‹ Chemins de fer dans la province de Québec [microforme]Chapitre 3 sur 16 · ARE M · texte numérisé non relu

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cas de peu d'importance que j'indiquerai dans le cours de mes remarques, il n’y a pas un subside nouveau ; tout ce que nous nous proproposons, c’est de tenir les engagements pris par la Province, à différentes: dates, depuis qu’elle a adopté la politique des chemins de fer.

Cette question est surtout une question de bonne foi publique, d'honneurtæt de maintien du crédit de la province. Et comme il s’agit d'engagements pris par les deux partis au nom de la province, je compte sur lappui, nor seulement de ceux qui nous ont toujours honorés de leur coufiance dans cette Chambre, maïs je compte même sur l'appui de nos adversaires.

M. l’Orateur, j'aborde cette question avec la plus grande confiance. Je désire l’expliquer dans tous ses détails et j'invite la discussion loyaie. Le gouvernement ne craint pas i discussion. Au contraire, je suis persuadé qu’une discussion loyale et complète convaincra tous. les membres de cette Chambre et les homnes bien pensants dans la province,que notre politique est juste, raisonnable et avantageuse, aussi bien pour la province elle-même que pour les nombreuses compagnies de chemins de fer intéressées. TE

Douze résolutions sont soumises à la Considération de cette Chambre. Je passerai sapidement sur les onze premières, qui demandent peu d'explications, pour m'arrêter surtout à la

douzième qui contient la disposition prin-

d'adopter,

cipale de la Joi que nous vous demandons

de Qu

La première, résolution propose de transfé-

“ rer une partie du subside accordé à la compa- : gnie du chemin de fer d'Orford à }» nunicipalité du village de Stanstead. ‘ain, pour

l'aider à construire une ligne d'embra ;hewment

de chemiu de fer de deux milles ett. isquarts de longueur, destinée à relier ce villa se au ter-

minus du chemin de fer de la Vallée de Massawippi. Ce transfert sera sujet aux conditions

indiquées dans la résolution, &’est-à-dire qu'il

ne pourra se faire que lorsque la ligne d’en-

branchement, ainsi que les gares, voies d’évi- .. tement et dépendances, seront complétées à la

satisfaction de l'ingénieur de la branche des chemins de fer du département des Travaux

.- Publics, ce qui ne devra pas avoir lieu plus tard que.le 30 juin 1897. Cette résolution est destinée à sanciionner une décison prise par le gouvernement de M Taiilou.

Extension de délai

La seconde résolution accorde une extension

de délai à certaines compagnies pour terminer

-leurs travaux. Il suffit de lire les noms des : compagnies auxquelles nous accordons ce dé- | la: pour se convaincre qu'il y a là une cause --Sufisante d'intérêt publie pour motiver notre :-action: Ces compagnies.sont les suivantes: je ‘chemin de fér. de la Baie des Chaleurs, le che- ., min. de fer. de Québec, Montmorency et :Char- “devoix,le-chemin de fer d'Ottawa et de la ‘Vallée dela Gatineau, le chemin de fer de la

Montagne d'Orford, le chemin de fer de la

Vallée Est du Richelieu et le chemin de fer de Québec & du Lac Saint-Jean pour sa ligne depuis Chicoutimi jusqu’à St-Alphonse. Pour toutes ces compagnies, le délai dans lequel elles pourront terminer leurs travaux, est prolongé jusqu’au 31 décembre 1898. |

Quant à ce dernier chemin de fer, tous les travaux sont terminés, excepté pour. la partie projetée entre Chicoutimi et St-Alphonse. Le désir général de la population de l'endroit semble être que la compagnie continue sa voie jusqu’à Saint-Alphonse, et nous avons cru devoir lui donner le temps nécessaire.

Les voies ferrées que je viens d’énumérer, M. l’'Orateur, sont encore incomplètes, et l’intérêt public autant que l'intérêt des compaguies demande qu’elles soient terminées. Prenez, par exemple, le cas du chemin de fer de la Baie des Chaleurs. Vous avez là une populatiou considérable qui est encore privée des avantages d’une voie ferrée, savoir une partie du comté de Bonaventure et tout le comté de Gaspé. Ce délai ne sera pas nécessaire si le gouvernement fédéral prend possession de ce chemin et l’incorpore à l’Intercolonial en vue de son extension jusqu’au Bassin de Gaspé ; mais jusqu’à présent nous n'avons aucune preuve certaine ou officielle qu’il le fera, et, comme nous ne pouvons pas légiférer sur des probabilités, mais sur des faits existants, nous accordons un délai pour cette compagnie aussi. |

On pourra peut-être répéter l’objection qu’en prolongeant ces délais, nous faisons revivre

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