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proviennent en grande partie de l'administra. tion Mercier. Quoi qu'il en soit, il est un fait constaté aussi, c’est qu'il nous faut absolument règler cette question, l’honneur de la province est engagé. II ne s’agit pas tant de savoir par quel parti ces engagements ont été pris, il suffit de constater qu'ils sont réels, et qu’ils nous obligent de prendre action. Nous faisons aujourd’hui ce que nous avons fait en 1892. Nous avons dit alors que nous rachèterions lé crédit de la province et que nous réhabiliterions son honneur compromis. Nous avons tenu parole: notre œuvre depuis cinq ans est là pour ie démontrer.
Aujourd'hui nous nous trouvons en face d'une question qui demande de la prudence, de la fermeté et du courage. Elle est arrivée à un point où sa solution ne peut être retardée, an risque de compromattre de graves intérêts. Nous comprenons notre devoir et nous en acceptons toute la responsabilité. Convaincus que notre politique est juste pour le public et avantageuse pour la province, nous la soumettons à cette Chambre avec l'espoir qu’elle rencontrera son approbation et la certitude que le vote donné ici pour appuyer l'action du gouvernement recevra l’approbation généreuse
et patriotique de l'électorat toutentier. Cette
politique est libérale et conservatrice : libérale en ce qu'elle permet aux compagnies intéréssées de remplir leursengagements et par là même de continuer leurs entreprisesqui seront une source de bienfaits nouveaux pour la population; conservatrice en ce qu’elle con-
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serve le bon nom de cette province et qu’elle protège les intérêts bien compris.
Par cette politique nous assurons le progrès et le développement de grandes régions de cette province qui n’attendent que le parachèvement des voies ferrées pour s'ouvrir à la colonisation, au commerce et à l'industrie.
Nous venons au secours des compagnies qui pourront payer leurs créanciers, et, en même temps, nous venons au secours des banques dont le crédit sera raffermi par la rentrée des fonds qu’elles ont avancés aux compagnies; nous assurons à des milliers d'ouvriers et de fournisseurs la juste rétribution de leur travail. En un mot nous iravaillons à la prospérité générale dont dépend le bonheur de notre peuple. (Applaudissements prolongés)
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