‹ Chemins de fer dans la province de Québec [microforme]Chapitre 9 sur 16 · LEE · texte numérisé non relu

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n’y avait de place que pour le gouvernement et ses partisans. Nous, pauvres dépniés siégeant dans les froides régions de l'opposition, nous avions beau faire notre possible, défendre courageusement les intérêts de la province c'est à peine si l’on nous accordait quelques lignes pour dire que nous avions parlé.

Aujourd’hui, M. l'Orateur, curieux retour, des choses, ce Hansard sert à justifier notre poli. tique et à confondre latlitude de nox adver.

saires. J’ouvre ce Hansard à la pag 520, et je vois que Phonorable M. Mercier, parlant sur la question de lemprunt de 10 millions, coufirmait en les reproduisant les paroles suivantes. dans un discours antérieur : le 27 décembre 1890,

Nos adversaires, quand ils étaient au pou.

voir, out décrélé que les compagnies de chemius de fer auraient droit à 35 cents pour cha: que arpent de terre àelles accordé, et cela quand ces terres seraient vendues et payées, Cost au moins trois millious de piastres d'obligations qui nous restent à acquitter de te chef» {

L’intention qu'avait M. Mercier de considérer ces sudsides conne une obligation de la province est-elle assez évidente? Le chef du parti hbéral a du res'e laissé voir, je crois, par ses actes el son attitude générale touchant cette question de même que par ces paroles, sa politique sur ce sujel,-el sa politique était de convertir ces subsides en argent.

k Comme preuve des intentions de M. Mercier je puis m'appuyer sur une déclaration d’un

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homme qui a eu avec lui des rapports fréquents et qui peut parler en connaissance de cause.

Voici une lettre qui parle par elle-même, je traduis, elle est écrite en anglais:

Montréal, 1896.

(Au sujet des deuxièmes 35 centins des subsides en terres)

« Hon. E. J. Flynn, « Premier,

« Cher Monsieur,

« Au sujet du subside ci-dessus, je dois vous dire que lun des plus forts arguments en faveur des résolutions du gouvernement coucernant ces subsides, sont les déciarations de feu Phon. M. Mercier, alors premier ministre de la province, qui étaient comme suit.: «Je considère «que la réclamation des compagnies de chemins «de fer de la province pour le deuxieine «trente-cinq centins de subsides en terres com- « porte virtuellement une première hypothèque «sur le domaine de la Couronne et cousé- « quermment qu’on ne peut la lisser subsister. « Ge sera ma politique à une date rapprochée » de disposer de cette réclamalion par un règle- « ment en argent.»

« I consider that the ?nd-35 cents per acre Jand graut claim of the Railway of this Province is virtually first morzage on the Crown Domain and consequently caunot be allowed

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and remain. Li will be my policy ät an early date to dispose of this claim by a cash settle. ment. »

« La déclaration ci-dessus m’a été faite plus d’une fois par feu l’ancien premier ministre, et je suis sûr qu’il a fait la même déclaration à d’autres hommes intéressés dans les chemins de fer, parce que c'était alors le sujet de la conversation parmi les intéressés. Ces déclarations de feu l’ancien premier ministre donnèrent immédiatement une valeur additionnelle à cette réclamation et elle devint bientôt une garantie de valeur sur le transfert de laquelle nous pûmrs obtenir des avances considérables des banques et des capii:listes pour nous permettre de continuer nos entreprises.

«En espérant que vous: trouverez dans les déclarations ci-dessus une preuve additionnelle de la justice de la réclamation des compagnies de chemins de fer,

« Je demeure, « Votre obéissant serviteur,

(Signé) «H.J, BERMER »

Président

Q. M. & C. R’y Coy.

P. P. 3. R'y Goy.

O. & G. R’y Coy.»

M. Cooxs.-Le premier ministre sait {: que M.

Beemer a essayé de faire signer cetté lettre par d’autres officiers de compagnies de chemins

sus DU rie

de fer à Montréal et que ceux-ci ont refusé ?

L’hon. M. Frynn.—Je ne connais pas ce.qui se passe à Montréal, mais ce que je sais c’est que lon m'assure que cette lettre peut être au besoin corroborée par plusieurs autres personnes dignes de foi.

M. l'Orateur, je n'ai pas cité l'opinion de M. Shehyn, l'opinion de M. Mercier, et cette lettre de M. Beemer, parce que je crois qu’il est nécessaire d'appuyer notre politique sur celle de nos adversaires. Je prétends humblement que notre politique.se justifie par elle-même, qu’ellé repose sur un principe juste et qu’elle est également avantageuse et aux compagnies intéressées, et au public et à la province.

Mais je trouve dans ces discours et ces opinions de nos adversaires une surabondance de témoignages en notre faveur, et j'aime à les rappeler à la mémoire de nos amis de la gauche, au cas où ils seraient tentés de les onblier et de con- |

damner aujourd'hui ce qu'ils approuvaient fé

hier. (Appls.) C

L’ébligation que nous contractons. M

Ceux Qui s’intéréssent aux finances de la ë

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