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furent votés par millions, avec le résultat que l’on saït. Revenu au pouvoir, le gouvernement conservateur se fit un” devoir de n’accorder aucun subside nouveau jusqu’à ce que l'équilibre financier fut rétabli. Et il a tenu .narole. . Plus que cela, il a rayé du passif de la province tous les subsides accordés aux compagnies qui n'avaient jamais fait preuve de bonne volonté. Quant | aux compagnies sérieuses et qui avaient un besoin pres- 1 sant d'aide, il fit pour elle un reploiement de subsides qui n’augmentait en rien la dette de la province.
Mais avant céla,il y avait des engagements pris depuis plusieurs années, sous forme de subsides en terre convertisables en argent, en vertu desquels les compagnies avaient obtenu des banqueset des capitalistes l'argent nécessaire pour continuer leurs travaux. Cela, c’est un engagement pris au nom de la province et il faut de touté nécessité qu'il soit respecté. Ce doit être la politique de tout gouvernement honnête et sérieux. Or cet engagement est tellement vrai qu'il figure au passif ‘de la province pour un chiffre de plus de trois millions. q
Trois millions, c’est une somme considérable, même | avec un budget équilibré comme celui de la provinceé actuellement. Aussi, l'honorable M. Fynn a-t-il travaill
à le réduire en amenant les compagnies intéressées à un arrangement acceptable.
Par cet arrangement les compagnies acceptent 174 centins au lieu de 35 centins que leur accordait la loi. . Donc cette dette se trouve immédiatement réduite de moitié. % Qui dira que cet arrangement n’est pas satisfaisant
pour la province ? Il l’est aussi pour les compagnies qui pourront continuer leurs entreprises, donnant ainsi du travail à une foule d'ouvriers qui en ont tant besoin en ce moment.
Parlant de cette législation, le ‘ Paris-Canada,” journal étranger à nos luttes politiques, disait :
Le ministre se borne avec une parfaite bonne grâce à présenter au lieutenant-gouverneur et, en réalité, au public l’œuvre de ses nouveaux collaborateurs. [l n’insiste que sur un point: le projet de rachat des concessions de terres faites aux diverses compagnies de chemins de fer ; projet qu’il devait vaillamment soutenir devant la législature de Québec, dans la séance du 30 décembre dernier, qui a été adopté par cette assemblée sous la persuasive parole du Ministre et qui est maintenant en voie de réalisation.
Dans son rapport, l'honorable M. Flynn constatait, comme il devait le faire devant le parlement provincial, qu'il y avait un sérieux avantage pour la province à savoir au juste à quel chiffre s’élevaient ses obligations envers les compagnies ; et on peut croire que c’est cet argument décisif qui a emporté le vote de l'Assemblée. Disons, puisque nous abordons en passant, ce sujet, qu'il s’agit ensemble d’une annuité d’environ 36,000 piastres.
Ajoutons que le discours du premier ministre, que nous présentons au public, démontre éloquemment les nombreux avantages de cette loi au point de vue du progrès général de la province,
DANS La
M. l'Orateur,
Pour bien comprendre la question qu'il s’a-.
git de discuter, il suffit aux honorables membres de cette Chambre de lire les documents que nous avons soumis il y a déjà plusieurs jours. Ils y verront, je crois, qu’elle présente peu de difficultés. Ces documents comprennent des arrêtés du conseil promettant aux compagnies de proposer à la Chambre une législation touchant certains détails qu'il faut régulariser et touchant la conversion en argent de la partie du subside en terres qui leur est encore due. Par conséquent la politique du gouvernement est toute indiquée dans ces arrêtés du conseil, et la teneur générale des résolutions que j'ai l’'bonneur de soumettre à la Chambre ne fait que confirmer l’action du gouvernement sur ce sujet. |
L'on a.cru, peut-être, que ces résolutions proposaient d'accorder de nouveaux subsides aux
chemins de fer. C’est une erreur. Sauf imseul
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