l'exploitation.

En jetant les yeux sur le tableau qui précède, on remarque un fait assez curieux , c'est runiformité des recettes de la plupart des chemins fer; à l'exception de quelques lignes de grande communication, dont le trafic a été développé par la mise en exploitation de leurs propres embranchements, ou de chemins construits en prolongement, comme ceux de Magdebourg à Leipzig, de Leipzig à Dresde, et le chemin de fer Rhénan, on voit la recette brute rester stationnaire ; pour quelques-unes d'entre elles, il y a même eu un mouvement de baisse sensible. On doit l'attribuer à ce que la plupart de ces chemins de fer restent encore à Tétat d'impasses , et n'ont servi jusqu'à présent qu'à satisfaire des besoins locaux, qui se sont immédiatement développés. Il est probable aussi que le choix des tarifs et leur immobilité ont une certaine part d'influence sur ce résultat.

Influence I/établissement des chemins de fer exerce néces-

' sur la

circulation, sairement une grande influence sur le mouvement des voyageurs; cette influence a dû être plus marquée en Allemagne que partout ailleurs. Al'exception de quelques directions favorisées , comme celle de Leipzig à Francfort-sur-le-Mein, qui possédait un service de diligences analogues aux nôtres, il n'existait que des services de malle-postes sur la plupart des routes, à l'époque où l'on a commencé à établir les chemins de fer. Les transports de voyageurs sur

les routes de terre sont en Prusse, comme dans les autres États allemands, le monopole du gouvernement ou d'entrepreneurs privilégiés , les prix sont élevés^ les départs peu nombreux, et quoique tous les voyageurs qui se présentent avant le départ, quel que soit leur nombre , soient admis dans la voiture principale ou dans des voitures de supplément , qu'on ajoute en nombre indéfini, cet état de choses est peu propre à développer un grand mouvement.

Les services locaux sont presque nuls. Dans quel« ques directions seulement , sur des grands fleuves navigables , comme le Rhin et le Danube , la navigation à vapeur avait pu développer une circulation assez active. L'établissement des chemins de fer est donc destiné , en Â^llemagne pliis que partout ailleurs, à opérer une révolution dans les habitudes; cette révolution profitera surtout aux classes peu aisées qui étaient réduites à voyager à pied. En i838, dans un premier voyage, j'ai plusieurs fois parcouru à pied , faute de voitures publiques, des routes que six années après j'ai franchies sur des locomotives. Je n'ai recueilli de renseignements précis sur la circulation antérieure à. l'établissement des chemins de fer que pour celui de Cologne à Bonn. La compagnie, aVant d'entreprendre la construction de cette ligne , a fait relever exactement le mouvement des voyageurs de toute espèce , en voitures publiques et particulières, à cheval, à pied, en bateaux à vapeur et en barques; on a trouvé, pour l'année i836, les nombres suivants :

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