AU LECTEUR
Tous les gouvernements dans la province de Québec ont eu une politique de chemins de fer. On a commencé d'abord par la construction du chemin de fer du Nord, puis, la population se dispersant, des régions nouvelles s’ouvrant à la colonisation et à l’agriculture, il est devenu nécessaire, afin de ne pas rester en arrière dans la voie du progrès, de relier ces différentes régions aux grands centres du commerce. Des compagnies ont été organisées et l’on a fait appel au concours de la province. Les gouvernements ont répondu à cet appel en votant des subsides, soit en argent, soit en terres. Mais il est venu un temps où la dette de la province ayant atteint un chiffre considérable, la prudence exigeait de s'arrêter pour quelque temps. C'était en 1885: L'hon. M. Flynn, qui était alors ministre, déclarait en cnambre que la province devait se borner à respecter
les engagements antérieurs, sans en contracter de nouveaux, malgré les nombreuses demandes faites de tous côtés. La chambre comprit’et approuva cette politique. Le parti libéral, alors dans l'opposition, ne voulait pas même entendre parler de conversion des anciens subsides en terre en subsides en argent et il s'opposa à la loi de 1886. Cependant, une fois au pot , nos adversaires n’eurent rien de plus pressé qu ‘9 reprén- . dre la politique des chemins de fer: ‘e l'appliquer de la façon le plus extravagante. Des veaux subsides