MONTMORENCY
l'TLIBERG
WAEDENSWEIL-
E11VSIEDEN
RIGI-SCHEIDEGG
Année d’ouverture . . .
Altitude inférieure . . .
— supérieure . . .
Différence de niveau . .
Longueur du tracé . . .
Déclivité moyenne . . .
— maxima. . . .
Proportion supérieure à
Rayon minimum des
courbes
Écartement
normal
normal
normal
Il est très possible que, malgré l’existence des lignes dont nous venons de parler, il y eut encore en 1888 une certaine prévention contre l’emploi des fortes rampes, tout au moins au point de vue du coût de leur exploitation, et que l’établissement d’une ligne avec une notable proportion de déclivités de 45 0/00 fut considéré comme présentant des aléas qu’on ne risquait pas de rencontrer avec la crémaillère, déjà largement expérimentée alors.
A défaut de cette application, l’adhérence en trouva d’autres. La ligne de Landquart-Davos fut construite très peu après (1890) avec des rampes de 45,2.
La déclivité moyenne est de 25,4 0/00 sur 44 km, de 37,1 sur 22 km et de 40,4 sur 8 180 m; sur cette dernière partie on trouve une rampe de 4 087 m en déclivité de 40 à 45 0/00, avec de nombreuses courbes de 110 et 100 m de rayon.
Cette ligne, qui s’élève à l’altitude de 1 633 m, est exploitée toute l’année.
En 1893 fut établie une autre ligne, également à voie de 1 m, qui présente des conditions de tracé des plus intéressantes et qui, c’est un détail que nous ne saurions passer sous silence, a été étudiée par M. Ghappuis, un des auteurs du tracé mixte du Yiège- Zermatt. Nous voulons parler du chemin de fer d’Yverdon- Sainte-Croix, que nous prendrons comme terme de comparaison dans cette étude avec la ligne de Yiège-Zermatt, avec laquelle il présente une assez grande analogie tout en s’en différenciant beaucoup sous certains rapports, que nous aurons soin d’indiquer.
Nous donnons dans le tableau ci-après les caractéristiques essentielles de ces deux lignes que, pour abréger, nous désignerons sous les initiales Y. -Z. et Y.-S.-C.
La ligne d’Yverdon à Sainte-Croix présente une première section d’Yverdon à Baulmes de 11 501 m de longueur, dont la déclivité moyenne est de 17,1 0/00 seulement, la seconde section de Baulmes à Sainte-Croix, de 12 668 m de longneur, a une rampe moyenne de 34,5, qui se décompose comme suit : de Baulmes à Six-Fontaines, longueur 2 900 m, déclivité moyenne 25,5 ; de Six-Fontaines à Trois-Yilles, 4 865 m et 41,5 ; de Trois- Yilles à Sainte-Croix, 4 901 m et 32,5 0/00. On trouve entre Six-Fontaines et Trois-Yilles une rampe continue de 3 766 m en 43,2-43,6 et 44 0/00, et entre Trois-Yilles et Sainte-Croix une de 3 770 m en déclivité de 43,2 et 44,0. Avec ces rampes se ren-
contrent un grand nombre de courbes de 120 à 100 m de rayon. Il y a 61 0/0 du tracé en alignement droit et 39 en courbes, dont 20,6 0/0 de rayon inférieur à 200 m.
Tableau IL
VIÈGE-ZERMATT