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ne se propose pas de donner plus que ce chiffre.) Sept millions douze mille deux cent cinquanteneuf acres sont actuellement gagnés et dus. A 174 centins de l’acre, cela donne un total dé $1,227,145324. Je suppose que nous payons 47 d'intérêt sur cette somme, le service annuel sera de $49,085.81. Mais nous croyons que nous pouvons avoir le montant nécessaire à 37, ce qui réduirait l’intérèt annuel à $36,814,35 Voilà pour ce qui est actuellement dû par la province. Supposons encore qu'à cette somme nous soyous obligés d'ajouter dans un avenir plus ou moins éloigné le règlement des subsides nou encore gagnés par les compagnies, c’est-à dire 2,402,935 acres. À 174 centins, cela feraiten ar gent ‘la somme de 5120, 513.624 A 42 l'intérèt serait de 816,820 5 54, et à 3% 812,615 40. Le total des subsides gagnéset non
gagnés, convertis à 17% centins, nécessilerail donc un intérêt annuel, à 3%, de :$49,429.75. Maïs si, comme on le prétend, le gouvernement fédéral preud le chemin de fer de la Baie des Chaleurs comme tronçon de l’Intercolonial, alors, même avec le règlement des subsides non encore gagués, le chiffre du capital et de l'intérêt ne serait pas beaucoup auginenté, car cette compagnie figure pour près des trois quarts dans les subsides qui restent à gagner, savoir pour 1,800,000 acres sur un total de 2,402,935. De sorte que l'intérêt, à trois pour cent, que la Province aura à payer pour la partie gagnée, na sera que $36,314.35, et, tout considéré il y a lieu de croire que le total .de l'intérêt ue dépasserà pas 40,000, en ajoutant
ce que la Province pourra avoir à payer pour les subsides non gagnés. Y a-til là de quoi s'alarmer pour l'équilibre de notre budget ?
Nou, M l'Orateur ; au point de vue des finances de la province, ce projet est beaucoup plus favorable que celui de la localisation des terres.
Repartition par tête de la population
Que représente celte somme repartie sur chaque tête de la population ? Le recensement de 1891 porte à 1,488,535 âmes la population de la province de Québec, soit aujourd’hui 1,500,000 au moins. Divisant cette somme de $1,227,145.324 qui représente les subsides en terres actuellement gagnés et convertis à 174 centins de lacre, nous arrivons à 82 centins, ou, plus exactement, *1$ centins pour chaque habitant de cette province. Le même calcul pour le service de l'intérêt annuel, c’est-à-dire $836,814.35 nous donne le chiffre minime, pour ne pas dire insignifiant, de 24 centins pour chaque tête de la population. Ajoutons à cela, si vous voulez, afin d’être plus exact et de couvrir toutes les éventualités de l'avenir, la somme de $420,513 52 qui représente les subventions en terrres, votées mais non encore gagnées, et qui pourraient devenir dues plus tard. Ce chiffre représente 28 centins par tête de la population. A 37, l'intérêt sur cette
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somme serait de $12,615.40 ou un peu moins d’un centin, c'est-à-dire 5/6 de un centin par tête de notre population. Donc pour le service
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Hepartition sur ia propriété imposable
Voulez-vous savoir encore ce que cette abligation représente au point de vue de la pro:
priété imposable de la province ?
La propriété imposable dans la province est evaluée à $106.271,694.00. Repartie sur cette propriété le paiement des subsides actuellement gagnés savoir $1.227,145 324 représente 3/10 de un pour cent, c'est à.lire près de 30 ceutins par 100 piastres. L'intérêt à $836,814.3 par année ne représente que 7/8 de un pour cent sur cette valeur totale, c’est-à-dire Z de centin par 100 piastres. Ajoutons, toujours pour rencontrer toutes les éventualités, les $420, 513.52 de subsides non encore wagnés, ce chiffre ne représente qu’un peu plus de 1/10 de 1 pour 100, soit euviron 104 centins par 100 piastres de notre propriété imposable, et Piutérêt de 3% sur cette somme, soit $12,615.40, représente ui peu moins de 1 3/100 de 1 pour 100, c’està-dire un peu moins de & de centin par 100 piastres Ce qui nous donnerait pour l'intérêt les chiffres minimes, où plutôt infinitissimaux, de 7/800 de 1 pour 100, et 1/300 de 1 pour 100. *
Telle est, envisagée à tons les points de vue, au point de vue des finances de la province, de la population et de la valeur immobilière, l’'ob'igation que nous contractons. Il peut vous paraître puéril, M l’Orateur, d'entrer dans tous
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cés détails et d’avoir recours à autant de chiffres. J'ai voulu suivre l'exemple que nous a donné M. Shehvn lorsqu'il s’est agi de faire voler par cette Chambre l'emprunt de 10 millions en 1890. Je me rapppelle alors à quel jeu de chiffres se livrait Île trésorier libéral pour combattre l’objection du parti conservateur qui signalait le fardeau qu'il était sur le paint d'imposer aux contribuables de cette province, Dix millions d’un coup, c'était un chiffre considérable, cela ne s'était jamais vu encore dans cette enceinte parlementaire; aussi M. Shehyn prenait-il le moyen de dissiper toutes les crainteset de prévenir toutes les anxiétés populaires. C'est en vain que nos amis disaient: noire dette est déjà considérable, vous l’avez augmentée de trois millions et demi par un emprunt régulier ou proprement dit, sans parler de ses autres engagements, depuis que vous êtes au pouvoir, il est imprudent d'y ajouter encore dix millions quand votre déficit va croissant chaque année, que vos recettes diminuent et que vos dépenses augmentent dans une proportion alarmante. L'hon. M. Shehyn se levait alors muni de calculs pour essayer de nous rassurer, Qu'est ce que nous devons après tout, disait-il avec l'assurance d’un financier dont les affaires sont dans un état des’ plus prospères. Et alors, il entrait dans ce raisonnement dont je veux vous donner un exemple, non pas tant pour justifier notre politique que pour vous démontrer l'impossibilité dans laquelle il se trouve avec ses amis, de s'opposer aujourd'hui à cette mesure. Je trouve ces paroles dans le
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Hansard Malénfant, volumede 1890. pages 650 et 507, Hansard qui a été fait dans un but de glorification pour nos adversaires et qui est aujourd'hui à la fois leur condamnalion et notre ibaufication
«En comparant la valeur de la propriété « foncière, lors de Ja Confédération, avec ce «qu'elle est aujourd'hui, disait M. Shehyn, il «est facile de constater si nos adversaires sont «dans le vrai lorsqu'ils déclarent sérieuse- » ment que notre dette est hors de proportion «avec yos ressources. En prenant les années «de 1 sûr el 1881 pour point de comparaison «“ uous constatons le résultat que voici. La pro- « priété rurale en 1881 accuse sur 1867, une Caugmentation de $75,510,594, et la propriété «urbaine une augmentation de $27,994,300.0ù, «soit un total de $103,504,894.00 ‘en plus va- «lue en faveur de 1881. Si de 1867 à 1881 les «propriétés rurales et urbaines ont augmenté «en valeu: d’une somme de $103,504,894, à «quel montant peut-on porter ce chiffre en «1890 ? En prenant pour base l augmentation «de 1867 à 1881,en se servant de la même pro- « portion, ce qui n’est pas exagéré, l’on aiteint, «en 1890, le chiffre de $344,693,696.00.
«En déduisant la valeur de la propriété «rurale et urbaine en 1867, soit 174,978,174,00, «lPaugmentalion de 1867 ’à 1890 se trouve « conséquemiment de $169,716,522,00.
«Telle est donc aujourd’hui, approximati- « vement, la valeur totale de la propriété fon- « cière dans la proviice de Québec. La tota-
«lité de notre dette’nette étant, ce jour, de