‹ Chemins de ferChapitre 50 sur 303 · ÉTUDES DÉFINITIVES · texte numérisé non relu

ÉTUDES DÉFINITIVES

Étude sur le lerraiii. — Chacun de ces tracés doit faire iobjet dune ('tilde spéciale sur le terrain, afin que Ton puisse désigner celui qui doit être préféré.

Levé du terrain. — Lorsque le tracé est déterminé avec ses variantes, on lève le jilan coté du terrain dans la zone occupée par le tracé, et on le reporto sur le iiapier, à réchelle d(^ 1/2.0Û0, avec des courbes de niveau espacées de 2 mètres en 2 mètres. Ce plan doit indiquer les constructions, les cltJtures, les chemins, les cours d'eau traversés par la ligne. Les plans cadastraux sont; utilement consultés jiour Texécution de ce travail.

Étude dans le bureau. — A laide du plan au 1/2.000, on fait dans le bureau une étude détaillée du tracé, en déterminant par tâtonnement les variantes qui donnent la meilleure répartition des pentes et des rampes, la meilleure position des ouvrages d'art, le moindre cube de terrassements, etc.

Projet définitif. — Lorsque le tracé est ainsi déterminé, on reporte sur le terrain l'axe de la ligne et on lève les protils en long et les profils en travers nécessaires pour rédiger le projet définitif, établir le cube des terrassements, dresser les plans cotés en vue de l'étude des ouvrages d'art.

Observations cjénérales. — C'est au moment de la rédaction du projet définitif qu'il convient de fixer le profil type de la voie et les dimensions de la plate-forme; puis de déterminer, d'après ce profil, les meilleures inclinaisons à donner aux talus, le mouvement des terres résultant des déblais et des remblais.

Cette étude définitive doit être menée parallèlement dans le bureau et sur le terrain, car de la nature de celui-ci dé{)end souvent telle ou telle solution.

On doit, à cet elfet, ne pas négliger d'effectuer des sondages j^our reconnaître la nature du terrain sur lequel on se propose d'établir la voie.

•Les terrains argileux et los terrains vaseux doivent être évités, même au prix d'un changement de tracé qui peut paraître coûteux tout d'abord, mais qui sera économique en réalité, si on envisagi; les conséquences d'un mauvais établissement. On cite l'exemple de la ligne de Paris à Calais, qui traverse, j)rès d'Amiens, une plaine tourbeuse où la ligne a été établie à fleur du sol, presciue sans frais; mais le ballast s'est rMifoui peu à peu sous le poiils des trains, et il a fallu y employer IfiO.OOO mètres cubes de remblais. On cite aussi la sectimi d'Ambarès à Bordeaux, où il a fallu dépenser près de 1.350.000 francs par kilomètre pour consolider la voie dans une plaine vaseuse que ti'averse le chemin de fer.

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