BE
ss 11—
des subsides qui sont périmés. Je répondrai qu'en cela nous ne faisons que suivre de nombreux précédents créés dans l'intérêt public. Une compagnie peut w’avoir pas réussi à terminer son entreprise sans pour cela manquer de bonne foi. Dans ce cas, s’il est démontré que l'intérêt public exige la continuation des travaux, nous ne pouvons pas raisonnablement refuser, surtout lorsque l’action du gou-
vernement n’entraîne aucune obligation nou-
velle pour la province, d'accorder cette extension de délai. Tous les gouvernements, depuis que la politique des chemins de fer a été inaugurée dans cette province, ont, à différentes reprises, accordé des extensions de délai. D'’ailleurs, nous ne faisons que suivre la voie qui nous a été tracée il y a à peine un an par cette Chambre même. Le 20 décembre 1895, lorsqu’il s’est agi d'adopter la loi concernant les ci. nains de fer, le Dr Cartier a proposé, secondé par M. Chicoyne, et cette Chambre a résolu : «que tout en consentant à la troisième lecture de ce bill, cette Chambre espère que le gou-
vernement prendra les moyens de protéger par une extension de délai, les compagnies sérieuses qui ont donné des preuves de leur bonne volonté en dépensant des sommes considérables pour la continuation de leurs chemins de fer et qui sont certainement en état de compléter leurs entreprises dans un délai raisonnable.»
Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de jus-
| ses davantage notre action sur Ce point.
Tout le monde admettra qu'il est de lintérèt
ublic que des chemins comme ceux de la Baie des Chaleurs et de la Vallée: dé' la Gatineau soient terminés, afin de mettre ces régions importantes de notre province en communication avec les grands centres commerciaux, et il faut reconnaître de la même manière l'importance des autres compagnies mentionnées. | res
Heureuse exception
. Par la troisième résolution, nous proposons
de venir en aide à une compagnie intéressante, celle du chemin de fer de Colonisation de Montfort, pour lui permettre de continuer sa voie sur une distance de douze milles jusqu’à Arundel. Cette compagnie fait une œuvre vraiement nationale. Elle s'occupe de recueillir à Montréal les enfants errants ou vagabonds, qui n’ont pour aissi dire d’autre demeure que la rue, et elle travaille ensuite à en faire de bons ci-toyens. Elle les dirige vers l’orphelinat de Montfort, où ils sont convertis en agriculteurs. Je suis sûr que tout le monde admettra qu’une œuvre comme celle-là mérite d’être aidée.
Plusieurs . personnes nous ont représenté que cette compagnie, contrairement à beaucoup d’autres, a construit son chemin presque entièrement à même des ressources privées et sans beaucoup d’âide du gouvernement. . Mais, à l'heure qu’il est, la compagnie ayant épuisé presque toutés'ses ‘ressourGés, ne peut davantagé si nôus né l’aidons pas. Or, coïnme son @uvré est/#artout agricole, nous proposons de
PS À. ou
lui accorder un subside de $5,000 par année pendant douze ans, à partir du fer juillet 1897,
‘ payable moitié à même largent voté pour
l’agriculture et moitié à même l'argent voté pour la colonisation. C’est le seul subside nouveau que nous demandons à la Chambre, et je crois que c’est une heureuse : a 4 le pays approuve.
La quatrième résolution mettra fin: à un doute qui existait quant à l'interprétation du statut 58 Victoria, au sujet du subside de vingt mille piastres accordé à la compagnie de chemiu de fer de la Jonction de Pontiac au Pacifique pour compléter la dernière section du soixantième au soixante-dixième mille jusqu'à Waltham, près de Black River, dans le comté de Pontiac. Dans ce cas-ci, la compagnie avait fait commencerses travaux avant la sanctoin de Îa loi, et il s'agissait de savoir si nous avions le droit de payer dans lescirconstances. Il y avait deux opinions :. l’une disait que nous ne pouvions pas payer, € et l’autre que .:nous pouvions payer. "I semblait que: nous pouvions payer puisque, en définitive, les travaux avaient été faits et approuvés par l'officier-du gouvernement. Il y a aussi des précédents dans ce sens créés par le gouvernement Mercier. Atout évènement, nous mettons cette résolution afin de dissiper le doute qui peut exister.
La cinquième résolution prolonge jusqu” au ler juillet” 1898 le délai dans lequel les tra-
vaux sur le chemin de fer de Jonction de Pon-
tiac au Pacifique doivent être terminés, :
mn 14 —
La résolution sixième n’ajoute rien aux obligations de la province. La loi 58 Victoria, chap. 2, section 1, paragraphe 3. accordait un subside de soixante mille piastres à la compa-: gnie de Jonction de Pontiat au Pacifique pour acheter l’embranchement du Pacifique Cauadieu, de Hull à Aylmer, à certaines conditiours. Or, la compagnie n’a pas pu acheter cet embranchement qui est aujourd’hui la propriété du chemin de fer électrique d'Ottawa & Hull.
Nous proposons tout simplement de mettre ce subside de $60,000 à la disposition de la même compagnie pour lui permettre de continuer la construction de sa voie de Aylmer à Hull, si elle ne peut faire l'acquisition de cette ligne.
Pour le Grand Nord
Par la septième résolution, nous proposons d'autoriser le reploiement d’un subside déjà voté au chemin de fer le Grand-Nord, autrement appelé le Parry Souyd, qui est si populaire à Québec. L» loi 58 Vict., chap. 2 section 4, accordait à cette compagnie un subside de $100,000 pris à même les renonciation: consen ties par les compagnies de Montmorency & Charlevoix et de la Vallée de la Gatineau.
Nous autorisons maintenant la compagnie à appliquer la moitié de ce subside à la construction de deux ponts, l’un sur la rivière Shawinigan, et l’autre sur la rivière l’'Assomption
La huitième résolution autorise le lieutenant-gouverneur à payer d’une manière diffé-
rente, ou plutôt pour une étendue de chemin
différente, le subside de 887,750 transporté par la compagnie des Basses-Laurentides en faveur de cette même compagnie du Grand-Nord. Ce subside devait s’appliquer à la construction de 13 milles de chemin ; mais après nous avoir démontré les difficultés de construction de cette partie de sa voie et le coût excessif des viaducs qu’elle est obligée de construire sur ce parcours, la compagnie nous a demandé d'appliquer ce subsides à la construction de dix milles seulement de sa voie, savoir, du 10° au 20° mille,à l’ouest de la Jonction de Saint- Tite. Nous avons jugé qu’il était dans l'intérêt public d'accéder à cette demande.
Dans la neuvième résolution il s’agit encore du Grand-Nord et d’un transport de subside fait à cette compagnie par la compagnie du chemin de fer des Basses-Laurentides. Par acte, en date du 20 septembre 1893, cette dernière compagnie a transporté au chemin du Grand-Nord son subside de cinq mille acres de terre par mille sur un parcours de trente-trois milles qui lui avait été accordé en vertu du paragraphe 4 de la section 1 de la loi 54 Victoria, Chap. 88. Il s’est présenté quelque doute sur la question de savoir si la conversion de ce subside avait été régulièrement faite et si nous pouvions payer à la compagnie du Grand-Nord, une somme de $35,000 pour ces travaux déjà faits, et le reste de ce subside aux termes de la loi. Cette résolution a pour but de dissiper tout doute quant à la validité de la conversion
get au droit de payer. .
La dixième résolution est de même nature
que la cinquième. Nous proposons de déclarer que le délai dans lequel les travaux sur les chemins de fer des Basses-Laurentides et du Grand-Nord, actuellement le chemin de fer du Gaand-Nord, devront être complétés, sera prolongé jusqu’au ter juillet 1898.
La onzième résolution ne devrait présenter aucune difficulté. Par la loi 59 Victoria, chap. 4, le gouvernement Taiïllon a cru devoir venir au secours de certaines personnes ayant des réclamations privilégiées contre une compagnie de chemin de fer dont elles n’avaient pu se faire payer, en réglant ces réclamations.
. Après avoir examiné la réclamationde M. Geo. Ball, de Nicolet, nous en sommes venus à la conclusion qu elle était analogue à celles dont je viens de parler, ét nous proposons de payer à M. Ball $2,42427 en réglement de sa réclamation privilégiéé contre le chemin de fer Île Grand Oriental, cette somme devant être prise à même-la balance dn. subside ci-devant voté pour cette compagnie.
Principale disposition Conversion du deuxième 35 centins du: sunsiile en terre
.. Enfin, M. l'Oräteur, voici: ÿ douzième réso-
lution, celle qui fera le sujet de ce débat. Comme je le disais en commençant eile contient la principale disposition dece.projet de législation.
* Nous disons par cette‘résolution :
« En règlement des réclamations. de certaines
«compagnies de che’ ths de fer qui ont déclaré «accepter soixante-dix centins par acre au lieu
in €
— 17 me.
«des subsides en terres à elles accordés, de «laquelle somme trente-cinq centins devaient «être payés à l’époque où le subside devenait
:« dû et la balance quand les terrains assigués
«à ces compagnies auraient été vendus et « payés, il sera loisible au lieutenant-gouver- «eur en conseil d'accorder, à la place des «derniers trente-cinq ceptins une somme «qui pourra être détermh:e entre les dites «compagnies et le commissaire des travaux «publics, mais quine devra pas excéder la « inoitié de cette soie de trente-cinq cenlins « jrar acre, aux compagnies qui ont déjà déclaré «leur intention d'accepter un réglement à un «taux réduit et à celles qui le déclareront dans “les trente jours qui suivront l'entrée en «viguvur de la présente loi, le tout sujel aux « dispositions de la loien ce qui regarde l’achè- « veient et l'équipement de ces chemins de « fer et à toutes autres couditions que le heute- «haït-gouverneur en Conseil peut juger à pro- « POS d” imposer. »
in deux mots, voici ce dont 1l s’agit : .
A différentes reprises cette Chambre a voté des subsides en terres à certaines compagnies pour venir en aide à la construction des che-
mins de fer en cette province. D'après les lois
autorisant la concession de ces subsidés, le prix de ces terres était fixé à 70 centins l’acre
la moitié de cus 50 centins, c’est-à-dire: 35 CEIItins, était payable à mesure que les compagnies remplissaie: it les obligations imposées par la loi; laulre moitié, les derniers 35 centins, est payable après la localisation la vente etle paie-
rm ri nn —
pas permettre que ces droits soient lésés.
ment du prix de cesterres. Ce sont ces derniers 35 centins que le gouvernement désire régler, et nous demandons à la Chambre l'autorisation de les convertir a un prix réduit, le tout comme le dit la douzième résolution, sujet aux dispositions de la loi en ce qui regarde l'achèvement et l'équipement de ces chemins de fer et à toutes autres conditions que le lieutenant-gouverneur en conseil peul juger à propos d'imposer.
Protection aux droits des ouvriers, etc, etc.
J'attire l’attention de le Chambre sur ces derniers mots ; ils ont été insérés avec intention et ils se rattachent à une question intéressante. Nous avonsété avertis que certaines compagnies doivent encore des sommes considérables aux ouvriers qui ont travaillé pour elles et aux personnes qui leur ont fourni des matériaux. Ces personnes nous ont demandé de protéger leurs ir‘érêts. Nous croyons que leur demande est juste. Dans la plupart des cas, Ce sont de pauvres gens ou de petits entrepreneurs qui ne peuvent subir ces pertes sans souffrir, et nous croyons qu’il est de notre devoir de leur venir en aide autant que cela est possible. Nous nous réservons ce pouvoir et nous l’exercerons avec toute la prudence nécessaire en pareil cas. Il y a des compagnies qui ont transporté partie de leurs droits à des tiers, et nous croyons que le gouvernement ne dot
Statut autorisant ces subsides etc. Conditions auxquelles ils ont été votes.
La question ainsi posée, je désire attirer Pattention de la Chambre sur les statuts en vertu desquels les compaguies ont obtenu les subsides qu'il s’agit maintenant de régler. Le premier est celui de 1882 dont je porte une large part de responsabilité, car j'étais alors commissaire des terres dans le gouvernement Chapleau.
Que dit ce statut, quant aux subsides en terres votés aux compagnies ? El dit ceci :
« Le choix des terrains à être ainsi don- «nés en subsides, sera laissé entièrement au « lieutenant-gouverneur en conseil qui devra, «autant que possible, les fixer sur le parcours « ou dans le voisinage de chaque ligne respec- «tivement, en blocs alternatifs de pas plus « de deux milles carrés ou de quatre milles en « superficie ; sujet aux conditions suivantes : » (Section 2 ch. 23. 45 Vict. 1882.)
Ainsi, qu’on le remarque bien : le choix des terrains est laissé au lieutenant-gouverneur en conseil ; mais il n’est pas dit qu’il lui sera loisible de les fixer n'importe où au contraire, il est dit expressément qu'il devra, autant que possible, les fixer sur le parcours ou dans le voisinage de chaque ligne respectivement.
La loi contient aussi d’autres clauses relatives aux réserves des marchands de bois et quant au prix auquel ces terres devront être vendues, c’est-à-dire $1 de l’acre. Voilà pour le statut de 1882, Examinons maintenant celui
de 1886. J'ai le ans de dire que j'en suis encore responsable en grande partie, car j'étais alors commissaire des chemins de fer, et c’est sur moique retombait la responsabilité de défendre cette politique devant la Chanibre et devant la province.
Le statut de 1886, chap. 77, section 2, dit :
« Le choix des terrains à donner ainsi en « subsides, sera laissé entièrement au lieu:
« tenant-gouverneur en conseil qui devra, au- « tant que possible, les localiser le long de cha- « que ligne respectivement ou dans leur voi- « sinage, eten blocs alternatifs de pas plüs « de deux milles carrés ou quatre milles en « supperficie, au temps et de la manière ci-après « prescrits. »
Cette loi est donc à peu près dans les mêmes termes que celle de 1882. ‘ Elle indique aussi le délai dans lequel les compagnies devront faîre application pour bénéficier de ce subside. Le chapitre 76, du même statut, indique les conditions auxquelles Le lientenant- -gouverneur en conseil pourra convertir en argent le subside voté par le statut de 1882, à savoir :
Section I. « Le lieutenant-gouverneur en « conseil pourra convertir, en tout ou en partie, «tout subside en terres auquel une compagnie « peut avoir droit en vertu du statut 45 Vic- «toria, chapitre 23, ou en vertu de tout acte «passé daus la présente session de la légis- « lature, en un subside en argent, en payant une -« somme n’excédant pas trente-cinq Centins l’a- « cre au temps où le dit subside deviendra dû, et et une autre | somme n ’excédant pas trente
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dit :
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1Cacte légistune 13 l’aa dù, rente
RAY: | MUBEEN
« cinq centins l’acre quand les terrains assignés « à cette compagnie auront été vendus et payés, « conformément aux règles et règlements du dé- « partement des Térres de la Couronne, et sujet «aux conditions propres à assurer la construc- «tion du chemin auquel le dit subsiäe s’appli- « quera, que le lieutenant-gouverneur en con- « seil pourra établir. pourvu que les compa- «gnies ayant droit à un subside en terres aient « déclaré, dans le délai des deux ans qui sui- « vra la passation du présent acte, leur option «en faveur de la dite conversion du dit sub- «side. par une résolution de leurs bureaux de «directeurs régulièrement comm'niquée au « gouvernement par l’intermédiai: du com- «missaire de l'Agriculture et des Travaux « publics. »
Telle est la loi adoptée en 1886, sous l’administration Ross. Voyons le statut de #888 chap. 91 51. 52 Vict. sous M. Mercier. La clause 14 de ce statut déclare que :.
« Le Lieutenant-gouverneur en conseil peut
«en tout ou.en partie, convertir toute subven-
« tion en terres à laquelle une compagnie peut «avoir droit en vertu du présent acte, en une «subvention en argent, en payant une somme
« n’excédant pas trente-cinq centins l’acré, au
« temps où la dite subvention deviendra due, «et une autre somme n’excédant pas trente- « cinq centins l’acre, quand les terres assignées « à cette compagnie e= vertu de cet acte, au-
«ront été vendues et payées « à1formément
«aux règles et règlements du département: des (Terres de la Couronne, ét sujet aux. condi-
« gries de chemins de fer auxquelles des sub-
tn DD
‘tions propres à assirer la construction du «chemin auquel la dite subvention s’appli- « quera, que le lieutenant-gouverneur en con- « seil peut établir ; pourvu que la compagnie « ayant droit à la subvention en terre en vertu « du présent acte, ait déclaré, dans le délai des « deux ans qui suivront la passation de cette « loi, son option en faveur de la dite subven:- «tion var une résolution de son bureau de directeurs régulièrement communiquée au « gnuverment par l'intermédiaire du commis- « saire des Travaux publics. »
Ce sont à peu près toujours les mêmes termes, On remarquera que le prix des terres ainsi accordées aux compagnies de chemins de fer est fixé à 70 centins l’acre.
Arrivons à 1890. C'était le temps où l’on faisait des largesses en fait de subsides aux chemins de fer. Nos adversaires étaient au pouvoir, et, bien que l'écho de leurs dénonciations contre nous à propos de notre politique de chémins de fer résonnât ercore aux oreilles de la population de cette province, ils ne crai-. gnaient pas de s'engager dans la voie de subventions nouvelles et même d’aller beaucoup plus loin que nous. Après avoir accordé de nombreux octruis, la loi de 1890 (Chap. 88, 54 Vict) disait, per la clause 7 :
« Il sera loisible au lieutenant-gouverneur « en conseil de faire revivre les dispositions « contenues dans, la clause 14e de l'acte 51- « b2 Victoria, chap. 91, en faveur des compa-
ES
n dü ppliconignie vertu ii des cette bvenu de à au nmis-
y ters terche-
1 l’on s aux nt au onciaitique reilles
» crai- :
subucoup dé de p. 88,
rneur sitions te 51ompa- :s sub-
« ventions en terre sont par les présentes ac- « cordées.»
Or, M. l'Orateur, la clause 14 de la 51 52 Vict., c’est celle que je vous cilais tout à l'heure et qui donne au lieutenant-gouverneur en conseil le droit de convertir les subsides en terre en un subside en argent, payable trente-cinq centins lorsque les travaux sont terminés et trente cinq centins lorsque les terres sont localisées, vendues et payées.
Enfin, à la session de 1893, cette Chambre (chap 3,56 Vict.) autorisait le lieutenanigouver.seur en conseil à transporter certains subsides d’une compagnie à nue autre pour les fins d'intérêt public, et, en même temps, elie ajoutait par la clause 5 l’autorisation au lieutenant-gouverneur en conseil de faire revivre la section 14 du chap.91 de la 51-52 Victoria, le chap. 102 de la 53 Vict., et la section 7 de la 54 Vict.. chap. 88. De sorte que, au fond, nous pouvons dire que la même loi s'applique à tous les subsides accordés aux compagnies de chemins de fer dans notre proviuce, depuis 1882
Quantité d’acres à convertir êt responsubilité des deux partis
Nous voilà donc fixés sur les dispositions de : la loi. {l importe maintenant de connaître les faits. Quel est le nombre d’acres à convertir ? Je dois dire, ici, M. l’Orateur, que j'ai puisé. mes chiffres. aux sources officielles. Je sais qu'il existe déjà des statistiques sur cette ques-
dans les statuts que je citerai plus tard, je
ne DA
tion, mais je n’ai pas voulu m’y fier. Mon ex
périence, lorsque je siégeais de l’autre côté de
la Chambre, m'a démontré qu'il n'était pas toujours sage de s’en rapporter aux chiffres donnés à tel ou tel point de vue, et j'ai voulu éviter toute erreur. Les statuts ont été compulsés année par année, et les chiffres officiels en ont été extraits de manière à donner toutes les garanties possibles d’exactiiude.
Quel est le nombre d’acres auxquels cette législation s’appliquera ?
Nous avons comme subsides existants9, 415.- 194 acres, ce qui représente une étendue de terre de 14,711 milles carrés. Sur ce total, il v a de gagnés 7.012,259 acres, laissant 2,402,935 acres qui ne sont pas encore gagnés et qui peuvent ne l’être jamais. Le total des subsides en terre gagnés et non gagliés représente en argent, .à 35 centins de. l’acre, un chiffre de $3,295,317.95. Sur cette somme,il y a actuellement payable $2,454,290.91, en ce sens que les travaux sont déjà faits ; ce qui laisse $841,027,04 pour les subsides non encore gagués. Voilà l’état de chose en face duquel uous nous trouvons.
Mais avant d'aller plus loin, laissez-moi établir les responsabilités d’un chacun et rendre à César ce qui est à César. Je veux montrer à cette Chambre et au public quelle est ja part
qui revient au gouvernemen: Mercier et quelle est la part qui revient aux gouvernements an- ‘térieurs dans loctroi de ces subsides. Puisant
toujours mes chiffres aux sources officielles,
| EX de päs fres Julu *OUciels Jutes
ceile
e de Lil v 2,939 | peues en har- ‘e dé A AC-
seDS laisse ‘e gauquel
i étaendre trer à à part quelle is -anuisant ielles,
rd, je
dc: DD is
trouve que le gouvernement Mercier a accordé pour 8,144,000 acres positivement de nouvelles subventions, et a fait revivre ou a revoté pour 1,514,000 acres, ce qui forme un grand total de 9,658.000 acres que l’on trouve dans les lois adoptées sous ce gouvernement. Quant aux 9,415194 acres dont il s’agit aujourd’hui la part du gouvernement Mercier, et des gouvernements antérieurs ést comme suit:
Pour ies 7,012,259 acres pour lesquels les travaux sont faits, et pour lesquels il y aura
lieu d’effectuer un règlement si ce projet de loi est adopté :
Gouvernement Mercier...…….......4,654,299 acres Gouvernements antérieurs........2,357,960 ‘
Total 7.012,259 acres
Pour les 2,402,935 acres pour lesquels les
travaux ne sont pas faits et qui ne sont pas par conséquent gagnés : |
Administration Mercier..….…........602,935 acres Administrations antérieures..…...1,800,000 ‘
Total 2,402,935 acres
L’hon. M. Snexyn.—Est-ce que le premier ministre veut dire par là que les gouvernements antérieurs n’ont pas accordé d’autres subsides ? :
L’'hon. M. FLyxx.— Mais non, puisque je prends la peine de dire que ce sont les subsi-
Lu 08
des que nous avons à régler aujourd’hui Nous n'avons pas à nous occuper actuellement des subsides autres que ceux qu’il nous faut régler immédiatement.
Donc, M. l'Orateur, la très grande partie des octrois en terres que les compaguies nous mettent en demeure de localiser ou de régler maintenant moyennant un prix réduit, nous a été léguée par l'administration précédente.
Intérêts affectés.
Pour vous montrer maintenant combien nombreux et importants sont les intérêts affectés par la législation que nous avons l’honeur de soumettre à cette Chambre, je vais vous donner une liste des compagnies pour lesquelles ces subsides ont été vo'és, avec les * comtés qu’elles traversent, le nombre d’acres accordés, les sommes qu'ils représentent à 35 cts, en distinguant entre ce qui peut être considéré comme gagné et non encore gagné au point de vue de ve projet de loi.
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